Finie la recomposition familiale. Nouveau statut : père "à mi-temps" vivant seul.
jeudi 9 octobre 2008
Blog toujours pas fermé...
vendredi 3 octobre 2008
mardi 30 septembre 2008
Discussion
Nous avons parlé hier soir. Juste avant de se coucher, au dernier moment, alors que nous n’étions que tous les deux aujourd’hui (j’ai pris des jours pour faire des cartons…). La dernière minute du jour – en avions nous conscience ? – pour dire ce que nous avions sur le cœur. Je pense que oui, nous attendions le dernier moment. Nous avons toujours peur d’attaquer une discussion qui révèle notre fragilité et celle de notre situation.
Ma-dame aime bien mon ainée mais lui en veut de son attitude pendant les vacances. Il faut dire qu’ainée jugeait ses enfants et leur façon de se tenir. Je comprends mais je trouve des excuses à grande-majeure (ainée). Plusieurs, que j’ai pu expliquer.
Moi je n’étais pas très content que ma-dame dise du mal degrande-majeure à ma presque-majeure (la cadette).
Très dangereux de faire état à l’un des enfants des problèmes que l’on a avec sa sœur. Dangereux car la fraternité (entre sœur, on dit comment ? Soralité ?) provoque une réaction de défense.
Nous avons donc parlé librement, mais avec beaucoup d’émotions. Résultats, nous continuons car nous nous aimons. Mais mon Dieu que c’est compliqué. Il nous faut des moments rien qu’à nous. Et autres choses que de l’emballage et du tri !
Je vais essayer de partir avec ma-dame lors d’un prochain déplacement : un séminaire dans un lieu très fréquenté par les touristes pendant la « haute » saison (qui est fort longue mais touchera à sa fin à ce moment là). Un petit tour à l’étranger dans un grand hôtel ne peut pas faire de mal. Il y aura quelques contraintes car nous serons en « représentation ». Je vais essayer de mettre ça au point (c’est commun dans les groupes américains d’avoir son épouse lors des diners et réception ou évènements organisés par la société, un peu moins dans les sociétés françaises et ce sera la première fois que je « mélangerai » vie privée et travail).
Pourquoi est-il si difficile de parler ? Je me sens tellement mieux maintenant, elle aussi.
dimanche 28 septembre 2008
Fille et belle-mère
J’en arriverais presque à souhaiter être muté à l’étranger. Et je dois dire que quand j’ai appris que la banque avait fait une erreur, je me suis presque dit que finalement, que tout s'arrête serait mieux.
Décidemment, ces deux la ne se supportent pas et c’est pénible. C’est amusant comme notre groupe en construction (je n’ose pas utiliser le terme de famille) ressemble de plus en plus à une caricature.
La fille et la belle-mère. Le père et l’amant.
J’observe tout ça avec mon regard d’homme. Car il faut bien admettre qu’en plus, il y a comme une certaine incompréhension entre les deux sexes. Je ne suis pas très doué en psychologie féminine et que l’on ne me sorte pas des phrases du genre « tu exagères, tu es misogyne » car cela n’a rien à voir et je maintiens que hommes et femmes ne raisonnent pas de la même façon. Alors j’essaye de comprendre. Mais j’ai du mal et je ne comprends pas toutes ces réactions, tous ces comportements et tous ces propos. Y aurait-il comme un peu de jalousie entre elles ? La belle mère prend la place de la fille aînée ? La fille aînée monopolise son père pour le tenir éloigné de sa « concubine » (maîtresse prête trop à confusion) ?
Mais je ne comprends pas. Je vois ma fille qui va mal. Qui a du mal à gérer tous ses problèmes, qui est réellement en détresse. La jeune adulte a du mal à sortir de sa dernière mutation, à quitter son cocon. Eclosion douloureuse. Je suis le père et je rassure comme je peux. Je me montre présent mais avoue mon incompétence et demande un peu d’indulgence. Je crois que ma fille accepte malgré tout ma relation avec cette « belle mère ». Je trouve d’ailleurs qu’elle fait des efforts quand nous sommes tous ensemble. Il est clair que ça ne lui plait pas, mais elle a compris qu’elle – ma grande fille – était en train de me quitter et qu’elle ne subirait que peu la vie que je suis en train de choisir. Et puis, on ne peut passer le film à l’envers. Moi aussi je regrette que notre famille ait volé en éclats (je parle uniquement de notre famille). Moi aussi j’ai aimé les années que nous avons passé tous les 5, le père seul avec ses enfants. Mais vous apprenez à voler et toi, grande-aînée, tu voles de plus en plus loin, même si tu as encore peur du vide.
Je n’attends pas d’une jeune adulte mal dans sa peau qu’elle se comporte en adulte. Mais j’attends qu’elle fasse des efforts et respectent les autres et leur choix.
Un enfant c’est ce qu’il y a de plus beau mais c’est aussi ce qu’il y a de plus ingrat. Ils veulent partir, évoluer, changer, mais nous, nous devrions tout figer : nous et notre environnement, intact, indemne, immuable. Soit, il leur faut des repères mais nous avons aussi notre vie à vivre.
Je vois aussi une maman adulte qui ne comprend pas cette détresse et la réalité de ce mal. Qui me semble jalouse. Je voudrais qu’elle se projette, qu’elle essaye d’imaginer quelle sera sa réaction quand ses filles feront leurs études plus loin et ne rentreront plus que de temps en temps. Transformera-t'elle leur chambre en bureau ou débarras ? Leur imposera-t-elle de partager une chambre d’ami, une chambre « de passage » sous prétexte qu’elles ne vivent plus ici en permanence ? Je ne crois pas. Et dis moi ma-dame, n’as-tu pas encore ta chambre chez tes parents ?
J’attends cependant d’un adulte qu’il se comporte en adulte.
Une maman est ce qu’il y a de plus beau mais c’est aussi ce qu’il y a de plus dangereux. Elle protège sa progéniture et est prête à attaquer si elle à l’impression que ses enfants sont en danger ou lésés. Il y a un temps pour tout et des jeunes adultes de 18 ou 20 ne sont pas des filles de 9 ou 12 ans.
Je vais très sérieusement envisager la possibilité de mettre les deux filles de ma-dame dans des chambres individuelles. En fait, je vais très sérieusement envisager –sans en parler pour l’instant – la possibilité de mettre tout le monde dans une chambre individuelle. Après tout, nous serons propriétaire, et je peux bien casser des murs et en faire d’autres.
C’est une bonne chose que d’avoir pris des engagements et des obligations car je crois que sans cela j’aurais envisagé une tout autre suite à nos aventures.
Je ne peux pas tout écrire car il me semble que ce blog est lu par des yeux qui ne devraient pas le lire. Je vais voir si je dois le verrouiller pour être un peu plus « chez moi ».
jeudi 25 septembre 2008
Journée à 10 cafés
Aussi doués l’un que l’autre, nous avons tout géré au dernier moment. J’ai cru que je n’aurais pas tous les fonds pour la signature. C’était le cas hier mais c’était bon ce matin. Quand à ma-dame, elle a oublié d’appeler sa banque. Espérons qu’elle aura le chèque à la signature. Sinon, j’ai déjà trouvé une solution pour stocker les meubles pendant la période où nous risquons de ne plus avoir de domicile. Et nous pourrons toujours dormir au Formule 1 du coin…
Incroyable de s’occuper aussi mal de ses affaires privées… nous faisons la paire.
Il faut que je trouve un spécialiste pour grande-majeure. Un vrai. Elle m’a appelé en larmes aujourd’hui. Je l’ai rassuré comme j’ai pu. Elle allait mieux à la fin de l’appel. Je l’ai eu plusieurs fois par la suite, dont la dernière il y a une heure environ : elle rentre demain soir, nous pourrons discuter et voir comment avancer. A part consulter un spécialiste de la question, je ne vois pas grand-chose. Elle m’a acheté un livre qui explique ses problèmes, comment réagir, essayer de comprendre, etc.
Ma-dame était seule avec les 5 enfants ce soir. La course. Repas simplifié : pizzas surgelées pour tout le monde. Généralement pas un problème pour les enfants. Et plus c’est rapide et peu raffiné, et plus ils aiment (les jeunes en tout cas) : saucisse frites, poisson pané, pizza. A vous dégouter de faire la cuisine.
Je souffle. Curieusement, quand je rentre, qu’elle que soit l’heure, je « bricole » un peu : un tour sur internet, le courrier, quelque chose à boire. Pas envie de me coucher tout de suite. Je ne pourrais pas passer mes journées dans un bureau (évidemment, si je n’avais pas le choix, je le ferais…) mais j’adore rentrer chez moi (même si c’est un champ de bataille en ce moment !).
Et puis, j'ai du boire une dizaine de cafés aujourd'hui, alors je n'ai pas vraiment sommeil...
Voilà encore un « post » pour pas grand-chose. Mais j’aime bien écrire. Je me demande pourquoi. L’impression d’être moins seul ? Je ne sais pas. Et vous, vous écrivez pourquoi ? Pour qui ?
dimanche 21 septembre 2008
Séquences émotions
Je me ramollis, je vieillis (ça devient une obsession !). Mais ça ne me dérange pas tant ça (en suis-je bien sûr?). Juste un peu envahissant cette horrible impression de temps qui passe ou plutôt de temps qui file.
Le déclencheur c’est souvent toujours la même chose : laisser les ou un des enfants.
J’ai déposé grande-majeure dans son studio. J’ai installé télé et téléphone (que j'e n'ai pas pu m'empêcher de tester 10 minutes après l'avoir quitté), déposé une grande étagère et un énorme carton de vêtements (une vraie fille…).
Et puis, il a bien fallu que je revienne dans notre campagne. Il a bien fallu que je la laisse. Mon Dieu que j’ai horreur de ça. Ma petite gosse (dans 20 ans, ce sera toujours ma petite gosse !). J'espère qu'elle se fera des amis à la fac cette année.
Ma-dame était là à mon retour. Elle a passé le we chez ses parents. J’ai bien vu qu’elle n’allait pas bien. Contrecoup. Elle réalise concrètement qu’elle a failli perdre son père, maintenant qu’elle a un peu de temps pour y penser. Alors elle a très peu dormi. Elle a pleuré dans mes bras. Elle montre très peu ses sentiments (parfois trop peu je trouve), ce qui donne une fausse impression de détachement. Je ne crois pas que ce soit de la pudeur. C’est plutôt la peur de se montrer faible et de s’exposer à l’autre ("l'autre" en général) et d’en souffrir (il est bien connu que bien souvent « l’autre » - en particulier - profite de notre faiblesse).
Une bonne nuit de sommeil devrait lui redonner des forces.
J’ai embrassé mes trois autres poussins (grandissent les poussins !). J’ai discuté avec les 2 plus jeunes des changements qu’amènera notre déménagement. Réveil au plus tard à 7h00 (soit 15 minutes plus tôt) et une demi-heure pour rentrer de chez l’heure mère en voiture avec moi le soir. Nous avons parlé de changer le système de garde : refus catégorique de la garde classique, ils veulent être avec moi aussi la semaine (comme j’en suis heureux !!). Mon fils proposait de faire une alternance à la 15aine : malheureusement j’ai déjà du mal à caser mes déplacements seulement une semaine sur deux (c’est raté cette semaine d’ailleurs…) alors être sédentaire 15 jours de suite n’est pas envisageable.
Sinon, le we est passé trop vite et je n’avance pas dans la mise en carton !
mardi 16 septembre 2008
Alarme, cartons et bazar
Grosse frayeur hier. Mon quasi-beau-papa a du être hospitalisé en urgence. Il va bien et devrait sortir demain ou après demain. Oui, Il va bien. Mais l’alarme est à prendre au sérieux. Difficile pour une personne très active comme lui, de « lever le pied ». Une fois passé les 20 ans… on s’en écarte (phrase à méditer…)!!! Et à 75 ans, il faut savoir limiter ses efforts, ce qui n’est pas chose facile j’imagine. Savoir s’avouer que l’on a un certain age. C’est comme devoir se dire « je suis vieux ». Impossible. D’ailleurs, je suis « vieux » pour ma plus jeune fille… mais je ne la crois pas !!
Je compte bien jouer mon rôle de quasi-gendre et donner un coup de main, qu’il ne faudra plus refuser systématiquement maintenant. Est-ce qu’avoir besoin d’aide est un signe de faiblesse ? (Je ne suis même pas sûr qu’il faille réfléchir à cette question).
Je crois que cette année, il sera difficile de concilier déplacements et garde. En tous cas, c’est ce qui se dessine actuellement. Comme le dit l’expression, « je le sens mal »).
Je vais avoir des déplacements toutes les semaines jusqu’au déménagement - y compris les semaines où j’ai les enfants – et nous aurons à peine emménagé dans la nouvelle maison que je repartirai une semaine complète. J’imagine Ma-dame dans le bazar des cartons et de meubles démontés… elle n’a pas fait une bonne affaire en me rencontrant (évidemment, je suis convaincu, je ne crois pas ce que j’écris). Il y même 2 déplacements qui vont s’enchaîner avec un retour le dimanche soir et un nouveau départ le lundi après-midi.
J’ai déjà dit que je faisais mon possible pour que ma vie professionnelle n’empiète pas trop sur ma vie privée, mais ce n’est pas facile. Surtout en période de « restructuration » du groupe.
En fait, c’est terriblement difficile de concilier les deux. Pourquoi ?
Une famille recomposée, ce sont deux familles monoparentales qui cohabitent. Ce sont donc 2 parents seuls ensembles (suis-je clair ?). Il y a tout un tas de choses – au moins au stade où nous en sommes de la reconstruction – que l’on ne partage pas. Et généralement celles qui concernent la logistique liée aux enfants. Un exemple ? Les démarches pour grande-majeure et son appartement je les ai faites seul. Je n’ai pas sollicité ma-dame. Et là, c’était ma vie privée qui empiétait sur ma vie professionnelle.
Comment vais-je finir la mise en carton ? Le temps passe et je me balade d’aéroports en hôtels en passant par des salles de réunions. 3 pays différents cette semaine.
J’ai déjà fait une trentaine de cartons, tous plus lourds les uns que les autres. C’est incroyable la quantité de livres que nous avons. A l’heure des nouvelles technologies, d’Internet, nous sommes terriblement « old fashioned ». Et j’en suis heureux ! D’ailleurs, je vais de ce pas prendre mon livre…