Deuxième majeure m’appelle pour savoir si je peux l’emmener à un cours de conduite vendredi à 15h00. Malheureusement pas possible. Je suis rentré de déplacement vendredi soir, depuis lundi je me lève à 6h00 et je bosse jusqu’à 23h30 avec 3 pauses repas : je suis « à la bourre » sur plusieurs projets. (D’ailleurs, c’est bon de venir passer un peu de temps ici).
Trente minutes plus tard, le téléphone sonne : sa mère. Un grand jour. Très en forme. Je vais passer sur les détails. En résumé, lamentable de ma part de ne pas me libérer pour aller chercher ma fille à la gare et la déposer à l’auto-école. Elle – sa mère – bosse et fait tous les trajets, etc, etc, etc. J’ai explosé. Il est vrai qu’il me manque une nuit de sommeil – pas pu dormir dans le vol du retour – et les 5 à 6 heures de mauvais sommeil ne me reposent pas complètement. A ce sujet, je passe mon temps à me lever en réunion, j’essaye de parler le plus possible sinon… je m’endors ! Je manque de résistance. Je suis un peu assommé mais pas complètement éteint et je manque de patience quand je suis fatigué.
Lassé, je fais ce que j‘adore pouvoir faire depuis que nous sommes divorcé, je lui raccroche au nez. Quelle liberté ! Je préviens juste avant. Je dis « bon, ça va ça suffit » et je coupe. Et le silence se fait : magique.
Evidemment, les deux lignes sonnent l’un après l’autre. Je ne réponds pas. J’écoute le message.
Extraordinaire. J’ai éclaté de rire. Bien que ce ne soit pas drôle. Elle se propose d’aller voir le juge pour me faire retirer la garde.
Fais donc, vas-y.
Finie la recomposition familiale. Nouveau statut : père "à mi-temps" vivant seul.
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jeudi 1 avril 2010
Le cours de conduite.
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dimanche 14 mars 2010
un simple objet
Je pars demain très tôt pour 15 jours. 3 avions et l'espoir d'avoir un peu plus chaud. Un tout petit peu plus chaud, mais ce sera bien. Mais ce sont 15 jours de réunion qui m'attendent, pas des plages ou des lacs.
Bonne engueulade avec la mère des mes enfants ce soir. Comme d’hab, mon fils avait oublié une partie de ces affaires chez moi. Nous l’avons constaté en arrivant chez elle. Elle s’est transformée en furie en criant presque « qu’il fallait que ma-dame rapporte ça dans la semaine », que « ma-dame ne faisait jamais rien pour mes enfants », « qu’il fallait que j’ouvre les yeux sur son égoïsme », que « j’étais trop bon et que ça rime avec trop con… ».
En fait je ne dis plus rien. C’est inutile. ça a continué au téléphone.
A 21h, j’ai donc refait l’aller-retour pour déposer l’objet oublié. La paix n'a pas de prix. Mon fils - le coupable victime - est sorti. Je lui ai expliqué brièvement par la fenêtre de la voiture puis plus longuement sur son portable, calmement, qu’il comprenait maintenant pourquoi je tenais à ce qu’il se fasse une liste pour ne rien oublier… Il en a convenu.
J’ai été obligé d’expliquer à sa sœur aussi qu’il ne fallait pas qu’elle se laisse abusée par les propos exagérés de sa mère et de ses sœurs (qui ne peuvent pas sentir ma-dame).
Leur mère m’a aussi expliqué que son mari faisait ci et ça et encore ça pour « mes enfants ». Certes, je n’ai pas à me plaindre, mais je ne me souviens pas qu’il ait fait un aller-retour pour apporter des affaires oubliées. Mais c’est normal, car c’est moi qui ai déménagé « loin » - 20 à 30 minutes en voiture – et c’est donc à moi de faire tous les voyages. Suis-je bête !
Un jour en m’enterrera et ce jour là, il faudra marquer sur ma tombe : « ci-git un égoïste qui s’ignorait ».
Bonne engueulade avec la mère des mes enfants ce soir. Comme d’hab, mon fils avait oublié une partie de ces affaires chez moi. Nous l’avons constaté en arrivant chez elle. Elle s’est transformée en furie en criant presque « qu’il fallait que ma-dame rapporte ça dans la semaine », que « ma-dame ne faisait jamais rien pour mes enfants », « qu’il fallait que j’ouvre les yeux sur son égoïsme », que « j’étais trop bon et que ça rime avec trop con… ».
En fait je ne dis plus rien. C’est inutile. ça a continué au téléphone.
A 21h, j’ai donc refait l’aller-retour pour déposer l’objet oublié. La paix n'a pas de prix. Mon fils - le coupable victime - est sorti. Je lui ai expliqué brièvement par la fenêtre de la voiture puis plus longuement sur son portable, calmement, qu’il comprenait maintenant pourquoi je tenais à ce qu’il se fasse une liste pour ne rien oublier… Il en a convenu.
J’ai été obligé d’expliquer à sa sœur aussi qu’il ne fallait pas qu’elle se laisse abusée par les propos exagérés de sa mère et de ses sœurs (qui ne peuvent pas sentir ma-dame).
Leur mère m’a aussi expliqué que son mari faisait ci et ça et encore ça pour « mes enfants ». Certes, je n’ai pas à me plaindre, mais je ne me souviens pas qu’il ait fait un aller-retour pour apporter des affaires oubliées. Mais c’est normal, car c’est moi qui ai déménagé « loin » - 20 à 30 minutes en voiture – et c’est donc à moi de faire tous les voyages. Suis-je bête !
Un jour en m’enterrera et ce jour là, il faudra marquer sur ma tombe : « ci-git un égoïste qui s’ignorait ».
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vendredi 2 janvier 2009
le "qonar"* fatigue
Semaine d’insomnies. Cette nuit réveil à 2h30. J’ai regardé les heures défiler jusqu’à 6h20. Ensuite j’ai sombré dans un état semi comateux jusqu’à 11h00. Comme nous avions des amis à la maison, c’était à la limite (dépassée) de l’impolitesse. Et comme hier c’était la même chose, j’ai un peu honte. Mais il m’a fallu des efforts incroyables pour m’arracher du lit. Quel meilleur endroit pour fuir ?
Grande-majeure n’est pas allée chez sa mère ce soir. C’est à nouveau la guerre avec son beau-père. Ces deux la ne se supportent vraiment pas.
Il est venu chez nous en me disant qu’il avait du mal avec les enfants un jour où ils étaient tous chez leur mère et où je devais les récupérer (le 30). J’ai improvisé une réunion de famille chez leur mère avec eux mais sans leur beau-père (j'ai profité de l'occasion, en passant les prendre). De quoi je me mêle… du bien-être de mes enfants tout simplement.
Nous étions donc tous les 6, les enfants et les parents (j'oubliais la petite demi-soeur qui tournait autour de nous sans trop bien comprendre ce qui se passait. pauvre petite future névrosée). J’ai pu voir que mon ex-femme – leur mère – est toujours aussi paumée. Intelligente elle l’est. Elle donnerait tout pour ses enfants, pas de doute. Mais elle raconte des « trucs énormes ». Elle est inconsciente et égoïste (mon point de vue). Il lui faudrait un psy (mon point de vue depuis des années). Son couple va mal, ça se sent. Elle se confie aux enfants – inconsciente vous dis-je !! – en leur disant qu’elle avait imagé que son nouveau mari était « plus gentil » (qu’il n’est). Qu’elle reste car elle ne veut pas lui laisser un week-end sur deux la dernière née. Mais que s’il le faut vraiment, elle partira et prendra un appartement. J’en passe et des meilleures. J’oubliais, elle leur a laissé comprendre qu’il avait failli la tromper (elle n' a pas dit ça pendant cette réunion improvisée, non, mais un soir ou elle pleurait) !
Evidemment, je ne comprends rien, bien sûr. Mais la faible lueur qui éclaire encore ma cervelle alcoolisée de fin d’année décrypte le message suivant :
- « je ne le quitte pas à cause de votre demi-sœur » : sous-entendu, elle compte plus que vous dans mes décisions ;
- « je voudrais le quitter car je me suis trompée » : sous-entendu, j’ai foutu notre famille par terre pour une erreur ;
- « si vraiment vous voulez que je parte, je le ferai tout de même » : sous-entendu, c’est vous qui prenez la décision. Si ce n’est pas mettre les enfants sous pression, c’est quoi ??
- « il a voulu ou aurait pu me tromper » : mais comment pourraient-ils le respecter ?
Je répète : comment mes aînées pourraient apprécier ce type qui semble être la cause des pleurs de leur mère et qui, à leurs yeux, est responsable de l’éclatement de notre famille ?
Mais bien sûr, je ne comprends rien et j’interprète mal. Je pourrais ajouter cette phrase : « si je meurs d’un cancer de la gorge, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi » (elle fume à nouveau « très » régulièrement). Beau message de force, courage et espoir pour les enfants…
Et moi l’égoïste, je prends sur moi pour ne rien leur dire de mon analyse, mais j'ai mis en garde leur mère sur les propos et l’attitude qu’elle avait devant eux (aujourd'hui, par téléphone, après que grande majeure ait dit ne pas vouloir y aller). J’ai mal interprété ses propos bien sûr (ce fut sa réponse au téléphone). Elle fera ce qu’elle voudra de mon conseil d’aller parler de tout cela avec une personne « extérieure » (c'est-à-dire qu’elle n’en fera rien !).
Les vacances sont déjà une épreuve pour notre communauté, j’en ai eu à nouveau la preuve. Madame n’est pas très résistante et déprime très vite et est très susceptible quand elle est fatiguée. Alors ajouter ces complications était un luxe dont nous nous serions passés.
Alors, franchement, si on me demandait mon avis – mais personne ne le fait et ça tombe bien – je dirais : réfléchissez avant de divorcer et analysez toutes solution alternative (je me demande même s’il ne vaut pas mieux un couple libre…). Et éviter surtout la famille recomposée pour vous et votre ancien conjoint. Sinon, préservatifs et pilules vous permettront d’agir comme des idiots sans entraîner des âmes innocentes dans vos erreurs et errements !!
Beau message d’espoir pour cette nouvelle année. Mais je le nuance un peu en disant que comme nous nous sommes lancés dans la recomposition, nous continuons !!! Et avec le sourire s’il vous plait.
Et puis, même une mutation sur une île déserte ne résoudrait rien !
J’oubliais : bonne année, bonne santé, qu’elle vous apporte blablabla…
*pour éviter que les moteurs de recherche ne renvoient cette page comme résultat du mot écrit correctement !
Grande-majeure n’est pas allée chez sa mère ce soir. C’est à nouveau la guerre avec son beau-père. Ces deux la ne se supportent vraiment pas.
Il est venu chez nous en me disant qu’il avait du mal avec les enfants un jour où ils étaient tous chez leur mère et où je devais les récupérer (le 30). J’ai improvisé une réunion de famille chez leur mère avec eux mais sans leur beau-père (j'ai profité de l'occasion, en passant les prendre). De quoi je me mêle… du bien-être de mes enfants tout simplement.
Nous étions donc tous les 6, les enfants et les parents (j'oubliais la petite demi-soeur qui tournait autour de nous sans trop bien comprendre ce qui se passait. pauvre petite future névrosée). J’ai pu voir que mon ex-femme – leur mère – est toujours aussi paumée. Intelligente elle l’est. Elle donnerait tout pour ses enfants, pas de doute. Mais elle raconte des « trucs énormes ». Elle est inconsciente et égoïste (mon point de vue). Il lui faudrait un psy (mon point de vue depuis des années). Son couple va mal, ça se sent. Elle se confie aux enfants – inconsciente vous dis-je !! – en leur disant qu’elle avait imagé que son nouveau mari était « plus gentil » (qu’il n’est). Qu’elle reste car elle ne veut pas lui laisser un week-end sur deux la dernière née. Mais que s’il le faut vraiment, elle partira et prendra un appartement. J’en passe et des meilleures. J’oubliais, elle leur a laissé comprendre qu’il avait failli la tromper (elle n' a pas dit ça pendant cette réunion improvisée, non, mais un soir ou elle pleurait) !
Evidemment, je ne comprends rien, bien sûr. Mais la faible lueur qui éclaire encore ma cervelle alcoolisée de fin d’année décrypte le message suivant :
- « je ne le quitte pas à cause de votre demi-sœur » : sous-entendu, elle compte plus que vous dans mes décisions ;
- « je voudrais le quitter car je me suis trompée » : sous-entendu, j’ai foutu notre famille par terre pour une erreur ;
- « si vraiment vous voulez que je parte, je le ferai tout de même » : sous-entendu, c’est vous qui prenez la décision. Si ce n’est pas mettre les enfants sous pression, c’est quoi ??
- « il a voulu ou aurait pu me tromper » : mais comment pourraient-ils le respecter ?
Je répète : comment mes aînées pourraient apprécier ce type qui semble être la cause des pleurs de leur mère et qui, à leurs yeux, est responsable de l’éclatement de notre famille ?
Mais bien sûr, je ne comprends rien et j’interprète mal. Je pourrais ajouter cette phrase : « si je meurs d’un cancer de la gorge, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi » (elle fume à nouveau « très » régulièrement). Beau message de force, courage et espoir pour les enfants…
Et moi l’égoïste, je prends sur moi pour ne rien leur dire de mon analyse, mais j'ai mis en garde leur mère sur les propos et l’attitude qu’elle avait devant eux (aujourd'hui, par téléphone, après que grande majeure ait dit ne pas vouloir y aller). J’ai mal interprété ses propos bien sûr (ce fut sa réponse au téléphone). Elle fera ce qu’elle voudra de mon conseil d’aller parler de tout cela avec une personne « extérieure » (c'est-à-dire qu’elle n’en fera rien !).
Les vacances sont déjà une épreuve pour notre communauté, j’en ai eu à nouveau la preuve. Madame n’est pas très résistante et déprime très vite et est très susceptible quand elle est fatiguée. Alors ajouter ces complications était un luxe dont nous nous serions passés.
Alors, franchement, si on me demandait mon avis – mais personne ne le fait et ça tombe bien – je dirais : réfléchissez avant de divorcer et analysez toutes solution alternative (je me demande même s’il ne vaut pas mieux un couple libre…). Et éviter surtout la famille recomposée pour vous et votre ancien conjoint. Sinon, préservatifs et pilules vous permettront d’agir comme des idiots sans entraîner des âmes innocentes dans vos erreurs et errements !!
Beau message d’espoir pour cette nouvelle année. Mais je le nuance un peu en disant que comme nous nous sommes lancés dans la recomposition, nous continuons !!! Et avec le sourire s’il vous plait.
Et puis, même une mutation sur une île déserte ne résoudrait rien !
J’oubliais : bonne année, bonne santé, qu’elle vous apporte blablabla…
*pour éviter que les moteurs de recherche ne renvoient cette page comme résultat du mot écrit correctement !
lundi 9 juin 2008
Le retour... en détail
Je disais donc que j’étais rentré samedi soir. Un peu fatigué par les avions et la voiture mais content.
Une semaine à 35-40°C, avec resto midi et soir, des clients et des collègues sympathiques, il y a pire. Franchement des déplacements comme celui-là, je suis prêt à en faire un par mois. Se tenir loin du bureau et de ses problèmes stériles, quel soulagement (je repars d’ailleurs dimanche soir pour une semaine mais sans décalage horaire : je monte à la capitale. Quelle aventure…).
Grande-majeure a passé la semaine chez moi. Mardi soir et mercredi, ma-dame et ses filles étaient à la maison. Elles sont toutes allées ensemble au ciné (j’adore savoir que cette famille en recomposition vit même quand je ne suis pas là !). Seule ombre au tableau, les relations entre grande-majeure et sa mère ne s’étaient pas arrangées.
A mon retour, samedi soir, nous sommes allés faire un bowling avec mes 2 « grandes », mon amie et ses deux filles (j’ai appris que même si quand on rentre de déplacement on est crevé par le voyage et le décalage horaire, ceux qui sont restés ont généralement envie de sortir et sont déçus si on ne le fait pas !) : très sympa, nous avons bien ri. J’ai fait une nuit de 11h. Je pense que j’étais tout de même fatigué.
Dimanche soir, la mère de mes enfants m’a déposé les 2 plus jeunes qui étaient partis avec elle chez une de ses sœurs pour une réunion familiale (en tant que parrain, j’aurais du être présent mais je suis rentré trop tard). J’avoue que cela me fait toujours une drôle d’impression de penser à cette famille qui a été la mienne pendant de nombreuse année maintenant que le nouveau mari est à la place que j’occupais. Je pense que ce doit être curieux pour eux aussi.
Quand elle est arrivée, j’ai bien vu qu’elle avait les yeux rouges. Quand elle a déposé les enfants et qu’elle est remontée en voiture, j’ai bien vu qu’elle pleurait. Je lui ai demandé ce qu’elle avait. Je crois que nouveau mari n’était pas content qu’elle vienne me déposer les enfants un dimanche soir, si tard (vers 22h00). Elle m’a avoué qu’elle ne pouvait rien faire. Je crois que nouveau mari est un tyran. Il veut être le mâle dominant, je l’ai déjà dit. J’ai eu quelques mots gentils en lui disant qu’elle était sans doute un peu sous pression : le conflit entre sa fille et son mari, la nouvelle confrontation entre nouveau mari et ses parents (qui ne s’était pas très bien passée la dernière fois). Enfin, même si c’est une emmerdeuse, je n’aime pas la voir pleurer. Elle reste la mère de mes enfants même si elle n’est plus et ne sera jamais plus ma femme ou je ne sais quoi « d’intime » (et croyez bien qu’il n’y a pas de regrets dans cette phrase, bien au contraire !!).
Du coup, grande-majeure est vite descendue pour parler à sa mère. Une bonne chose finalement que ces larmes. Puis sa mère est partie et je suis monté voir les enfants. Et là, j’ai vu que le menton de pré-ado-le fils tremblait. Il s’est mis à pleurer en me disant qu’il avait des remords de ne pas avoir été gentil avec sa mère (une visite de musée qu’il a critiqué semble t-il) et que du coup sa mère avait dit qu’elle était une mauvaise mère et que…et que… Il culpabilisait le fils. Une mauvaise chose que ces larmes finalement ! Je lui ai dit d’appeler sa mère et de lui dire qu’il s’en voulait d’avoir été méchant. Ça l’a soulagé.
Ensuite, tout s’est calmé. J’ai eu un peu de mal à m’endormir. Le décalage horaire sans doute…
Une semaine à 35-40°C, avec resto midi et soir, des clients et des collègues sympathiques, il y a pire. Franchement des déplacements comme celui-là, je suis prêt à en faire un par mois. Se tenir loin du bureau et de ses problèmes stériles, quel soulagement (je repars d’ailleurs dimanche soir pour une semaine mais sans décalage horaire : je monte à la capitale. Quelle aventure…).
Grande-majeure a passé la semaine chez moi. Mardi soir et mercredi, ma-dame et ses filles étaient à la maison. Elles sont toutes allées ensemble au ciné (j’adore savoir que cette famille en recomposition vit même quand je ne suis pas là !). Seule ombre au tableau, les relations entre grande-majeure et sa mère ne s’étaient pas arrangées.
A mon retour, samedi soir, nous sommes allés faire un bowling avec mes 2 « grandes », mon amie et ses deux filles (j’ai appris que même si quand on rentre de déplacement on est crevé par le voyage et le décalage horaire, ceux qui sont restés ont généralement envie de sortir et sont déçus si on ne le fait pas !) : très sympa, nous avons bien ri. J’ai fait une nuit de 11h. Je pense que j’étais tout de même fatigué.
Dimanche soir, la mère de mes enfants m’a déposé les 2 plus jeunes qui étaient partis avec elle chez une de ses sœurs pour une réunion familiale (en tant que parrain, j’aurais du être présent mais je suis rentré trop tard). J’avoue que cela me fait toujours une drôle d’impression de penser à cette famille qui a été la mienne pendant de nombreuse année maintenant que le nouveau mari est à la place que j’occupais. Je pense que ce doit être curieux pour eux aussi.
Quand elle est arrivée, j’ai bien vu qu’elle avait les yeux rouges. Quand elle a déposé les enfants et qu’elle est remontée en voiture, j’ai bien vu qu’elle pleurait. Je lui ai demandé ce qu’elle avait. Je crois que nouveau mari n’était pas content qu’elle vienne me déposer les enfants un dimanche soir, si tard (vers 22h00). Elle m’a avoué qu’elle ne pouvait rien faire. Je crois que nouveau mari est un tyran. Il veut être le mâle dominant, je l’ai déjà dit. J’ai eu quelques mots gentils en lui disant qu’elle était sans doute un peu sous pression : le conflit entre sa fille et son mari, la nouvelle confrontation entre nouveau mari et ses parents (qui ne s’était pas très bien passée la dernière fois). Enfin, même si c’est une emmerdeuse, je n’aime pas la voir pleurer. Elle reste la mère de mes enfants même si elle n’est plus et ne sera jamais plus ma femme ou je ne sais quoi « d’intime » (et croyez bien qu’il n’y a pas de regrets dans cette phrase, bien au contraire !!).
Du coup, grande-majeure est vite descendue pour parler à sa mère. Une bonne chose finalement que ces larmes. Puis sa mère est partie et je suis monté voir les enfants. Et là, j’ai vu que le menton de pré-ado-le fils tremblait. Il s’est mis à pleurer en me disant qu’il avait des remords de ne pas avoir été gentil avec sa mère (une visite de musée qu’il a critiqué semble t-il) et que du coup sa mère avait dit qu’elle était une mauvaise mère et que…et que… Il culpabilisait le fils. Une mauvaise chose que ces larmes finalement ! Je lui ai dit d’appeler sa mère et de lui dire qu’il s’en voulait d’avoir été méchant. Ça l’a soulagé.
Ensuite, tout s’est calmé. J’ai eu un peu de mal à m’endormir. Le décalage horaire sans doute…
dimanche 25 mai 2008
Fête des mères, Clash, Enfants des autres
C’EST LOIN LA MER ?
Les vacances arrivent… lentement. La fin de l’année (scolaire) est toujours chargée, il faudra donc attendre le mois de juillet pour faire un vrai « break », pour lâcher « complètement » du lest (merci JD).
Toujours un peu l’impression d’avancer dans une vie que je ne maîtrise pas et qui ne correspond pas à ce que j’aurais voulu faire, mais vous connaissez la chanson de Souchon qui dit : « tu la voyais pas comme ça ta vie… » (Dont j’ai oublié le titre. « Bagad de Lann Bihoué » peut-être ?). Je vais courir encore un peu d’ici la fin juillet en étant conscient que je suis réellement fatigué de ce grand bazar. Même si pour un homme il est difficile d’avouer que l’on est en perte de moral et de forme (l’homme c’est solide, c’est fort et ça supporte tout !), j’ai appris à reconnaître les signes de « la grande lassitude ».
FETE DES MERES
Aujourd’hui c’est la fête des mères, mais c’est mon week-end. Les enfants avaient décidé de rester vendredi soir chez leur maman, plutôt que d’y aller dimanche : ils n’aiment pas les plannings « chamboulés ». Ils lui ont donc préparé un repas vendredi soir et fait le service. Menu original, décoration de la table, je crois que leur mère a été très touchée.
CLASH (pas le premier, pas le dernier)
Hier midi, je suis passé prendre 2 des miens chez elle car nous étions invité chez les parents de mon amie. Mes 2 grandes sont en révision (bac français et partiels) et ont préféré que je les prenne en rentrant, dans l’après-midi.
Vers 14h00, pendant le repas, j’ai reçu un appel de grande-majeure en pleurs : clash avec son beau-père. Il faut dire que le Monsieur a tendance à se mêler de ce qui ne le regarde pas. Il pense que grande majeure devrait travailler pour se faire de l’agent de poche. Il n’a pas tort mais ce n’est pas à lui de faire les remarques. Grande-ado m’a dit que sa mère voudrait que je lui parle (au Monsieur). Elle rêve, « Monsieur le nouveau mari », c’est son problème. Je n’interviendrai pas pour des remarques débiles (si ça devenait plus grave, ce serait différent). Ce qui se passera, c’est que grande-majeure finira par ne plus aller là-bas ou verra sa mère sans le beau-père. Assume chère « ex », dérouille-toi avec ton mari.
LES ENFANTS DES AUTRES
Hier après-midi, j’étais donc avec mes 2 plus jeunes chez les parents de « ma-dame » avec ses sœurs leur mari et copain.
Une petite réflexion m’est venue en voyant la fille d’une de ses sœurs. Je trouve cet enfant très capricieux et je me disais que c’est une bonne chose que je sois avec mon amie et pas avec sa sœur. Je veux dire par là que j’imaginais avoir rencontré une jeune femme avec des enfants dont l’éducation et le caractère étaient très différents de ceux des miens. Typiquement le cas où ça ne peut pas marcher. Pour moi, les choses sont ainsi : j’ai du mal à supporter les caprices et comportement irrespectueux des enfants des autres. Beaucoup de mal, ce qui nous avait valu quelques vacances difficiles par le passé (celui où j’étais marié). Le fait de devoir vivre avec des enfants qui ne sont pas les miens, a changé les choses : je me pose toujours les questions suivantes quand je suis dans une situation où le comportement des enfants de mon amie m’énerve :
- question n°1, est-ce vraiment important ?
- question n°2, et si c’était les miens, est-ce que je trouverais ça vraiment pénible ?
Ça marche. Mais là, j’ai eu du mal. J’ai trouvé les caprices vraiment énervants et le manque de politesse désagréable.
NOTRE NOYAU FAMILIAL
Hier soir, nous étions donc tous les 5 (mes enfants et moi) à la maison. Ma fille aînée, la grande-majeure, m’a dit qu’elle aimait bien. Je lui ai dit que « nous » (mon amie et moi) savions. C’est pour cela que de temps en temps nous ne nous voyons pas…
Les vacances arrivent… lentement. La fin de l’année (scolaire) est toujours chargée, il faudra donc attendre le mois de juillet pour faire un vrai « break », pour lâcher « complètement » du lest (merci JD).
Toujours un peu l’impression d’avancer dans une vie que je ne maîtrise pas et qui ne correspond pas à ce que j’aurais voulu faire, mais vous connaissez la chanson de Souchon qui dit : « tu la voyais pas comme ça ta vie… » (Dont j’ai oublié le titre. « Bagad de Lann Bihoué » peut-être ?). Je vais courir encore un peu d’ici la fin juillet en étant conscient que je suis réellement fatigué de ce grand bazar. Même si pour un homme il est difficile d’avouer que l’on est en perte de moral et de forme (l’homme c’est solide, c’est fort et ça supporte tout !), j’ai appris à reconnaître les signes de « la grande lassitude ».
FETE DES MERES
Aujourd’hui c’est la fête des mères, mais c’est mon week-end. Les enfants avaient décidé de rester vendredi soir chez leur maman, plutôt que d’y aller dimanche : ils n’aiment pas les plannings « chamboulés ». Ils lui ont donc préparé un repas vendredi soir et fait le service. Menu original, décoration de la table, je crois que leur mère a été très touchée.
CLASH (pas le premier, pas le dernier)
Hier midi, je suis passé prendre 2 des miens chez elle car nous étions invité chez les parents de mon amie. Mes 2 grandes sont en révision (bac français et partiels) et ont préféré que je les prenne en rentrant, dans l’après-midi.
Vers 14h00, pendant le repas, j’ai reçu un appel de grande-majeure en pleurs : clash avec son beau-père. Il faut dire que le Monsieur a tendance à se mêler de ce qui ne le regarde pas. Il pense que grande majeure devrait travailler pour se faire de l’agent de poche. Il n’a pas tort mais ce n’est pas à lui de faire les remarques. Grande-ado m’a dit que sa mère voudrait que je lui parle (au Monsieur). Elle rêve, « Monsieur le nouveau mari », c’est son problème. Je n’interviendrai pas pour des remarques débiles (si ça devenait plus grave, ce serait différent). Ce qui se passera, c’est que grande-majeure finira par ne plus aller là-bas ou verra sa mère sans le beau-père. Assume chère « ex », dérouille-toi avec ton mari.
LES ENFANTS DES AUTRES
Hier après-midi, j’étais donc avec mes 2 plus jeunes chez les parents de « ma-dame » avec ses sœurs leur mari et copain.
Une petite réflexion m’est venue en voyant la fille d’une de ses sœurs. Je trouve cet enfant très capricieux et je me disais que c’est une bonne chose que je sois avec mon amie et pas avec sa sœur. Je veux dire par là que j’imaginais avoir rencontré une jeune femme avec des enfants dont l’éducation et le caractère étaient très différents de ceux des miens. Typiquement le cas où ça ne peut pas marcher. Pour moi, les choses sont ainsi : j’ai du mal à supporter les caprices et comportement irrespectueux des enfants des autres. Beaucoup de mal, ce qui nous avait valu quelques vacances difficiles par le passé (celui où j’étais marié). Le fait de devoir vivre avec des enfants qui ne sont pas les miens, a changé les choses : je me pose toujours les questions suivantes quand je suis dans une situation où le comportement des enfants de mon amie m’énerve :
- question n°1, est-ce vraiment important ?
- question n°2, et si c’était les miens, est-ce que je trouverais ça vraiment pénible ?
Ça marche. Mais là, j’ai eu du mal. J’ai trouvé les caprices vraiment énervants et le manque de politesse désagréable.
NOTRE NOYAU FAMILIAL
Hier soir, nous étions donc tous les 5 (mes enfants et moi) à la maison. Ma fille aînée, la grande-majeure, m’a dit qu’elle aimait bien. Je lui ai dit que « nous » (mon amie et moi) savions. C’est pour cela que de temps en temps nous ne nous voyons pas…
lundi 21 avril 2008
Quitte le !
Nourriture, crème de soin, nourriture, shampoing, jeu, nourriture, assurance, crème de soin, nourriture…
Non, ce n’est pas mon programme ! J’ai mangé devant la télé et j’ai absorbé les pubs en même temps.
J’ai eu la mère des enfants ce matin. Elle était de bonne humeur, elle m’a même raconté leur dimanche. J’avoue que j’étais surpris. Le plus souvent, j’ai plutôt à écouter des reproches ou des plaintes.
J’ai appelé une amie. Son mari – ils sont toujours mariés – est un ancien copain. Un vieux « couple » (si on peut encore appeler ça comme ça) d’amis. J’en ai déjà parlé. Je n’ai plus de contact. Il a honte je pense. Je pense qu’il a toujours trompé sa femme. Mais maintenant il vit entre différents « domiciles ».
Ce qui serait bien c’est qu’il laisse enfin sa femme tourner la page. Elle, ne peut pas le faire.
C’est dur de voir quelqu’un se détruire ainsi. C’est une obsession pour elle. En discutant avec elle j’ai compris qu’elle attendait son retour : il n’y a rien à attendre. Il ne reviendra pas. Il repassera de temps en temps mais il ne reviendra pas. En attendant, le temps passe et elle se détruit. Je devrais dire « il » l’a détruit.
J’ai toujours été surpris de voir comment un être pouvait s’attacher à un autre qui le fait souffrir. Je ne juge pas.
Il faut qu’elle sorte de cette relation.
La souffrance n’est pas acceptable, dans le cas présent, c’est une sorte de torture.
Non, ce n’est pas mon programme ! J’ai mangé devant la télé et j’ai absorbé les pubs en même temps.
J’ai eu la mère des enfants ce matin. Elle était de bonne humeur, elle m’a même raconté leur dimanche. J’avoue que j’étais surpris. Le plus souvent, j’ai plutôt à écouter des reproches ou des plaintes.
J’ai appelé une amie. Son mari – ils sont toujours mariés – est un ancien copain. Un vieux « couple » (si on peut encore appeler ça comme ça) d’amis. J’en ai déjà parlé. Je n’ai plus de contact. Il a honte je pense. Je pense qu’il a toujours trompé sa femme. Mais maintenant il vit entre différents « domiciles ».
Ce qui serait bien c’est qu’il laisse enfin sa femme tourner la page. Elle, ne peut pas le faire.
C’est dur de voir quelqu’un se détruire ainsi. C’est une obsession pour elle. En discutant avec elle j’ai compris qu’elle attendait son retour : il n’y a rien à attendre. Il ne reviendra pas. Il repassera de temps en temps mais il ne reviendra pas. En attendant, le temps passe et elle se détruit. Je devrais dire « il » l’a détruit.
J’ai toujours été surpris de voir comment un être pouvait s’attacher à un autre qui le fait souffrir. Je ne juge pas.
Il faut qu’elle sorte de cette relation.
La souffrance n’est pas acceptable, dans le cas présent, c’est une sorte de torture.
mercredi 26 mars 2008
En vrac (bis)
Les ex
J’ai nettoyé mon pc perso. J’ai trouvé plein de photos des ex de la période papillonnage. Et aussi des photos reçues par Internet quand j’étais inscrit sur un site de rencontre. Je me souviens – sans nostalgie – de cette période où je passais des heures devant mon écran à « chatter » pour essayer de trouver l’âme sœur. Je me souviens aussi qu’il était facile d’être séduit par des mots, des idées, mais que souvent l’épreuve de la réception de la photo et de la première communication téléphonique n’étaient pas passées avec succès… Ensuite venait la première rencontre et la précipitation liée au désir de ne pas rester seul.
Boulot
Stupide, plein d’inepties, d’intérêts personnels. Mais je suis payé. Tout de même un peu de mal à rester calme et stoïque devant ce spectacle consternant.
Si je devais trouver une image, ce serait la suivante : devoir rester assis devant la télé à regarder des âneries sans avoir le droit de changer de chaîne. Pas si facile que ça.
Les J.O.
Quand la décision de choisir la Chine pour les J.O. a été prise, le régime en place était le même.
Aujourd’hui on gesticule. On ne propose pas de stopper les activités commerciales, non, on propose de boycotter les activités sportives : trop tard et hypocrite.
Les enfants
Deuxième soirée tous ensemble cette semaine (sauf « grande-majeure »). Ambiance sympa. 3 font un jeu de société, une fait une maison pour les playmo (je crois), la dernière travaille (et s’isole donc… Je comprends, c’est la « grande-ado »).
« Ma-dame »
renonce (temporairement ?) à la recherche d’un appartement pour l’année prochaine : on verra bien. Les résultats des écrits se profilent. Nous y verrons plus clair dans 2 semaines.
Nous 7 (la 8ème c’est grande-ado)
Cette semaine ? La vie simple, reposante, satisfaisante. Celle que l’on voudrait vivre plus souvent. Une impression de réussir quelque chose.
Mon père
80 ans cette semaine. Je suis loin. On fêtera ça. Il faut que l’on fête ça. Le mauvais fils tient au mauvais grand-père, la vie est courte.
Printemps
« C’est le printemps ». On sent comme un frémissement, une éclosion. Je résisterai aux charmes qui s’exposent (et se proposent). Mignonne, nous n’irons pas voir la rose ensemble…Ici homme casé qui connaît la valeur de ce qu’il a.
J’ai nettoyé mon pc perso. J’ai trouvé plein de photos des ex de la période papillonnage. Et aussi des photos reçues par Internet quand j’étais inscrit sur un site de rencontre. Je me souviens – sans nostalgie – de cette période où je passais des heures devant mon écran à « chatter » pour essayer de trouver l’âme sœur. Je me souviens aussi qu’il était facile d’être séduit par des mots, des idées, mais que souvent l’épreuve de la réception de la photo et de la première communication téléphonique n’étaient pas passées avec succès… Ensuite venait la première rencontre et la précipitation liée au désir de ne pas rester seul.
Boulot
Stupide, plein d’inepties, d’intérêts personnels. Mais je suis payé. Tout de même un peu de mal à rester calme et stoïque devant ce spectacle consternant.
Si je devais trouver une image, ce serait la suivante : devoir rester assis devant la télé à regarder des âneries sans avoir le droit de changer de chaîne. Pas si facile que ça.
Les J.O.
Quand la décision de choisir la Chine pour les J.O. a été prise, le régime en place était le même.
Aujourd’hui on gesticule. On ne propose pas de stopper les activités commerciales, non, on propose de boycotter les activités sportives : trop tard et hypocrite.
Les enfants
Deuxième soirée tous ensemble cette semaine (sauf « grande-majeure »). Ambiance sympa. 3 font un jeu de société, une fait une maison pour les playmo (je crois), la dernière travaille (et s’isole donc… Je comprends, c’est la « grande-ado »).
« Ma-dame »
renonce (temporairement ?) à la recherche d’un appartement pour l’année prochaine : on verra bien. Les résultats des écrits se profilent. Nous y verrons plus clair dans 2 semaines.
Nous 7 (la 8ème c’est grande-ado)
Cette semaine ? La vie simple, reposante, satisfaisante. Celle que l’on voudrait vivre plus souvent. Une impression de réussir quelque chose.
Mon père
80 ans cette semaine. Je suis loin. On fêtera ça. Il faut que l’on fête ça. Le mauvais fils tient au mauvais grand-père, la vie est courte.
Printemps
« C’est le printemps ». On sent comme un frémissement, une éclosion. Je résisterai aux charmes qui s’exposent (et se proposent). Mignonne, nous n’irons pas voir la rose ensemble…Ici homme casé qui connaît la valeur de ce qu’il a.
mercredi 12 mars 2008
"le calme après la tempète" ou "après la pluie..."
La crise et ma réaction ont réveillé les esprits.
Le garçon se montre patient avec sa soeur et je lui ai dit que je voyais bien et que j'appréciais.
Mieux : Ce matin coup de téléphone de mon ex-femme. Elle souhaitait que nous discutions. Je lui ai proposé de le faire tout de suite au téléphone.
Elle pensait, à juste titre, que l'ambiance dégénérait (entre nous). J'ai juste expliqué que pendant 3 ans, je n'avais jamais répondu quand les enfants me rapportaient ce qu'elle leur disait sur moi (pas des compliments bien sûr et toujours au sujet d'événements postérieurs au divorce). Mais que depuis peu, j'avais changé d'attitude.
C'est typiquement ce qu'il ne faut pas faire. C'est destabilisant pour les enfants. Je crois qu'elle a pu s'en rendre compte quand les enfants ont commencé à lui dire : « papa a dit que... ». Nous avons donc convenu d'éviter ce genre de situations. En ce qui me concerne, ceci veut dire que je me comporterai comme je l'ai fait pendant 3 ans : tant qu'il n'y a rien qui mette en danger les enfants d'une façon ou d'une autre, je me garde de tout commentaire. J'écoute – important que les enfants puissent parler et être écouté – mais je ne prends pas parti.
Quand je lui ai dit que c'était elle qui n'arrêtait pas de me critiquer devant les enfants (chez elle et en mon absence), je lui ai fait remarquer que c'était déplaisant et stupide et je lui ai aussi demandé ce qu'elle voulait de plus. Elle n'a pas su me répondre. Au cours de la discussion, est ressorti le fait que c'est moi qui ai décidé, il y a 8 ans, de nous faire habiter dans cette campagne (profonde ? Un peu tout de même !). C'est certain, c'était une bêtise, c'est un trou à rats (désolé pour les indigènes). Mais c'était il y a 8 ans et nous sommes divorcés depuis 3 ans. Elle a refait sa vie, il faut savoir passer à autre chose. Ce qui est aussi « amusant », c'est qu'elle me dit que j'ai maintenant la vie dont je révais : une femme qui ne me casse pas les pieds et me laisse faire ce que je veux. C'est drôle d'avoir besoin de me désigner comme coupable. Car c'est bien cela, elle ne supporte pas ce qu'elle a pu faire.
Comme on peut le voir, un divorce quand on a des enfants n'est jamais soldé. C'est mon intime conviction. Je crois que c'est seulement qu'après que les enfants aient quitté le domicile des parents et se soient installé dans une nouvelle vie, stable (pas un étudiant qui rentre tous les week-ends), que les relations peuvent changer (entre les parents) et en fait disparaître (lentement mais surement). J'imagine bien la situation suivante : un jour, un enfants va manger chez un de ses parents. Et le père (ou la mère) demande : « tu as des nouvelles de ta mère (ou de ton père) ? ». Ils nous restent de la marge.
*********
J'ai réussi – enfin je crois – à faire accepter à « ma-dame » de prendre en charge une partie de ses frais d'essence. Je lui ai expliqué que ça n'était pas désintéressé. La multiplicité des trajets m'épuisent, réellement. Si parfois, elle peut prendre sa voiture et m'éviter ainsi un détour par chez elle, franchement, ça m'arrange (elle laisse sa voiture là-bas pour économiser – elle est au chômage je le rappelle – car sa voiture consomme dans les 10 l/100 km).
Nous sommes un couple « ma-dame ». Aussi particulière que puisse être notre situation familiale à géométrie variable, nous sommes un couple...
Le garçon se montre patient avec sa soeur et je lui ai dit que je voyais bien et que j'appréciais.
Mieux : Ce matin coup de téléphone de mon ex-femme. Elle souhaitait que nous discutions. Je lui ai proposé de le faire tout de suite au téléphone.
Elle pensait, à juste titre, que l'ambiance dégénérait (entre nous). J'ai juste expliqué que pendant 3 ans, je n'avais jamais répondu quand les enfants me rapportaient ce qu'elle leur disait sur moi (pas des compliments bien sûr et toujours au sujet d'événements postérieurs au divorce). Mais que depuis peu, j'avais changé d'attitude.
C'est typiquement ce qu'il ne faut pas faire. C'est destabilisant pour les enfants. Je crois qu'elle a pu s'en rendre compte quand les enfants ont commencé à lui dire : « papa a dit que... ». Nous avons donc convenu d'éviter ce genre de situations. En ce qui me concerne, ceci veut dire que je me comporterai comme je l'ai fait pendant 3 ans : tant qu'il n'y a rien qui mette en danger les enfants d'une façon ou d'une autre, je me garde de tout commentaire. J'écoute – important que les enfants puissent parler et être écouté – mais je ne prends pas parti.
Quand je lui ai dit que c'était elle qui n'arrêtait pas de me critiquer devant les enfants (chez elle et en mon absence), je lui ai fait remarquer que c'était déplaisant et stupide et je lui ai aussi demandé ce qu'elle voulait de plus. Elle n'a pas su me répondre. Au cours de la discussion, est ressorti le fait que c'est moi qui ai décidé, il y a 8 ans, de nous faire habiter dans cette campagne (profonde ? Un peu tout de même !). C'est certain, c'était une bêtise, c'est un trou à rats (désolé pour les indigènes). Mais c'était il y a 8 ans et nous sommes divorcés depuis 3 ans. Elle a refait sa vie, il faut savoir passer à autre chose. Ce qui est aussi « amusant », c'est qu'elle me dit que j'ai maintenant la vie dont je révais : une femme qui ne me casse pas les pieds et me laisse faire ce que je veux. C'est drôle d'avoir besoin de me désigner comme coupable. Car c'est bien cela, elle ne supporte pas ce qu'elle a pu faire.
Comme on peut le voir, un divorce quand on a des enfants n'est jamais soldé. C'est mon intime conviction. Je crois que c'est seulement qu'après que les enfants aient quitté le domicile des parents et se soient installé dans une nouvelle vie, stable (pas un étudiant qui rentre tous les week-ends), que les relations peuvent changer (entre les parents) et en fait disparaître (lentement mais surement). J'imagine bien la situation suivante : un jour, un enfants va manger chez un de ses parents. Et le père (ou la mère) demande : « tu as des nouvelles de ta mère (ou de ton père) ? ». Ils nous restent de la marge.
*********
J'ai réussi – enfin je crois – à faire accepter à « ma-dame » de prendre en charge une partie de ses frais d'essence. Je lui ai expliqué que ça n'était pas désintéressé. La multiplicité des trajets m'épuisent, réellement. Si parfois, elle peut prendre sa voiture et m'éviter ainsi un détour par chez elle, franchement, ça m'arrange (elle laisse sa voiture là-bas pour économiser – elle est au chômage je le rappelle – car sa voiture consomme dans les 10 l/100 km).
Nous sommes un couple « ma-dame ». Aussi particulière que puisse être notre situation familiale à géométrie variable, nous sommes un couple...
lundi 25 février 2008
En vrac
Je reprends le cours de mes posts plus classiques.
Pas passionnants, mais plus classiques.
J'en profite pour adresser mes plus chaleureuses salutations à une personne qui se reconnaîtra sans mal... ;)
*
Remontons dans le temps :
*
MON PERE
J'ai profité de mon déplacement pour faire un crochet par chez mon père et l'amener chez nous.
On se rapproche, c'est drôle.
*
Il m'appelle plus souvent, je l'appelle plus souvent, plus longtemps.
C'est très simple, c'est extrêmement simple : j'ai peur de le perdre. Je vois ce qui disparaît autour de moi : personnes, lieux. Pas un coup de nostalgie, non. Juste le sentiments que tout passe très vite. Je veux profiter de tout et ne pas me dire : « si j'avais su ». Je sais. Tout le monde sait. Que tout est éphémère. Alors j'entends profiter de ceux qui m'entourent et de ce qui m'entoure.
Sans que cela ne tourne à l'obsession, je soupèse, j'étudie, afin de ne rien manquer. Étant donné que je ne peux rien freiner, je peux juste « savourer » (combien de fois ai-je écrit ce verbe dans ce blog ?) tant que c'est possible.
*
ANNIVERSAIRE DANS UNE « NOUVELLE » FAMILLE
Vendredi soir, c'était donc mon anniversaire (merci pour les messages !).
J'ai pu prendre mes enfants (qui étaient chez leur mère) pour la soirée et la nuit. Nous nous sommes retrouvés chez les parents de mon amie (« ma-dame »), avec elle, une de ses soeurs (on est envahi de filles...;-) et leurs enfants, ses parents, mon père et mes enfants.
Ils avaient préparé plein de choses. J'étais un peu géné. J'ai eu des cadeaux d'autres personnes que mes enfants. Ça n'était pas arrivé depuis 3 ans, ça perturberait presque. Un coup à faire retourner une huître dans sa coquille, mais je me suis bien tenu.
*
La soirée a été agréable, simple, naturelle. Dans ces moments là, on sent bien que quelque chose de nouveau se construit.
*
MON PERE, MON AMIE
Samedi, j'ai re-déposé les enfants chez leur mère, je suis resté avec mon père un moment (jusqu'à ce que « ma-dame » nous rejoigne). Nous ne communiquons pas vraiment. Je crois que nous sommes simplement contents d'être ensemble, ça nous rassure.
*
Soirée du samedi et journée du dimanche à 3. C'était la première fois que nous avions cette configuration. « Ma-dame » est épatante. Je ne le dis pas trop fort (même si elle n'écoute pas aux portes et ne lis pas par dessus mon épaule) mais elle a beaucoup de qualités. Une parmi d'autres : elle supporte les manies de mon père (celles d'un Monsieur de 80 ans).
*
L'EX-FEMME ET LA GRANDE MAJEURE
Dimanche soir, j'ai raccompagné avec mon amie la « grande-majeure » dans la grande ville.
Pendant le trajet mon amie s'est endormie. Et là, j'ai cru entendre mon ex-femme en entendant la « grande-majeure ». Lamentation sur les revenues de la dite « ex-femme », remarques sur le fait qu'elle fait « tous » les trajets pour les activités des plus jeunes... blablabla.
Je me suis énervé, j'ai remis les choses au point. Elle m'épuise « l'ex », surtout quand parle trop devant ses enfants.
*
Le problème de « l'ex » est simple. Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage... Alors elle passe son temps à essayer de justifier ce qu'elle a fait il y a 3 ans. Il faudrait qu'elle passe à l'étape suivante. C'est dingue de chercher à justifier systématiquement ses actes.
Personne ne lui demande ça.
Elle a eu tout ce qu'elle voulait (financièrement et autrement), j'ai aménagé mon activité professionnelle pour assumer la nouvelle situation, je ne la critique pas devant les enfants (bon là, c'était moins vrai, mais je pense que c'était nécessaire !!), je prends financièrement tout à ma charge (n'oublions pas que c'est une garde alternée en théorie...)... et merde !
*
Il faut... Je m'en fiche en fait. Je veux juste que les enfants ne soient pas injustes et pas dupes. « Grande-majeure », tu n'es pas bête, regarde avec tes yeux...
*
VIGILANCE, TOLERANCE ET COMPREHENSION
Vigilance car plusieurs déplacements prévus avec des samedis et des dimanches inclus. Du coup, un de nos week-ends en célibataires saute. Faire attention à ne pas laisser le boulot tout envahir.
Tolérance et compréhension de « ma-dame ». Nous vivons grâce à mon boulot. Elle le sait et elle sait aussi que je fais de mon mieux pour tout faire coexister, cohabiter.
Pas passionnants, mais plus classiques.
J'en profite pour adresser mes plus chaleureuses salutations à une personne qui se reconnaîtra sans mal... ;)
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Remontons dans le temps :
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MON PERE
J'ai profité de mon déplacement pour faire un crochet par chez mon père et l'amener chez nous.
On se rapproche, c'est drôle.
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Il m'appelle plus souvent, je l'appelle plus souvent, plus longtemps.
C'est très simple, c'est extrêmement simple : j'ai peur de le perdre. Je vois ce qui disparaît autour de moi : personnes, lieux. Pas un coup de nostalgie, non. Juste le sentiments que tout passe très vite. Je veux profiter de tout et ne pas me dire : « si j'avais su ». Je sais. Tout le monde sait. Que tout est éphémère. Alors j'entends profiter de ceux qui m'entourent et de ce qui m'entoure.
Sans que cela ne tourne à l'obsession, je soupèse, j'étudie, afin de ne rien manquer. Étant donné que je ne peux rien freiner, je peux juste « savourer » (combien de fois ai-je écrit ce verbe dans ce blog ?) tant que c'est possible.
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ANNIVERSAIRE DANS UNE « NOUVELLE » FAMILLE
Vendredi soir, c'était donc mon anniversaire (merci pour les messages !).
J'ai pu prendre mes enfants (qui étaient chez leur mère) pour la soirée et la nuit. Nous nous sommes retrouvés chez les parents de mon amie (« ma-dame »), avec elle, une de ses soeurs (on est envahi de filles...;-) et leurs enfants, ses parents, mon père et mes enfants.
Ils avaient préparé plein de choses. J'étais un peu géné. J'ai eu des cadeaux d'autres personnes que mes enfants. Ça n'était pas arrivé depuis 3 ans, ça perturberait presque. Un coup à faire retourner une huître dans sa coquille, mais je me suis bien tenu.
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La soirée a été agréable, simple, naturelle. Dans ces moments là, on sent bien que quelque chose de nouveau se construit.
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MON PERE, MON AMIE
Samedi, j'ai re-déposé les enfants chez leur mère, je suis resté avec mon père un moment (jusqu'à ce que « ma-dame » nous rejoigne). Nous ne communiquons pas vraiment. Je crois que nous sommes simplement contents d'être ensemble, ça nous rassure.
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Soirée du samedi et journée du dimanche à 3. C'était la première fois que nous avions cette configuration. « Ma-dame » est épatante. Je ne le dis pas trop fort (même si elle n'écoute pas aux portes et ne lis pas par dessus mon épaule) mais elle a beaucoup de qualités. Une parmi d'autres : elle supporte les manies de mon père (celles d'un Monsieur de 80 ans).
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L'EX-FEMME ET LA GRANDE MAJEURE
Dimanche soir, j'ai raccompagné avec mon amie la « grande-majeure » dans la grande ville.
Pendant le trajet mon amie s'est endormie. Et là, j'ai cru entendre mon ex-femme en entendant la « grande-majeure ». Lamentation sur les revenues de la dite « ex-femme », remarques sur le fait qu'elle fait « tous » les trajets pour les activités des plus jeunes... blablabla.
Je me suis énervé, j'ai remis les choses au point. Elle m'épuise « l'ex », surtout quand parle trop devant ses enfants.
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Le problème de « l'ex » est simple. Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage... Alors elle passe son temps à essayer de justifier ce qu'elle a fait il y a 3 ans. Il faudrait qu'elle passe à l'étape suivante. C'est dingue de chercher à justifier systématiquement ses actes.
Personne ne lui demande ça.
Elle a eu tout ce qu'elle voulait (financièrement et autrement), j'ai aménagé mon activité professionnelle pour assumer la nouvelle situation, je ne la critique pas devant les enfants (bon là, c'était moins vrai, mais je pense que c'était nécessaire !!), je prends financièrement tout à ma charge (n'oublions pas que c'est une garde alternée en théorie...)... et merde !
*
Il faut... Je m'en fiche en fait. Je veux juste que les enfants ne soient pas injustes et pas dupes. « Grande-majeure », tu n'es pas bête, regarde avec tes yeux...
*
VIGILANCE, TOLERANCE ET COMPREHENSION
Vigilance car plusieurs déplacements prévus avec des samedis et des dimanches inclus. Du coup, un de nos week-ends en célibataires saute. Faire attention à ne pas laisser le boulot tout envahir.
Tolérance et compréhension de « ma-dame ». Nous vivons grâce à mon boulot. Elle le sait et elle sait aussi que je fais de mon mieux pour tout faire coexister, cohabiter.
samedi 16 février 2008
J'ai plein de défauts
En fait, ça ne s’arrange pas vraiment. Hier soir, festival de mauvaise fois et mauvaise humeur. Des miens. Pas des enfants de mon amie (je n'ai pas dit qu'ils étaient mieux, juste moins désagréable avec moi).
Ça a commencé le soir, vers 17h00. Mon amie est arrivée à la maison avec ses enfants, la grande-majeure était là. J’ai téléphoné vers 17h45 du bureau, elle n’était toujours pas descendue pour leur dire bonjour, enfermée à écouter de la musique dans sa chambre. Je ne sais pas de quoi je l’ai traité (poliment mais fermement). Finalement elle est descendue pour demander qu’on l’excuse. Parfait. Ce qui montre bien qu’elle considérait son comportement comme anormal.
Hier soir, vers la fin du repas où nous étions 8, avant le dessert, j’ai voulu regarder un truc à la télé. Mon amie et ses enfants ont fait comme moi : c’est nul, c’est mal, ok, mais après une semaine où j’ai bossé comme un dingue, je voulais regarder cette niaiserie. Je suis assez conciliant avec les autres aussi pour ce genre de manquement aux règles d’une bonne éducation lisse et sans défaut, et j’autorise, occasionnellement et exceptionnellement que l’on se lève un peu plus tôt de table, pour aller à une autre activité. Hier soir c’était mon amie, ses enfants et moi.
Grande-majeure ou grande-ado, je ne sais plus, m’a reproché plus tard dans la soirée notre comportement : « ça ne ressemblait à rien ce repas, vous êtes partis avant la fin… blablabla ». Quant c’est grande-majeure qui arrive en retard parce qu’elle se lève à 13h00, ce n’est pas un problème. Quand c’est grande-ado qui se lève parce qu’elle a du travail à finir, ce n’est pas un problème.
Mais là c’était un problème.
Il faut dire qu’au moment où tout a dégénéré, il était 23h30, qu’ils étaient vautrés devant la télé et que je leur demandais de baisser le son car les enfants de mon amie étaient couchés et que je bossais pas très loin.
J’ai eu droit à à peu près tout, la conclusion étant que c’était mieux chez leur mère (un grand classique) et que leur beau-père était prêt à les prendre en permanence (phrase sortie du contexte bien évidemment, le propos n'étant pas "mes pauvres enfants,vous pouvez venir chez nous si vous voulez" mais plutôt "s'il le fallait, les enfants viendraient en parmanence chez nous, bien entendu").
Je suis d’un naturel patient,mais jusqu’à un certain point. Le point a été dépassé hier soir, largement. Je leur ai donc proposé de prendre leurs petites affaires et d’aller vivre chez leur mère, l’annexe du paradis.
Evidemment, chez leur mère, tout n‘est pas parfait, et je suis assez amusé de les entendre m’en faire les mérites quand une semaine plus tôt, ils me disaient du mal du caractère de leur mère et de l’attitude de leur beau-père.
Mais bon, c’est dit.
Par conséquent, ceux qui veulent partir chez leur mère partiront (si elle veut les prendre, j’imagine sa tête).
En revanche, il faut que leur mère arrête de me critiquer devant eux. Si seulement je pouvais couper les ponts. Le rêve.
Quand à vous mes enfants, je vais juste vous rappeler comment nous en sommes arrivés là. Juste une mise au point. Je ne suis pas parfait, j’ai une part de responsabilité, mais souvenez-vous du déroulement des faits.
Enfin, puisque malgré mes efforts constants, vous pensez que je ne fais pas ce qu’il faut et que j’ai trop de défauts, vous allez faire un choix, avant midi.
Pour ma part, je n’ai jamais été aussi près de l’envie de partir. Mais comme je suis plus vieux que vous, je tiendrais le coup, car je sais que c’est une étape.
Quoiqu’il en soit, ma patience n’est pas illimitée. J’ai un rendez-vous cette semaine (celle de mon anniversaire d’ailleurs !) pour la stratégie Europe du groupe où je travaille.
Et si je demandais un poste à l’étranger ?
Ça a commencé le soir, vers 17h00. Mon amie est arrivée à la maison avec ses enfants, la grande-majeure était là. J’ai téléphoné vers 17h45 du bureau, elle n’était toujours pas descendue pour leur dire bonjour, enfermée à écouter de la musique dans sa chambre. Je ne sais pas de quoi je l’ai traité (poliment mais fermement). Finalement elle est descendue pour demander qu’on l’excuse. Parfait. Ce qui montre bien qu’elle considérait son comportement comme anormal.
Hier soir, vers la fin du repas où nous étions 8, avant le dessert, j’ai voulu regarder un truc à la télé. Mon amie et ses enfants ont fait comme moi : c’est nul, c’est mal, ok, mais après une semaine où j’ai bossé comme un dingue, je voulais regarder cette niaiserie. Je suis assez conciliant avec les autres aussi pour ce genre de manquement aux règles d’une bonne éducation lisse et sans défaut, et j’autorise, occasionnellement et exceptionnellement que l’on se lève un peu plus tôt de table, pour aller à une autre activité. Hier soir c’était mon amie, ses enfants et moi.
Grande-majeure ou grande-ado, je ne sais plus, m’a reproché plus tard dans la soirée notre comportement : « ça ne ressemblait à rien ce repas, vous êtes partis avant la fin… blablabla ». Quant c’est grande-majeure qui arrive en retard parce qu’elle se lève à 13h00, ce n’est pas un problème. Quand c’est grande-ado qui se lève parce qu’elle a du travail à finir, ce n’est pas un problème.
Mais là c’était un problème.
Il faut dire qu’au moment où tout a dégénéré, il était 23h30, qu’ils étaient vautrés devant la télé et que je leur demandais de baisser le son car les enfants de mon amie étaient couchés et que je bossais pas très loin.
J’ai eu droit à à peu près tout, la conclusion étant que c’était mieux chez leur mère (un grand classique) et que leur beau-père était prêt à les prendre en permanence (phrase sortie du contexte bien évidemment, le propos n'étant pas "mes pauvres enfants,vous pouvez venir chez nous si vous voulez" mais plutôt "s'il le fallait, les enfants viendraient en parmanence chez nous, bien entendu").
Je suis d’un naturel patient,mais jusqu’à un certain point. Le point a été dépassé hier soir, largement. Je leur ai donc proposé de prendre leurs petites affaires et d’aller vivre chez leur mère, l’annexe du paradis.
Evidemment, chez leur mère, tout n‘est pas parfait, et je suis assez amusé de les entendre m’en faire les mérites quand une semaine plus tôt, ils me disaient du mal du caractère de leur mère et de l’attitude de leur beau-père.
Mais bon, c’est dit.
Par conséquent, ceux qui veulent partir chez leur mère partiront (si elle veut les prendre, j’imagine sa tête).
En revanche, il faut que leur mère arrête de me critiquer devant eux. Si seulement je pouvais couper les ponts. Le rêve.
Quand à vous mes enfants, je vais juste vous rappeler comment nous en sommes arrivés là. Juste une mise au point. Je ne suis pas parfait, j’ai une part de responsabilité, mais souvenez-vous du déroulement des faits.
Enfin, puisque malgré mes efforts constants, vous pensez que je ne fais pas ce qu’il faut et que j’ai trop de défauts, vous allez faire un choix, avant midi.
Pour ma part, je n’ai jamais été aussi près de l’envie de partir. Mais comme je suis plus vieux que vous, je tiendrais le coup, car je sais que c’est une étape.
Quoiqu’il en soit, ma patience n’est pas illimitée. J’ai un rendez-vous cette semaine (celle de mon anniversaire d’ailleurs !) pour la stratégie Europe du groupe où je travaille.
Et si je demandais un poste à l’étranger ?
mercredi 16 janvier 2008
Soirée pépère, soldes et ficelle
SOIREE CARICATURALE ADAPTéE à NOUVEAU Schéma
Nouvelle soirée à 4.
Journée bien remplie au boulot.
En arrivant à la maison, j'ai pris un verre de vin, je me suis mis dans un fauteuil et j'ai écouté « you are so beautiful » par Joe Cocker (c'est de la soupe c'est sur, mais j'ai un faible pour cette chanson). J'étais bien. La vraie image d'Épinal avec le père qui sirote son verre, après avoir abandonné son costume, bien calé dans un fauteuil en écoutant de la musique. Autour de lui, sa femme et ses enfants.
Sauf qu'en l'occurrence ce n'était ni ma femme ni mes enfants !!
SOLDES
Mon amie et ses enfants ont fait les soldes. J'étais très flatté que les enfants (8ans1/2 et 10ans) me montrent leurs achats. Je me dis qu'ils ne l'auraient pas fait pour le facteur ou le voisin d'en face. J'en déduis donc que je ne suis ni le facteur, ni le voisin d'en face, c'est une première conclusion, certes, mais surtout que je suis quelqu'un avec qui l'on souhaite partager quelque chose, échanger.
Important que les enfants « échangent » avec l'ami(e) de leur mère (père). Vive le dialogue dans la recomposition familiale.
LA FICELLE
Encore cette fameuse ficelle qui me coince depuis le divorce et la garde alternée (chercher dans des articles précédents si courage).
Le trinôme de choc (rien de péjoratif, il s'agit de mon amie et ses enfants) ont visité une maison qui a la bonne taille pour nous : 7 chambres + des salles de bains + un grand salon + 2 cuisines (la, c'est trop) + garage + cellier + bureau + le reste mais on s'en fixe car même sans le reste c'est déjà pas mal.
Le problème ? Le prix ? Disons que l'on pourrait se débrouiller et puis nous sommes en province, lecteur parisien, ne comparez pas avec les prix de Paris. C'est pas donné non plus mais c'est tout de même moins cher.
Non, le prix n'est pas le « problème » (car vous devinez que problème il y a).
Le problème c'est que c'est un peu loin de l'école et du collège de mes deux plus jeunes enfants. Et jamais leur mère ne voudra qu'ils en changent : normal, ils se trouvent dans la ville où elle habite.
Résumons : il s'agit d'une maison qui plairait à tout le monde, pas très loin d'une gare, d'un centre ville et de plein d'autres commodités (je pense aux ados), que l'on pourrait acheter et qu'on ne prendra pas parce qu'elle se trouve trop loin de la mère de mes enfants (si je résume, c'est ça) qui s'est enterrée dans un bled que son nouveau mari a choisi parce que c'est mieux pour son activité.
On sent presque poindre une pointe d'exaspération dans cette dernière phrase, non ? Ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux du tout. Ça m'em... disons que ça me contrarie fortement.
J'ai l'air gentil, conciliant, compréhensif, raisonnable (j'ai dit « j'ai l'air », je n'ai pas dit « je suis ») mais s'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est de me sentir coincé !! Et là, franchement, même avec la musique et le verre de vin, je me sens fait comme un rat. Typiquement le soir où il ne faut pas qu'elle m'appelle.
Nouvelle soirée à 4.
Journée bien remplie au boulot.
En arrivant à la maison, j'ai pris un verre de vin, je me suis mis dans un fauteuil et j'ai écouté « you are so beautiful » par Joe Cocker (c'est de la soupe c'est sur, mais j'ai un faible pour cette chanson). J'étais bien. La vraie image d'Épinal avec le père qui sirote son verre, après avoir abandonné son costume, bien calé dans un fauteuil en écoutant de la musique. Autour de lui, sa femme et ses enfants.
Sauf qu'en l'occurrence ce n'était ni ma femme ni mes enfants !!
SOLDES
Mon amie et ses enfants ont fait les soldes. J'étais très flatté que les enfants (8ans1/2 et 10ans) me montrent leurs achats. Je me dis qu'ils ne l'auraient pas fait pour le facteur ou le voisin d'en face. J'en déduis donc que je ne suis ni le facteur, ni le voisin d'en face, c'est une première conclusion, certes, mais surtout que je suis quelqu'un avec qui l'on souhaite partager quelque chose, échanger.
Important que les enfants « échangent » avec l'ami(e) de leur mère (père). Vive le dialogue dans la recomposition familiale.
LA FICELLE
Encore cette fameuse ficelle qui me coince depuis le divorce et la garde alternée (chercher dans des articles précédents si courage).
Le trinôme de choc (rien de péjoratif, il s'agit de mon amie et ses enfants) ont visité une maison qui a la bonne taille pour nous : 7 chambres + des salles de bains + un grand salon + 2 cuisines (la, c'est trop) + garage + cellier + bureau + le reste mais on s'en fixe car même sans le reste c'est déjà pas mal.
Le problème ? Le prix ? Disons que l'on pourrait se débrouiller et puis nous sommes en province, lecteur parisien, ne comparez pas avec les prix de Paris. C'est pas donné non plus mais c'est tout de même moins cher.
Non, le prix n'est pas le « problème » (car vous devinez que problème il y a).
Le problème c'est que c'est un peu loin de l'école et du collège de mes deux plus jeunes enfants. Et jamais leur mère ne voudra qu'ils en changent : normal, ils se trouvent dans la ville où elle habite.
Résumons : il s'agit d'une maison qui plairait à tout le monde, pas très loin d'une gare, d'un centre ville et de plein d'autres commodités (je pense aux ados), que l'on pourrait acheter et qu'on ne prendra pas parce qu'elle se trouve trop loin de la mère de mes enfants (si je résume, c'est ça) qui s'est enterrée dans un bled que son nouveau mari a choisi parce que c'est mieux pour son activité.
On sent presque poindre une pointe d'exaspération dans cette dernière phrase, non ? Ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux du tout. Ça m'em... disons que ça me contrarie fortement.
J'ai l'air gentil, conciliant, compréhensif, raisonnable (j'ai dit « j'ai l'air », je n'ai pas dit « je suis ») mais s'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est de me sentir coincé !! Et là, franchement, même avec la musique et le verre de vin, je me sens fait comme un rat. Typiquement le soir où il ne faut pas qu'elle m'appelle.
mardi 15 janvier 2008
"Un soupçon de je ne sais quoi" et "Apprendre à se connaître"
Quelques soucis sur la santé d'un des enfants et voilà que nous nous sommes appelés 5 fois au moins avec mon ex-femme.
C'est vrai, je ne la supporte plus. Elle non plus. Mais ce n'est pas la première fois que je remarque que nous aurions tendances à être un peu complices parfois. Ça m'énerve. Elle aussi sans doute. Alors on raccroche vite.
Il y a des fois où je ne lui en veux plus des vacheries qu'elle m'a faites, de la façon dont elle m'a pourri la vie. Je ne suis pas un sain non plus. Mais forcément, je considère qu'elle a plus de tord que moi.
Ne pas se méprendre. Aucune, mais aucune envie de me rapprocher d'elle. Mais, avec moi, c'est la personne la plus concernée par mes enfants, puisque ce sont aussi les siens ! Ceci fait un point commun pas négligeable.
Elle est à mes enfants. Elle appartient à mes enfants. Mes enfants ont besoin d'elle, ce qui lui donne de la valeur à mes yeux. Pour moi, elle existe au travers de mes enfants. Comment expliquer cela. J'ai peur de ne pas être clair.
**************************
Ce soir, nous étions 4 : mon amie, ses enfants et moi. Mon amie devait assister à une réunion parents profs et j'étais donc seul avec ses enfants. C'est une configuration rare. Je ne me souviens d'ailleurs pas avoir fait des trajets en voiture ou avoir été seul à la maison avec eux uniquement, pas plus que d'avoir préparé le repas pour ses enfants.
Il y a toujours une certaine gène au début, qui se dissipe petit à petit. Je leur pose des questions pour « détendre » l'atmosphère sur leur journée, les activités qu'ils ont pu avoir pendant le week-end chez leur père.
Après le repas, que nous avons pris tous les quatre, l'ambiance était parfaite. Un des enfants a d'ailleurs pris mon bras pour raconter l'histoire de je ne sais qui, qui a un éléphant qui monte les escaliers (coups sur le bras), suivi d'un perroquet (pincement de la peau) et d'un autre animal (torsion de la peau) et qui fini par ratisser (raclement des ongles). Oser toucher mon bras a du représenter un effort important à 10 ans !!
Après un peu plus d'un an, les enfants et les adultes apprennent encore et toujours à se connaître et à vivre ensemble.
C'est vrai, je ne la supporte plus. Elle non plus. Mais ce n'est pas la première fois que je remarque que nous aurions tendances à être un peu complices parfois. Ça m'énerve. Elle aussi sans doute. Alors on raccroche vite.
Il y a des fois où je ne lui en veux plus des vacheries qu'elle m'a faites, de la façon dont elle m'a pourri la vie. Je ne suis pas un sain non plus. Mais forcément, je considère qu'elle a plus de tord que moi.
Ne pas se méprendre. Aucune, mais aucune envie de me rapprocher d'elle. Mais, avec moi, c'est la personne la plus concernée par mes enfants, puisque ce sont aussi les siens ! Ceci fait un point commun pas négligeable.
Elle est à mes enfants. Elle appartient à mes enfants. Mes enfants ont besoin d'elle, ce qui lui donne de la valeur à mes yeux. Pour moi, elle existe au travers de mes enfants. Comment expliquer cela. J'ai peur de ne pas être clair.
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Ce soir, nous étions 4 : mon amie, ses enfants et moi. Mon amie devait assister à une réunion parents profs et j'étais donc seul avec ses enfants. C'est une configuration rare. Je ne me souviens d'ailleurs pas avoir fait des trajets en voiture ou avoir été seul à la maison avec eux uniquement, pas plus que d'avoir préparé le repas pour ses enfants.
Il y a toujours une certaine gène au début, qui se dissipe petit à petit. Je leur pose des questions pour « détendre » l'atmosphère sur leur journée, les activités qu'ils ont pu avoir pendant le week-end chez leur père.
Après le repas, que nous avons pris tous les quatre, l'ambiance était parfaite. Un des enfants a d'ailleurs pris mon bras pour raconter l'histoire de je ne sais qui, qui a un éléphant qui monte les escaliers (coups sur le bras), suivi d'un perroquet (pincement de la peau) et d'un autre animal (torsion de la peau) et qui fini par ratisser (raclement des ongles). Oser toucher mon bras a du représenter un effort important à 10 ans !!
Après un peu plus d'un an, les enfants et les adultes apprennent encore et toujours à se connaître et à vivre ensemble.
samedi 29 décembre 2007
Impossible de s'y faire.
J'ai déposé les enfants chez leur mère après les avoir eu une semaine de vacances.
C'est dur. C'est presque inhumain. Je crois que j'en aurai presque pleuré. Tous les divorcés connaissent ça. C'est une déchirure. Ils ont été adorables toute la semaine (ils ont été bien gâtés à Noël, certes), l'ambiance était idyllique. Voir leurs sacs dans l'entrée, les voir avec leur manteau, charger les sacs dans la voiture, monter dans la voiture, rouler, tout à été douloureux pour moi.
En arrivant là-bas, j'ai vu leur mère. J'ai eu l'impression qu'elle commençait à râler. Un truc du genre : « on allait se coucher ». Mais peu importe. Je ne sais pas si elle a réellement râlé mais ça m'a permis d'être désagréable - en pensée seulement – et cela m'a défoulé et calmé.
Demain mon père part aussi, avec des amis qui habitent pas loin de chez lui. Je ne ferai pas l'aller-retour (8 à 10h de route en temps normal). Le mauvais fils a donc mauvaise conscience. Pas de laisser son père partir avec des amis, non, il est d'accord et cela n'a pas grande importance. Mauvaise conscience de ne pas réussir à purger le passé.
Il est tard. Tout ceux qui sont encore là dorment (mon amie, nos amis et mon père). L'impression de vide est immense. Ça passera, ça passe toujours, tous les 15 jours c'est la même chose. C'est inhumain la paternité à mi-temps. Mais que faire d'autre ?
C'est dur. C'est presque inhumain. Je crois que j'en aurai presque pleuré. Tous les divorcés connaissent ça. C'est une déchirure. Ils ont été adorables toute la semaine (ils ont été bien gâtés à Noël, certes), l'ambiance était idyllique. Voir leurs sacs dans l'entrée, les voir avec leur manteau, charger les sacs dans la voiture, monter dans la voiture, rouler, tout à été douloureux pour moi.
En arrivant là-bas, j'ai vu leur mère. J'ai eu l'impression qu'elle commençait à râler. Un truc du genre : « on allait se coucher ». Mais peu importe. Je ne sais pas si elle a réellement râlé mais ça m'a permis d'être désagréable - en pensée seulement – et cela m'a défoulé et calmé.
Demain mon père part aussi, avec des amis qui habitent pas loin de chez lui. Je ne ferai pas l'aller-retour (8 à 10h de route en temps normal). Le mauvais fils a donc mauvaise conscience. Pas de laisser son père partir avec des amis, non, il est d'accord et cela n'a pas grande importance. Mauvaise conscience de ne pas réussir à purger le passé.
Il est tard. Tout ceux qui sont encore là dorment (mon amie, nos amis et mon père). L'impression de vide est immense. Ça passera, ça passe toujours, tous les 15 jours c'est la même chose. C'est inhumain la paternité à mi-temps. Mais que faire d'autre ?
Libellés :
Déposer les enfants chez l'autre,
les "ex",
Mon père
mardi 25 décembre 2007
Réveillon de Noël... fini
Le réveillon se profile.
J'ai pu trouver un sapin à 17h00.
J'ai résisté puis j'ai cédé.
Les enfants s'activent. Ils ont déjà décoré l'arbre et commencent à préparer le repas.
Je vais les aider. Chez moi, le réveillon est plutôt une sorte d'apéritif dînatoire.
Mon père est au milieu. Il regarde. Je crois qu'il est content.
J'avais compris que nous faisions des cadeaux groupés avec la mère des enfants. J'ai du mal comprendre. Comme d'habitude. Je crois qu'au début (il y a longtemps) j'étais convaincu d'avoir mal compris. Maintenant, je suis convaincu de sa mauvaise foi. Alors je n'écoute qu'à moitié, car ça n'a pas grande importance. Elle dira ce qu'elle voudra et éventuellement son contraire et pourra encore changer d'avis. Ensuite, quand elle commencera à monter dans les régimes, je lui dirai que ce n'est pas grave, que « j'ai du mal comprendre » parce qu'en fait, je m'en fous.
C'est incroyable de se dire que l'on a vécu si longtemps ensemble, j'ai du mal à le croire aujourd'hui. Lorsque je discute avec d'autres personnes séparées ou divorcées, elles ont la même impression. « Comment ai-je pu vivre tant d'années avec lui ou elle ».
Je pense que l'on s'habitue. Pour prendre une métaphore pas très sympa, c'est comme une douleur à laquelle on s'habitue, comme une gène. Il n'y a que quand elle cesse que l'on se dit : « mince, mais je supportais ça moi ? Ça faisait mal ! ».
***************************
Le réveillon est fini.
Mes enfants m'ont dit : « On est impatient d'être à Noël, au début ça parait loin, et puis on prépare de plus en plus de chose, on finit dans la panique et... c'est passé ». Le réveillon, c'est une soirée, une toute petite soirée.
Nous avons passé un moment agréable, tous les 5 avec mon père. Simple, très simple.
Demain nous faisons les transferts. Mes enfants vont chez leur mère. Mon amie passe à la maison, nous déposons ses enfants chez leur père et nous allons chez ses parents.
Quel « merdier » tout ça.
Toutes ces fêtes « familiales » sont des casse-têtes. Noël, anniversaire... il faut partager le moment dans 2 familles. Éviter la surenchère aussi. Pas de cadeaux plus beaux chez l'un que chez l'autre. C'est pourquoi les cadeaux groupés, c'est pas mal. Reste qu'il faut savoir qui le donne le « cadeau groupé ». Négociations encore. Rien de dramatique.
Parfois, je me dis que couper complètement les ponts est aussi une bonne chose. Plus de contact avec l'autre. Mais est-ce réellement réalisable ? J'ai du mal à le croire.
J'ai pu trouver un sapin à 17h00.
J'ai résisté puis j'ai cédé.
Les enfants s'activent. Ils ont déjà décoré l'arbre et commencent à préparer le repas.
Je vais les aider. Chez moi, le réveillon est plutôt une sorte d'apéritif dînatoire.
Mon père est au milieu. Il regarde. Je crois qu'il est content.
J'avais compris que nous faisions des cadeaux groupés avec la mère des enfants. J'ai du mal comprendre. Comme d'habitude. Je crois qu'au début (il y a longtemps) j'étais convaincu d'avoir mal compris. Maintenant, je suis convaincu de sa mauvaise foi. Alors je n'écoute qu'à moitié, car ça n'a pas grande importance. Elle dira ce qu'elle voudra et éventuellement son contraire et pourra encore changer d'avis. Ensuite, quand elle commencera à monter dans les régimes, je lui dirai que ce n'est pas grave, que « j'ai du mal comprendre » parce qu'en fait, je m'en fous.
C'est incroyable de se dire que l'on a vécu si longtemps ensemble, j'ai du mal à le croire aujourd'hui. Lorsque je discute avec d'autres personnes séparées ou divorcées, elles ont la même impression. « Comment ai-je pu vivre tant d'années avec lui ou elle ».
Je pense que l'on s'habitue. Pour prendre une métaphore pas très sympa, c'est comme une douleur à laquelle on s'habitue, comme une gène. Il n'y a que quand elle cesse que l'on se dit : « mince, mais je supportais ça moi ? Ça faisait mal ! ».
***************************
Le réveillon est fini.
Mes enfants m'ont dit : « On est impatient d'être à Noël, au début ça parait loin, et puis on prépare de plus en plus de chose, on finit dans la panique et... c'est passé ». Le réveillon, c'est une soirée, une toute petite soirée.
Nous avons passé un moment agréable, tous les 5 avec mon père. Simple, très simple.
Demain nous faisons les transferts. Mes enfants vont chez leur mère. Mon amie passe à la maison, nous déposons ses enfants chez leur père et nous allons chez ses parents.
Quel « merdier » tout ça.
Toutes ces fêtes « familiales » sont des casse-têtes. Noël, anniversaire... il faut partager le moment dans 2 familles. Éviter la surenchère aussi. Pas de cadeaux plus beaux chez l'un que chez l'autre. C'est pourquoi les cadeaux groupés, c'est pas mal. Reste qu'il faut savoir qui le donne le « cadeau groupé ». Négociations encore. Rien de dramatique.
Parfois, je me dis que couper complètement les ponts est aussi une bonne chose. Plus de contact avec l'autre. Mais est-ce réellement réalisable ? J'ai du mal à le croire.
mercredi 19 décembre 2007
Restriction sur les communications vers le père...
Cette dernière semaine avant les congés me laisse peu de temps pour écrire. C'est « voyageot-boulot- dodo ».
Reçu un email de la grande majeure qui commençait par « mon petit papa chéri ». Je suis devenu liquide pendant un bon moment, j'ai fondu (un exploit par le froid qu'il fait).
Je ne ferai pas comme tout le monde : j'ai hate de vivre ces fêtes de fin d'année.
Pour le réveillon de Noël, je serai avec mes enfants et mon père et le jour de Noël avec mon père et mon amie chez ses parents. Mes enfants seront chez leur mère (24 au soir chez moi, 25 à midi chez elle. L'année prochaine, le contraire).
Ma plus jeune fille est contente que mon père rencontre les parents de mon amie. Pour elle, c'est « normal » et c'est « bien ». Je pense que pour elle, ça ressemble à une famille, à une tribu. Petite gosse mignonne.
Nouvel an chez une amie. La « femme » dans un ancien couple bientôt divorcé d'amis du couple que nous étions avec mon ex-femme (il faut suivre !). Lui ne sera pas là, il a « pété » les plombs et devenait violent avec elle. Mon ex-femme non plus ne sera pas là, ça coule de source. En revanche mes deux plus jeunes enfants et les enfants de mon amie viendront avec nous. Les aînées se font un luxe de ne pas nous accompagner. J'ai proposé de leur laisser la maison. Pas complètement désintéressée ma proposition : ça me permet d'être sûr de savoir où ils sont et d'éviter qu'ils soient en voiture. Pourvu qu'ils acceptent !!
Mon fils m'a appelé à voix basse sur mon portable vers 21h30. A la fin de la discussion, j'ai cru mal comprendre, car j'ai compris qu'il parlait doucement pour que sa mère ne sache pas qu'il m'appelait, car elle n'aime pas trop qu'il m'appelle quand il est chez elle (encore une phrase longue et difficilement compréhensible. Il faut la relire lentement, ça aide). Je me suis dit : « non, ça ne peut pas être ça, il parlait doucement car il était tard et avait peur de se faire gronder pour cette raison ».
Et puis, j'ai eu ma fille aînée (la grande majeure qui m'a appelé "petit papa chéri"...). Et elle m'a confirmé que leur mère n'aime pas trop qu'ils m'appellent quand ils sont chez elle. Si je n'avais pas été assis, je serai tombé le cul par terre. Si je ne me contrôlais pas, je dirais : « putain, qu'elle est conne !! ». Mais comme je suis bien élevé et toujours maître de mes émotions, je dirais seulement : « la connasse !! ».
Après tout, je m'en fiche. Ce qui compte c'est que mes enfants pensent à moi et souhaitent me parler. Mais c'est contrariant.
Je ne dirais rien de cette affaire, pas de commentaires, ni à elle, ni à eux. Qu'elle serait l'intérêt ? Elle niera et les enfants seront mal à l'aise. Elle est tout de même vachement « gourdasse ». De quoi a-t'elle peur ?
Il y a tout de même des fois où il est difficile de rester raisonnable (même quand on est spécialisé en arrondissage d'angles...). Mais je tiendrai le coup. Je taperai juste un peu plus fort dans un sac de frappe ou j'essayerai de courir plus longtemps pour me défouler !! A moins que je ne repasse au bureau...
Reçu un email de la grande majeure qui commençait par « mon petit papa chéri ». Je suis devenu liquide pendant un bon moment, j'ai fondu (un exploit par le froid qu'il fait).
Je ne ferai pas comme tout le monde : j'ai hate de vivre ces fêtes de fin d'année.
Pour le réveillon de Noël, je serai avec mes enfants et mon père et le jour de Noël avec mon père et mon amie chez ses parents. Mes enfants seront chez leur mère (24 au soir chez moi, 25 à midi chez elle. L'année prochaine, le contraire).
Ma plus jeune fille est contente que mon père rencontre les parents de mon amie. Pour elle, c'est « normal » et c'est « bien ». Je pense que pour elle, ça ressemble à une famille, à une tribu. Petite gosse mignonne.
Nouvel an chez une amie. La « femme » dans un ancien couple bientôt divorcé d'amis du couple que nous étions avec mon ex-femme (il faut suivre !). Lui ne sera pas là, il a « pété » les plombs et devenait violent avec elle. Mon ex-femme non plus ne sera pas là, ça coule de source. En revanche mes deux plus jeunes enfants et les enfants de mon amie viendront avec nous. Les aînées se font un luxe de ne pas nous accompagner. J'ai proposé de leur laisser la maison. Pas complètement désintéressée ma proposition : ça me permet d'être sûr de savoir où ils sont et d'éviter qu'ils soient en voiture. Pourvu qu'ils acceptent !!
Mon fils m'a appelé à voix basse sur mon portable vers 21h30. A la fin de la discussion, j'ai cru mal comprendre, car j'ai compris qu'il parlait doucement pour que sa mère ne sache pas qu'il m'appelait, car elle n'aime pas trop qu'il m'appelle quand il est chez elle (encore une phrase longue et difficilement compréhensible. Il faut la relire lentement, ça aide). Je me suis dit : « non, ça ne peut pas être ça, il parlait doucement car il était tard et avait peur de se faire gronder pour cette raison ».
Et puis, j'ai eu ma fille aînée (la grande majeure qui m'a appelé "petit papa chéri"...). Et elle m'a confirmé que leur mère n'aime pas trop qu'ils m'appellent quand ils sont chez elle. Si je n'avais pas été assis, je serai tombé le cul par terre. Si je ne me contrôlais pas, je dirais : « putain, qu'elle est conne !! ». Mais comme je suis bien élevé et toujours maître de mes émotions, je dirais seulement : « la connasse !! ».
Après tout, je m'en fiche. Ce qui compte c'est que mes enfants pensent à moi et souhaitent me parler. Mais c'est contrariant.
Je ne dirais rien de cette affaire, pas de commentaires, ni à elle, ni à eux. Qu'elle serait l'intérêt ? Elle niera et les enfants seront mal à l'aise. Elle est tout de même vachement « gourdasse ». De quoi a-t'elle peur ?
Il y a tout de même des fois où il est difficile de rester raisonnable (même quand on est spécialisé en arrondissage d'angles...). Mais je tiendrai le coup. Je taperai juste un peu plus fort dans un sac de frappe ou j'essayerai de courir plus longtemps pour me défouler !! A moins que je ne repasse au bureau...
mercredi 5 décembre 2007
Malsain
Je n'ai pas pu m'en empêcher.
Quand un des enfants de mon amie a dit au téléphone à son père : « tu prends le jeu le moins cher, l'autre c'est maman qui le prend », j'ai commencé à dresser l'oreille.
Quand sa mère lui a demandé : « mais pourquoi as-tu dit ça ?? » et que l'enfant a répondu : « mais Papa te donne 210 € par mois ! », là, je n'ai pas pu me retenir.
J'ai dit du fond de la pièce : « les histoires d'argent entre les parents, ce n'est pas pour les enfants, c'est malsain que les enfants s'en occupent ». ça a jeté un froid.
Ensuite j'ai expliqué que dans un divorce, il y avait des histoires d'argent entre les parents, que moi aussi j'avais donné de l'argent et que je donnais de l'argent à la mère de mes enfants. Qu'un notaire et un juge avaient décidé et défini ce qu'il fallait faire. Mais que tout ça, nous n'en avions pas parlé à mes enfants. Ce n'est pas un secret, mais ce sont des histoires d'adultes. Ça ne doit pas faire partie de la préoccupation d'enfants de 8 et 10 ans.
Quand ses enfants étaient dans leur chambre, je suis monté. J'ai dit que je n'avais pas grondé mais que pour moi, les enfants ne doivent pas s'occuper de ça.
Ensuite, il y a eu explications entre la mère et ses enfants (je suis allé à l'autre bout de la maison). Il y a eu larmes et excuses.
Non, je ne pense pas être sorti de mon rôle. J'ai été un avis extérieur. Je n'ai pas porté de jugement sur leurs parents. Et les enfants ont pris conscience que c'était quelque chose de grave qu'ils avaient dit. Parce que je résume, mais le reste de la discussion était une mise en accusation de leur mère qui prenait tout l'argent de leur père.
Je n'ai pas dit aux enfants que pour moi, un adulte qui se sert de ses enfants, qui les manipule, qui veut se faire passer pour la victime (lui qui a récupéré une maison sous-estimée, qui verse une pension tellement faible à leur mère pour deux enfants que je ne savais même pas que c'était possible quand on a un emploi décent), c'est minable, c'est misérable, c'est honteux, c'est lamentable. Là, je serais sorti de mon rôle et j'aurais perdu toute crédibilité.
Je crois qu'il faut savoir rester digne dans la vie. Le mot « adulte » doit prendre toute sa signification dans certaines situations. Je dirai juste, gare au retour de bâton, mon gaillard.
Les enfants savent reconnaître qui les met dans des situations ou qui a des propos qui les dérangent. Un jour ou l'autre, ils analysent... et jugent...
Quand un des enfants de mon amie a dit au téléphone à son père : « tu prends le jeu le moins cher, l'autre c'est maman qui le prend », j'ai commencé à dresser l'oreille.
Quand sa mère lui a demandé : « mais pourquoi as-tu dit ça ?? » et que l'enfant a répondu : « mais Papa te donne 210 € par mois ! », là, je n'ai pas pu me retenir.
J'ai dit du fond de la pièce : « les histoires d'argent entre les parents, ce n'est pas pour les enfants, c'est malsain que les enfants s'en occupent ». ça a jeté un froid.
Ensuite j'ai expliqué que dans un divorce, il y avait des histoires d'argent entre les parents, que moi aussi j'avais donné de l'argent et que je donnais de l'argent à la mère de mes enfants. Qu'un notaire et un juge avaient décidé et défini ce qu'il fallait faire. Mais que tout ça, nous n'en avions pas parlé à mes enfants. Ce n'est pas un secret, mais ce sont des histoires d'adultes. Ça ne doit pas faire partie de la préoccupation d'enfants de 8 et 10 ans.
Quand ses enfants étaient dans leur chambre, je suis monté. J'ai dit que je n'avais pas grondé mais que pour moi, les enfants ne doivent pas s'occuper de ça.
Ensuite, il y a eu explications entre la mère et ses enfants (je suis allé à l'autre bout de la maison). Il y a eu larmes et excuses.
Non, je ne pense pas être sorti de mon rôle. J'ai été un avis extérieur. Je n'ai pas porté de jugement sur leurs parents. Et les enfants ont pris conscience que c'était quelque chose de grave qu'ils avaient dit. Parce que je résume, mais le reste de la discussion était une mise en accusation de leur mère qui prenait tout l'argent de leur père.
Je n'ai pas dit aux enfants que pour moi, un adulte qui se sert de ses enfants, qui les manipule, qui veut se faire passer pour la victime (lui qui a récupéré une maison sous-estimée, qui verse une pension tellement faible à leur mère pour deux enfants que je ne savais même pas que c'était possible quand on a un emploi décent), c'est minable, c'est misérable, c'est honteux, c'est lamentable. Là, je serais sorti de mon rôle et j'aurais perdu toute crédibilité.
Je crois qu'il faut savoir rester digne dans la vie. Le mot « adulte » doit prendre toute sa signification dans certaines situations. Je dirai juste, gare au retour de bâton, mon gaillard.
Les enfants savent reconnaître qui les met dans des situations ou qui a des propos qui les dérangent. Un jour ou l'autre, ils analysent... et jugent...
lundi 3 décembre 2007
Arrondisseur d'angles
Arrondisseur d'angle.
C'est ma tache. A la maison, au travail.
C'est un peu pesant.
J'ai eu la grande majeur et mon ex-femme, sa mère. Elles ne se parlent plus. Alors j'ai eu la mère qui me demandait si j'avais eu sa fille. Oui, mais le matin seulement alors j'ai appelé et je l'ai eu tout de suite sa fille. Elle me répond, mais pas à sa mère. Puis j'ai eu sa mère. Je lui ai dit que j'avais eu sa fille.
J'ai pu ainsi écouter les récriminations de chacune. Il faut encore que je rappelle « notre » fille (ben, oui, c'est toujours notre fille...).
Dans la journée, j'arrondis les angles. Pour que les crétins qui sont là bossent ensemble, dans un sens qui nous permette de conserver les salaires qui nous aident à vivre. Je gueule d'abord puis j'arrondis. Parce que si tu gueules tout le temps, plus personne n'écoute. Il faut gueuler quand tu peux surprendre.
J'arrondis les angles. Est-ce que j'arrondis le dos aussi ? Il faudra que je regarde. Je ne voudrais pas finir bossu.
A part ça ? C'est bon de se plaindre de temps en temps. Vivement la fête des commerçants. Je veux dire vivement Noël.
Il y a des fois où l'on se sent fort.
Des fois où l'on se sent au bord du bord du bord du trou.
Des fois où l'on s'en fout (c'est le pire je crois. Ne plus réagir, c'est le pire).
Et encore ?
Et bien week-end sympa à deux. Il y avait un « truc » qui planait entre nous deux. J'explique.
Mon amie a accepté de garder ses enfants mercredi alors que nous avions décidé de faire tous les deux les courses de Noël. J'avais posé un jour alors je lui ai dit : « ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas, je prendrai un jour une autre fois, sans doute mon lundi... ». Elle travaille le lundi. Elle était vexée. Vexée par le fait que je préfère prendre un jour où nous elle n'était pas en congés plutôt que de passer le mercredi avec elle et ses enfants. Mais j'étais contrarié qu'elle ne m'en ait pas parlé avant de prendre cette décision.
Le sujet est venu rapidement sur le tapis dans la voiture vendredi soir. Et tout c'est arrangé.
Comme il est difficile de dire que l'on aime quand on a été déçu. Comme il est difficile d'avancer à découvert, avec ses sentiments bien visibles. On a peur de se faire tirer comme un lapin. Alors on ne dit rien et le malentendu s'installe. Le malaise s'installe. Ce week-end nous avons réussi à évoquer le sujet, à désamorcer la bombe. En sera t'il toujours ainsi ? Pas sûr. Le dialogue c'est tout. La seule et unique solution.
Il faudrait s'en souvenir tout le temps, à tout moment...
C'est ma tache. A la maison, au travail.
C'est un peu pesant.
J'ai eu la grande majeur et mon ex-femme, sa mère. Elles ne se parlent plus. Alors j'ai eu la mère qui me demandait si j'avais eu sa fille. Oui, mais le matin seulement alors j'ai appelé et je l'ai eu tout de suite sa fille. Elle me répond, mais pas à sa mère. Puis j'ai eu sa mère. Je lui ai dit que j'avais eu sa fille.
J'ai pu ainsi écouter les récriminations de chacune. Il faut encore que je rappelle « notre » fille (ben, oui, c'est toujours notre fille...).
Dans la journée, j'arrondis les angles. Pour que les crétins qui sont là bossent ensemble, dans un sens qui nous permette de conserver les salaires qui nous aident à vivre. Je gueule d'abord puis j'arrondis. Parce que si tu gueules tout le temps, plus personne n'écoute. Il faut gueuler quand tu peux surprendre.
J'arrondis les angles. Est-ce que j'arrondis le dos aussi ? Il faudra que je regarde. Je ne voudrais pas finir bossu.
A part ça ? C'est bon de se plaindre de temps en temps. Vivement la fête des commerçants. Je veux dire vivement Noël.
Il y a des fois où l'on se sent fort.
Des fois où l'on se sent au bord du bord du bord du trou.
Des fois où l'on s'en fout (c'est le pire je crois. Ne plus réagir, c'est le pire).
Et encore ?
Et bien week-end sympa à deux. Il y avait un « truc » qui planait entre nous deux. J'explique.
Mon amie a accepté de garder ses enfants mercredi alors que nous avions décidé de faire tous les deux les courses de Noël. J'avais posé un jour alors je lui ai dit : « ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas, je prendrai un jour une autre fois, sans doute mon lundi... ». Elle travaille le lundi. Elle était vexée. Vexée par le fait que je préfère prendre un jour où nous elle n'était pas en congés plutôt que de passer le mercredi avec elle et ses enfants. Mais j'étais contrarié qu'elle ne m'en ait pas parlé avant de prendre cette décision.
Le sujet est venu rapidement sur le tapis dans la voiture vendredi soir. Et tout c'est arrangé.
Comme il est difficile de dire que l'on aime quand on a été déçu. Comme il est difficile d'avancer à découvert, avec ses sentiments bien visibles. On a peur de se faire tirer comme un lapin. Alors on ne dit rien et le malentendu s'installe. Le malaise s'installe. Ce week-end nous avons réussi à évoquer le sujet, à désamorcer la bombe. En sera t'il toujours ainsi ? Pas sûr. Le dialogue c'est tout. La seule et unique solution.
Il faudrait s'en souvenir tout le temps, à tout moment...
jeudi 15 novembre 2007
Réunion parents / profs
Je me répète de plus en plus sur ce blog. Ma vie n'est pas passionnante au point de pouvoir écrire souvent à son sujet. Devrais-je le fermer ? N'y passer qu'une fois par mois ? On verra ça.
Ce soir, nous sommes 5. Les enfants et moi. Merde ! Qu'est-ce que je les aime !! Ils m'énervent mais je les adore. C'est rare que nous soyons tous les 5 maintenant.
Un peu plus tôt, il y avait la réunion parents / professeurs de mon fils. Sa mère et moi nous sommes retrouvés au collège, avec lui.
Je ne me suis jamais senti à l'aise avec les enseignants. Ça ne changera pas. J'ai un gros défaut, je jauge toujours la capacité de nuisance de l'autre. Et là, je la trouve toujours plus importante que la mienne. Inutile de se lancer dans une discussion sur le manque de supports donnés par le professeur, sur la difficulté à comprendre les explications fournies. Critiquer, c'est exposer son enfant à la rancune de son enseignant. Ne pas généraliser bien sûr. Mais comment savoir ?
Surtout ne pas généraliser. D'ailleurs sa prof principale est épatante. Une grande femme rousse énergique qui l'a félicité, le valorise, le pousse à prendre de l'assurance, à continuer à faire des efforts. Une prof comme j'aurais aimé en avoir !
Sa mère a parlé tout le temps. Elle, elle ne le valorise pas. Elle ne s'en rend pas compte. Je ne dis rien ou presque, inutile. Pendant des années j'ai essayé. Alors maintenant, je laisse dire. Je rajoute juste 2 mots de temps en temps, pour compenser. Plus envie de ma battre avec elle. Je me demande comment nous avons pu vivre si longtemps ensemble. C'est fou comme on perd rapidement l'habitude de l'autre. Je ne comprends réellement pas comment j'ai pu la supporter.
Non pas qu'elle soit insupportable, mais nous sommes si défférents.
Sinon, Noël approche. Comment allons-nous nous organiser ? Chez qui ? Avec qui ? Va falloir négocier avec les ex-conjoints. Nous aurons les enfants au nouvel an, je serai bien obligé de faire quelque chose cette fois. Mon amie a la même passion que moi pour le nouvel an... Mais nous allons faire des efforts – et nous mettre sur notre 31 (je sais, c'était facile) – pour l'occasion.
Que dire de plus pour aujourd'hui ? J'ai une furieuse envie de changer de boulot !! Mais ça, c'est une autre histoire.
Ce soir, nous sommes 5. Les enfants et moi. Merde ! Qu'est-ce que je les aime !! Ils m'énervent mais je les adore. C'est rare que nous soyons tous les 5 maintenant.
Un peu plus tôt, il y avait la réunion parents / professeurs de mon fils. Sa mère et moi nous sommes retrouvés au collège, avec lui.
Je ne me suis jamais senti à l'aise avec les enseignants. Ça ne changera pas. J'ai un gros défaut, je jauge toujours la capacité de nuisance de l'autre. Et là, je la trouve toujours plus importante que la mienne. Inutile de se lancer dans une discussion sur le manque de supports donnés par le professeur, sur la difficulté à comprendre les explications fournies. Critiquer, c'est exposer son enfant à la rancune de son enseignant. Ne pas généraliser bien sûr. Mais comment savoir ?
Surtout ne pas généraliser. D'ailleurs sa prof principale est épatante. Une grande femme rousse énergique qui l'a félicité, le valorise, le pousse à prendre de l'assurance, à continuer à faire des efforts. Une prof comme j'aurais aimé en avoir !
Sa mère a parlé tout le temps. Elle, elle ne le valorise pas. Elle ne s'en rend pas compte. Je ne dis rien ou presque, inutile. Pendant des années j'ai essayé. Alors maintenant, je laisse dire. Je rajoute juste 2 mots de temps en temps, pour compenser. Plus envie de ma battre avec elle. Je me demande comment nous avons pu vivre si longtemps ensemble. C'est fou comme on perd rapidement l'habitude de l'autre. Je ne comprends réellement pas comment j'ai pu la supporter.
Non pas qu'elle soit insupportable, mais nous sommes si défférents.
Sinon, Noël approche. Comment allons-nous nous organiser ? Chez qui ? Avec qui ? Va falloir négocier avec les ex-conjoints. Nous aurons les enfants au nouvel an, je serai bien obligé de faire quelque chose cette fois. Mon amie a la même passion que moi pour le nouvel an... Mais nous allons faire des efforts – et nous mettre sur notre 31 (je sais, c'était facile) – pour l'occasion.
Que dire de plus pour aujourd'hui ? J'ai une furieuse envie de changer de boulot !! Mais ça, c'est une autre histoire.
mercredi 7 novembre 2007
Amusant
Tout à l'heure, je suis allé dire au revoir à mes ex-beaux parents, avec mon amie, chez mon ex-femme et son nouveau mari. Amusant, non ?
La petite fille de mon ex-femme a fait un effort (elle a 2 ans), elle m'a appelé par mon prénom et non "papa" comme elle le fait parfois (et là, il faut voir la tête de sa mère et de son père...). Mais quand son père est entré dans la pièce, elle l'a appelé par mon prénom !!
C'est fou comme il suffit de peu de choses pour m'amuser !
La petite fille de mon ex-femme a fait un effort (elle a 2 ans), elle m'a appelé par mon prénom et non "papa" comme elle le fait parfois (et là, il faut voir la tête de sa mère et de son père...). Mais quand son père est entré dans la pièce, elle l'a appelé par mon prénom !!
C'est fou comme il suffit de peu de choses pour m'amuser !
mercredi 31 octobre 2007
Journal de bord de l’équipée à Paris, cinquième jour.
C’est clair, j’ai perdu l’habitude. Perdu l’habitude de la foule qui court, qui fonce, qui bouscule, du métro, du bruit, de l’odeur… Certes, la vie culturelle est riche mais c’est bien tout. Je ne vais pas critiquer Paris, j’aime cette ville mais… en août !!
Les enfants sont ravis. Musée du Louvre, Invalides, Cité des Sciences, Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Beaubourg (pardon « Centre Georges Pompidou »), les Halles…
Ils ont épuisés, ont mal aux pieds mais sont heureux. Je ne parle même pas du fait de partager repas et soirée avec mon oncle, ma tante et ma cousine, c’est la cerise sur le gâteau. Ce sont des divinités mes enfants ici.
Ce qui est épatant, c’est que quand ils parlent de leur mère, il n’y a pas de phrases assassines qui fusent : c’est un progrès. Je pense que ma cousine n’y est pas pour rien. C’est tellement mieux de ne pas mêler les enfants aux histoires des parents.
Nous rentrons un jour plus tôt que prévu. Je dois les déposer chez leur mère et revenir vendredi pour les obsèques.
Comme c’est agréable de les avoir pour moi tout seul mes enfants. Si j’osais je dirais que c’est un avantage indéniable de la séparation. Si j’osais… j’ose !!
Les enfants sont ravis. Musée du Louvre, Invalides, Cité des Sciences, Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Beaubourg (pardon « Centre Georges Pompidou »), les Halles…
Ils ont épuisés, ont mal aux pieds mais sont heureux. Je ne parle même pas du fait de partager repas et soirée avec mon oncle, ma tante et ma cousine, c’est la cerise sur le gâteau. Ce sont des divinités mes enfants ici.
Ce qui est épatant, c’est que quand ils parlent de leur mère, il n’y a pas de phrases assassines qui fusent : c’est un progrès. Je pense que ma cousine n’y est pas pour rien. C’est tellement mieux de ne pas mêler les enfants aux histoires des parents.
Nous rentrons un jour plus tôt que prévu. Je dois les déposer chez leur mère et revenir vendredi pour les obsèques.
Comme c’est agréable de les avoir pour moi tout seul mes enfants. Si j’osais je dirais que c’est un avantage indéniable de la séparation. Si j’osais… j’ose !!
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