Pages

Affichage des articles dont le libellé est Communauté au quotitien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Communauté au quotitien. Afficher tous les articles

vendredi 4 mars 2011

Demain

Demain. Enfin "demain" d'ici et "aujourd'hui" là bas en France, grande aînée sort définitivement du centre. Content mais angoissé, c'est ce que je suis. Sa mère aussi j'imagine. C'est chez elle qu'elle a fait ce qui a nécessité d'aller aux urgences 2 fois.

Et moi, je suis loin. Demain soir à New York, dimanche soir dans une autre état* (pas d'esprit, état géographique, bien que les deux ne soient pas incompatibles).

Je suis maintenant 100% propriètaire de notre ancien nid communautaire. C'est arrivé il y a peu quand le notaire et ma-dame ont été payés. Voilà mon compte plus léger de quelques dizaines de milliers d'euros (qu'il n'avait pas il y a quelques semaines. Le passage sur le compte a été rapide, mais j'aimais bien cette somme rondelette...). Il faut que je calcule les impôts que je vais payer... 32% supplémentaires des taxes foncière et d'habitation. Plus 33% de la taxe d'habitation de l'appartement des filles que le copain à déserté. On ne devrait pas toujours parler et penser à l'argent. On devrait en avoir suffisamment pour l'oublier...


*"tes états d'âme sont pour moi Eric, comme les Etats d'Amériques...". Mais comment s'appelait ce groupe !

jeudi 6 janvier 2011

C’est vrai que je laisse un peu tomber ce journal en ce moment.

Il faut avancer par étapes.

FIN DE LA COMMUNAUTÉ :

Nous n’habiterons plus ensemble, c’est décidé et presque signé. Ma-dame cherche un appartement et moi l’équivalent en monnaie sonnante et trébuchante de sa part de la maison. Car j’ai décidé de garder la maison.

Je n’en éprouve aucune tristesse pas plus que je ne me sens coupable. Ça ne marche pas, c’est fini, c’est très simple. J’ai même une certaine hâte à me retrouver seul avec mes enfants.

Nous ne nous séparons pas –enfin par pour l’instant (tout dépend des propositions que je pourrais avoir , je sais, c’est méchant mais écrivez toujours au blog qui transmettra, on ne sait jamais) , nous séparons nos lieux de vie.

UN APPARTEMENT POUR MON PÈRE :

Il aura une chambre chez MOI mais il souhaite, tant qu’il le peut, avoir un peu d’indépendance. Il accepte donc de venir dans notre ville de province mais n’habitera pas en permanence avec nous. Nous passerons des jours de semaine, des week-ends, des vacances ensemble sous le même toi mais il aura sa garçonnière.

MON AÎNÉE :

Le séjour à l’hôpital continue, le traitement aussi. Elle a eu une permission pour le nouvel an qu’elle a passé avec sa sœur et des amis. Elle a passé une très agréable soirée et m’a avoué s’amuser par message le soir même. Quel soulagement. Et si les médicaments ont des effets indésirables – baisses de tension entrainant parfois la chute – elle se sent moins oppressée par ses problèmes et obsessions.

LES AUTRES :

Mes autres enfants qui ne sont pas un bloc à identité unique, mais actuellement ils sont « les autres ». Ils sont contents de cette fin de cohabitation. C’est parfait. Ils visitent leur sœur régulièrement et restent en contact par sms le reste du temps. Nous parlons de la façon dont nous allons aménager la maison quand nous serons entre NOUS.

BOULOT :

L’année sera dure. Environnementss externe et interne défavorables. Encore des coupes et des licenciements à craindre. Inutile d’y réfléchir, ça ne changera rien. Mon chef – qui est de l’autre côté de l’atlantique - a bien failli sauter. Il a sauvé sa tête. Ça m’arrange, on s’entend bien.

DIVERS :

Il y a longtemps que je disais à mes amis qu’il était surprenant qu’il n’y ait plus que du terrorisme religieux ou maffieux en Europe. Le terrorisme d’extrême gauche des années 70 avait disparu. Il revient. Ça ne m’étonne pas (je n’ai pas dit que je m’en réjouissais, bien sûr que non). Il y a tout de même une forte pression sur les citoyens. Non, nous ne sommes pas sortis de la crise.

VŒUX :

ET à tous ceux qui passent par là et à qui je n’ai pas écrit (je sais, je suis désolé !), je présente mes meilleurs vœux pour cette année 2011.


lundi 15 novembre 2010

4 jours

4 jours à Paris, 2 couples d’amis, 4 membres de famille, 2 musées, 6 repas, 3 bouteilles de vin, 3 g de paracétamol (pas liés à l’élément précédent dans la liste), 3 nuits dont une tout habillé, 30 cigarettes fumées passivement, 2 pleins d’essence, 3 parkings souterrains, un essuie-glace hors service, des produits asiatiques, un très gros excès de vitesse, mon père, des embouteillages, de l’émotion, de la tristesse, de la joie, le nez bouché, la queue à la billetterie automatique, une barbe de 4 jours, des taches de graisse, une femme heureuse

samedi 30 octobre 2010

Sursis

Longues discussions.

Elle se sent délaissée. A-t-elle tord dans le fond ? Non, je ne crois pas. Elle est délaissée. Elle était délaissée elle qui montre si peu de sentiments, elle pour qui dire je t’aime est une épreuve. Elle était délaissée. Elle ne l’est plus.


Nous n’avons pas fait venir l’agence. Pas encore. Nous avons préféré nous donner une deuxième chance. Nous sommes en sursis. Mais avant de se donner une chance, il faut identifier les problèmes. Il faut comparer les points de vue. Il faut parler et écouter.


De nos discussions ressortent plusieurs choses.

  1. Nous n’aimons pas vivre avec les enfants de l’autre. Ce n’est pas naturel. C’est énervant. Il faut minimiser notre temps de présence avec eux. Il faut accepter qu’ils ne correspondent pas à nos critères, qu’ils ne suivent pas nos règles – celles qui ne sont pas communes mais éducationnelles, familiales – il faut ne pas prêter d’intérêts à cela. Ce sont les problèmes de l’autre. Inutile et suicidaire d’avoir les grandes et ma-dame ensemble. Qu’elles se croisent oui, mais qu’elles ne partagent que le moins de choses possibles. J’irai dormir chez elles, et quand elles viendront et ma-dame partira chez ses parents ou ses sœurs et tout ira bien. Cette tension est invivable, insupportable.
  2. Nous ne passons pratiquement pas de temps ensemble, tous les deux, seuls. Il faut être plus ferme sur ce point. Il est impératif de nous ménager des périodes de couples.
  3. Et si par hasard c’est le cas, nous ne faisons rien. Un plateau repas puis chacun à ses activités. La fausse impression de se reposer n’est que de l’ennui. Si nous voulons, nous pouvons sauver notre couple. Mais il faut pour cela aller contre ce désir de repos, se besoin de souffler quand les enfants sont partis. Aller contre notre tendance au « pantouflage ». Nous devons sortir plus, pour presque rien. Nos week-ends et certaines de nos soirées sans enfants doivent se passer hors de la maison. Et je retrouve là un problème passé : je suis souvent dehors, je peux rester chez moi quand je rentre. Mais elle ne quitte pas cette maison. Elle y travaille, elle s’y étouffe. Je m'y repose, j'y dessine...
  4. Nos problèmes financiers ne sont pas pires que ceux des autres. Loin de là. A partir de décembre, nous devrions pouvoir assainir nos finances. Il n’y aura plus de vacances tous ensembles. C’est une dépense inutile qui n’apporte aucune sérénité. La promiscuité augmentée n’est que source de conflit. Ce sera une économie. Je ne sais pas comment je vais payer la fin des impôts (que c'est beau la solidarité) et ce que nous allons faire pour le fuel mais ferons normalement face.
  5. Je considère que si nous ne vivons pas ensemble, nous nous quitterons, petit à petit. Je lui ai dit, sans que cela puisse être interprété comme du chantage. De manque de courage en fatigue pour nous déplacer chez l’autre, nous finirons par nous perdre. Et sans pouvoir lui dire, je sais que je la quitterai le premier. Elle a compris, elle a pleuré. Ce n’est pas ce qu’elle veut.
  6. Notre cadre de vie doit être amélioré. Trop de choses bancales et moches dans cette maison.

Je reviens lentement. Il y aurait temps à écrire.

Vraiment désolé de ne pas poster de réponse à vos témoignages et marques de sympathie.

mardi 26 octobre 2010

Valises

Non, celles d'un déplacement.
Will be back soon... si je ne gèle pas, fait froid où je vais.

Ici on discute, on mesure, on réfléchit, on analyse, on pleure (pas moi), on rigole (moi aussi), on se déchire, on se rabiboche, on se rapproche, on se tourne le dos, on règle des comptes, on fait les comptes, on pèse les mots, on se balance des vérités...

Pas eu envie d'écrire ces derniers temps.

dimanche 14 mars 2010

un simple objet

Je pars demain très tôt pour 15 jours. 3 avions et l'espoir d'avoir un peu plus chaud. Un tout petit peu plus chaud, mais ce sera bien. Mais ce sont 15 jours de réunion qui m'attendent, pas des plages ou des lacs.

Bonne engueulade avec la mère des mes enfants ce soir. Comme d’hab, mon fils avait oublié une partie de ces affaires chez moi. Nous l’avons constaté en arrivant chez elle. Elle s’est transformée en furie en criant presque « qu’il fallait que ma-dame rapporte ça dans la semaine », que « ma-dame ne faisait jamais rien pour mes enfants », « qu’il fallait que j’ouvre les yeux sur son égoïsme », que « j’étais trop bon et que ça rime avec trop con… ».
En fait je ne dis plus rien. C’est inutile. ça a continué au téléphone.

A 21h, j’ai donc refait l’aller-retour pour déposer l’objet oublié. La paix n'a pas de prix. Mon fils - le coupable victime - est sorti. Je lui ai expliqué brièvement par la fenêtre de la voiture puis plus longuement sur son portable, calmement, qu’il comprenait maintenant pourquoi je tenais à ce qu’il se fasse une liste pour ne rien oublier… Il en a convenu.
J’ai été obligé d’expliquer à sa sœur aussi qu’il ne fallait pas qu’elle se laisse abusée par les propos exagérés de sa mère et de ses sœurs (qui ne peuvent pas sentir ma-dame).

Leur mère m’a aussi expliqué que son mari faisait ci et ça et encore ça pour « mes enfants ». Certes, je n’ai pas à me plaindre, mais je ne me souviens pas qu’il ait fait un aller-retour pour apporter des affaires oubliées. Mais c’est normal, car c’est moi qui ai déménagé « loin » - 20 à 30 minutes en voiture – et c’est donc à moi de faire tous les voyages. Suis-je bête !

Un jour en m’enterrera et ce jour là, il faudra marquer sur ma tombe : « ci-git un égoïste qui s’ignorait ».

mercredi 3 mars 2010

Nous n'irons plus jamais, le ski c'est fini

Mer…credi !

Le temps manque pour raconter.

D’abord les vacances.
Nos dernières – et premières - vacances au ski. Sans intérêt. Il faut être réellement fana pour se lever tôt pour être sur les pistes à 9h00 et y rester jusqu’à 17h00.
Manque de chance, ce n’est pas notre cas !

Et puis, quatre préados et ados dans la même chambre pendant six jours, c’est de l’inconscience !
Non de la bêtise. Là, j’ai vraiment réalisé que nous avions quatre enfants de 10 à 15 ans dans notre « foyer ». La neige, ça énerve, la promiscuité, ça énerve et le ski ça fatigue. Et la fatigue ? Ça énerve aussi !!

Et puis, pour être bassement matérialiste, 205 euros de forfait par jour, ça m’a… gratouillé, irrité. Nous n’avons pas d’accent nouveau riche russe alors la somme est importante.

Nous ne nous sommes pas même offert une pizza : à 13,50€ la pizza à emporter, nous avons préféré attendre notre retour.

EN résumé : mauvaise neige malgré les chutes (de neige, pas de ski…), mauvais temps, rythme fatiguant, ambiance électrique, frais importants, tout cela nous a conduit à décider que c’était la dernière fois !

Et pour finir en beauté les vacances, nous sommes rentrés avec un jour d’avance pour faire profiter les enfants d’une grasse matinée dominicale. Hors, j’avais dit à mes ainées que nous ne pourrions pas fêter mon anniversaire le week-end dernier car nous ne rentrions que le dimanche. Deuxième majeure apprenant que nous serions de retour finalement le samedi soir me passa par téléphone un savon dont les haut-parleurs de la voiture se souviennent encore.
Il faut ajouter que grande majeure était à la maison car elle avait invité des amis le vendredi soir. Accueil as très chaleureux à notre arrivée : elle a pensé que je voulais la surveiller. Si elle avait été un garçon, elle m’aurait traité de père castrateur. Mais comme c’est une fille, elle m’a juste considéré comme emmerdeur.

Après quelques discussions, nous nous sommes finalement retrouvés tous les 8 à la maison dimanche matin, vers 10h00…

Je crois que cela a commencé par le fait que ma-dame aspirait le salon que grande majeure prétendait avoir nettoyé…

En tout cas, la crise a éclaté : filles à bout de nerf, criant, pleurant pour l’une d’elle, critiquant ma-dame, mes choix, notre vie, je ne savais plus quoi faire.
J’ai essayé de calmer tout ça comme j’ai pu, sans grand succès. Je suis remonté à l’étage pour voir si je trouvais le courage de parler à ma-dame, mais arrivé à l’étage, je n’en avais ni la force ni l’envie.

Ma-dame a alors décidé de descendre…

D’abord, le ton est monté. Le ton de tout le monde. J’étais en haut et mon ado_fille montait me glisser des messages : ça parle fort.
Puis le message fut : ça c’est calmé.

Toujours affalé sur une chaise dans la cuisine, j’ai vu ma-dame apparaître. Pas de trace de coups. Pas de trace de larmes. Pas de tremblements.

Résultat des courses : les trois dames ont défini que nous ne faisions pas assez de choses ensemble et qu’il n’y avait pas assez de mélange de famille. Nous ions tous à Disnait (…) pour souder le groupe, les filles de madame iront passer une journée avec mes deux grandes, je devrai faire quelque chose avec ses deux filles et mes enfants devront trouver une activité avec ma-dame (pour les filles, je sais, c’est facile, c’est shopping…).
Et le repas c’est bien passé.

Depuis, j’ai mangé un soir avec mes deux majeures dans leur ville universitaire car elles se trouvaient un peu « abandonné » de leur père, trop occupé par ma-dame et ses filles. Adorable soirée.

Je vais partir 3 semaines en déplacement, nous allons essayer de garder le cap !

samedi 20 février 2010

Vacances

Voila, l’ancienne cuisine chambre de deuxième majeure a été entièrement refaite et est devenue, depuis ce soir, la chambre de miss ado.
C’est deuxième majeure qui a offert à miss ado de changer de chambre.

D’ailleurs, deuxième majeure ne vient plus chez moi : elle est très susceptible et ma-dame n’est pas toujours très, comment dire, « fine » dans ses commentaires. Elle a eu – je crois - le tord de critiquer l’attitude de première majeure qui ne fait pas grand-chose à la maison (mais n’invite personne et n’est pas bruyante). C’était sans compter sur la solidarité qui lie mes enfants quand il s’agit de faire front. En fait, je ne suis pas sûr des raisons exactes. Elle n’apprécie pas ma-dame, ses filles et leur éducation, c’est tout.

Il est très clair que je dois passer plus de temps, seul avec tous mes enfants. Ils le demandent. Grande-aînée (première majeure) souhaite que je passe à la grande ville locale où elles sont à la fac pour que nous mangions tous les 3 ensemble. Ce sera avec plaisir, grand immense plaisir.

J’ai donc trois de mes enfants ce soir, ce qui n’est déjà pas mal ! (On tendance à me manquer ces petites bestioles !)

Miss ado a donc maintenant une chambre aussi grande que l’aînée des filles de ma-dame. C’est important. On imagine pas à quel point c’est important…

Me reste à réinstaller la chambre de deuxième majeure, « au cas ou ». « Au cas ou » elle viendrait quand nous fêterons mon anniversaire, avec plus d’une semaine de retard, dans un peu plus d’une semaine (ce qui prouve à quel point le moment qui me fera être plus près des 50 ans que des 40 est proche… merde !).

Dimanche nous partirons en vacances avec les plus jeunes. J’ai pris une semaine de congés. J’ose à peine avouer combien de jours j’ai cumulé (retard des années précédentes, « ancienneté », …). La société ne paye pas les congés non pris. Alors, même s’il s’en perd, il en reste toujours qui s’accumulent, s’empilent, se figent dans une case d’un relevé.
Je pourrais prendre autant de semaines qu’il y a de mois dans une année… je pourrais être en congés 23% de cette année.

Ça me laisse… indifférent ! Car je ne le serai pas !!

mercredi 10 février 2010

Poubelle ravie.

Il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas râlé...

VITE, VITE, "poubelle ravie" a commencé !!! Et c'est comme ça tous les mercredis soir. Les filles de ma-dame rentrent du sport à 20h15 - 20h20. Et c'est l'horreur, parce que "poubelle ravie" commence à 20h10 !! Et c'est donc cavalcade dans les escaliers, manteaux jetés plus qu'accrochés, chaussures balancées. Puis, tout à coup, le silence se fait. Le silence ou presque. Des sons sourds parviennent de l’étage, comme une rumeur. Car seule la télé a le droit de faire du bruit à cette heure là. La télé qui dicte sa loi. Le public, les cerveaux sont absorbés. Ne restent que des enveloppes charnelles, des fantômes, posés sur le canapé.

"Le fiel est au-dedans de moi", extrait :

"My Gosh, my Gosh, plus de vie là,
Simpliste et vérolée.
Cette stupide rumeur-là
Vient de la télé."

jeudi 4 février 2010

Une sorte d’équilibre.

C’est établi ainsi : quand mes enfants sont là, je dors en bas avec eux. Ma-dame reste en haut avec ses filles. Ce qui nous donne un peu l’impression de vivre chacun dans un appartement avec nos enfants. Nous faisons à nouveau chambre commune quand les miens ne sont pas là (du moins les plus jeunes).
Nous prenons notre repas du soir ensemble mais quand vient l’heure de la niaiserie télévisuelle, mes enfants et moi descendons rejoindre nos appartements. Ils sont généralement dans leur chambre et moi dans mon bureau. A 21h30, ils doivent être au lit. Vers 22h00 je commence à me dire que je vais arrêter de travailler pour finalement me coucher vers 23h00 (sauf quand je tombe de fatigue avant. Il m’arrive de m’écrouler à 21h30, ce que je déteste car c’est un réveil vers 3h30 – 4h30 assuré).
L’avantage d’être en bas avec eux, c’est que je peux m’assurer qu’ils lisent tranquillement puis éteignent et dorment. Dorment ou restent sagement couchés mais ne sont en tout cas pas debout ou avec une console de jeux…

Le matin, je me lève à 6h00 au plus tard. C’est la seule solution qui me permette de me préparer, de mettre la table, de sortir les céréales, pains, jus de fruit, lait et autres ingrédients du petit déjeuner et de vieller à ce que tout le monde (je surveille surtout les miens) tienne le rythme pour partir à 7h40 (le garçon a une fâcheuse tendance à rester coincé sous la douche).

Nous déposons les filles de ma-dame vers 7h50 puis roulons vers le collège pour arriver vers 8h10. Ce qui nous laisse le temps de passer éventuellement chez leur mère pour récupérer le sac de sport ou le cahier oublié.

En fin de journée, j’essaye autant que possible de ne pas quitter le bureau trop tard pour les récupérer avant 18h30 (je place les conférences téléphoniques que j’ai au moins 2 fois par semaine, le soir, pas avant 19h00 : Le décalage horaire a du bon parfois…). A 19h00, nous sommes de retour à la maison, nous mangeons – ou je m’isole dans le bureau et mange seul plus tard - et le cycle reprend.

La régularité est monotone mais bien plus facile à gérer. Je crois que je n’ai plus le courage d'affronter trop d’imprévus. Je vieillis.

J’essaye aussi de solliciter leur mère le moins possible et de faire en sorte que « mes » semaines soient réellement « mes » semaines, ce qui me complique passablement la tâche. J’ai beau organiser ma vie professionnelle pour la rendre la plus compatible possible avec ma vie privée (et non pas le contraire comme je serais naturellement tenté de le faire et comme je le faisais sans doute avant…), elle déborde régulièrement du cadre que je lui ai fixé. Par exemple, si j’ai des clients à l’entreprise et qu’ils faut les inviter à diner, je les dépose à leur hôtel sous la fausse excuse qu’ils souhaitent sans doute se reposer un peu avant le repas, file récupérer les enfants, les dépose à la maison et retourne diner. Ceci m’amène à faire 1h de voiture mais je n’ai pas à demander à leur mère de les garder « exceptionnellement ».

A me lire, on pourrait croire que je passe mon temps à courir. Ce n’est pas tout à fait cela. C’est l’enchaînement des choses qui est très rapide. Il faut sans arrêt passer d’une activité à une autre et réduire toutes les transitions, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle.

Les semaines sans la garde sont plus calmes .Je travaille 30 à 40% de mon temps de mon domicile. Et même si je me lève tôt, je n’ai pas à surveiller ma montre afin de déposer tout le monde à l’heure au collège, ce qui est un soulagement extraordinaire.

L’année 2009 a été assez pauvre en déplacement. Je ne sais pas ce que sera 2010. A priori rien avant mars ou je partirai une douzaine de jours ouvrés et deux week-ends.

Il y a donc une sorte d’équilibre. Par conséquent, pas grand-chose à raconter.

dimanche 20 décembre 2009

Pas simple

Comme tout serait simple si je ne l’aimais pas…
Comme tout serait simple si elle ne m’aimait pas…
Mais ce n’est pas le cas. Alors comment faire pour supporter cette cohabitation, ce petit bout d’enfer ?
Nous réfléchissons…

jeudi 10 décembre 2009

Fuites, fuite.

Pas beaucoup de nouvelles car l’ambiance est assez terne, comme le temps.

Nous nous retrouvons dans le même bateau – la maison – sans plus être convaincus d’avoir fait le bon choix. La nostalgie de la période où nous étions seuls avec nos enfants nous envahit.
Le ciment, ce n’est plus l’amour, c’est la maison. La complexité d’une vente et d’une recherche d’un autre logement nous maintient au même endroit
Nous n’arrivons pas à nous faire aux enfants de l’autre, nous n’arrivons pas à nous faire à l’éducation des enfants de l’autre.

Les sujets de discorde se multiplient, le navire prend l’eau.

Certes, nous nous aimons. Mais nous ne nous aimons pas dans notre rôle de parents, chacun des siens. Il est impossible de faire abstraction de la relation que l’autre a avec ses enfants. Il est impossible de ne pas surveiller que nos propres enfants ne soient pas lésés par rapport à ceux de l’autre. Il est difficile d’être juste car on ne trouve pas l’autre juste. J’aime la femme, pas la mère, pas la belle-mère. Elle aime l’homme, pas le père, pas le beau-père.

Il resterait tant d’années à passer ainsi que la tâche semble impossible. Comment trouver la patience, le courage ?

Et que faire ? Prendre le large et fuir plus loin ? Et mes enfants ? Ils ne peuvent pas me suivre, enfin pas les plus jeunes.
Vendre ? Emprunter encore ? Je ne sais pas. Il faut que je décide.

jeudi 22 octobre 2009

Tranches

Des bouts, des petits bouts, toujours des petits bouts... de message.

*******

Il y a des hauts et des bas.
Avec la fatigue (je travaille entre 12 et 14h par jour), je suis plus réceptif au « négatif ». Je le sais mais il faut des efforts colossaux pour arriver à « inverser » son état d’esprit et appréhender les choses différemment.
Par exemple, je ne supporte plus cette frénésie pour cette merde de série qui passe le soir à 20h10 sur la troisième chaîne. Hier soir, Ma-dame rentrait avec ses filles de leur activité sportive. Elles sont descendues de voiture dans la rue, avant que leur mère ne manœuvre pour rentrer dans la cour, pour pouvoir courir et se planter devant la télé.

Cette merde est une obsession. Nous mangeons avant et si ce n’est pas possible, tout à coup, Ma-Dame est d’accord pour que le repas soit pris devant la télé dans le salon. C’est ce qui c’est passé hier soir et a déclenché la mauvaise humeur de Ma-Dame. Je voulais qu’elle reconnaisse le fait suivant : tu me dis que je peux manger devant la télé avec mes enfants pendant que tu vas chercher les tiens car les tiens mangeront devant la merde (je n’ai pas dit ça…) en rentrant, nous sommes d’accord ?

Je veux bien que l’on regarde des trucs débiles (encore faudrait-il regarder aussi autre chose). Mais cette obsession m’est insupportable. Quand la télé vous dicte votre rythme, c’est grave.

J’ai interdit les discussions sur cette série.

********

Envie folle de sortir de cette histoire. Vendre la maison. Partir.
La fuite n’est pas une solution…

********

Un collègue d’un autre service avec lequel je travaille très souvent à voulu jouer au plus fort avec son supérieur. Il a eu le tord d’avoir un comportement déplacé avec une fille de son service (il l’a dragué le crétin). Il va dégager dans les jours qui viennent. Même si je n’ai pas toujours apprécié ses manières, je dois avouer qu’il avait d’excellents résultats. J’ai pensé à sa femme et ses 3 enfants.

********

Et que trouverais-je de mieux plus loin ?

********

J’ai hâte de faire venir mon père pour Noël.

********

Une bonne grosse fête se profile à l’horizon : un couple d’ami fête ses 100 ans (la somme de 3 âges bien sûr). Nous serons une centaine évidemment. Je vais boire comme un trou. Pas au point d’être malade, mais au point de rire bêtement de tout.

*******

Cochonnerie de voiture moderne. 45 minutes pour changer deux ampoules de phares. J’en ai encore des bleus sur les mains et les bras. La notice dit « allez au garage » : sans phares, la nuit, c’est certain, c’est une bonne idée. Et peut-on intenter un procès en cas d’accident ?

*******

C’est tout de même terriblement dur la recomposition. Un peu de grisaille, un peu de fatigue, des divergences et l’on voudrait baisser les bras. Et l’on trouve mille raisons pour le faire… Et l’on est deux à le penser en même temps…

lundi 12 octobre 2009

Ma-Dame a voulu m’empoisonner.

Elle m’a proposé une tisane « après-repas ». Il est vrai que depuis que je la connais, je bois des tisanes ou des thés parfumés (il y a un temps ou j'appelais ça des p...-mamie...). Cette boisson chaude, à boire très lentement, calme. Parfois, le parfum est surprenant, pas très agréable. J’ai remarqué que beaucoup de tisanes « aux fruits rouges » avaient une odeur qui se rapprochait de l’urine de chat.
Je n’ai pas été étonné en entrant dans la cuisine. Je me suis seulement dit que la tisane devait être à base d’ur… pardon, à base de fruits rouges (« fruits rouges » de chat bien sûr). J’ai laissé le sachet dans la tasse, j’aime les tisanes fortes.
J’ai aspiré le liquide, une grande goulée, je ne crains pas le chaud. J’ai avalé. Et c’est seulement à ce moment là que j’ai compris : je venais de boire du vinaigre blanc à la tisane…

Lorsque que la bouilloire électrique a trop de tartre, elle y met du vinaigre blanc et le fait bouillir. Normalement, elle vide le vinaigre et rince la bouilloire. Normalement. Mais pas cette fois…

dimanche 20 septembre 2009

Qui l'eut cru ?

Aujourd’hui, à l’occasion d’un évènement religieux, Nous étions, mes enfants, ma-Dame, ses enfants, mon ex-femme, son mari, leur fille, ses filles, mes ex-beaux-frères, une ex-belle sœur, ses enfants, mes ex-beaux parents, tous assis à la même table (grande), dans une ambiance détendue, agréable, presque « familiale ».
Avant cela, la veille, sans occasion particulière, nous étions, ma-Dame, ses filles, mes quasi-beaux-parents, chez eux, à la même table (de taille moyenne), dans une ambiance détendue, agréable, presque « familiale ».

Comme la vie est surprenante…

mardi 15 septembre 2009

La dure condition de père...

Ô rage, Ô frustration, j’ai marché, acheté dans des magasins de bricolage, passé une partie de mes temps libres – le reste consistant à m’occuper de notre maison - à poncer, repeindre des meubles, coudre, garnir des coussins. J’ai rempli et vidé ma voiture jusqu’à ce que tout y rentre, j’ai fait des kilomètres le soir, après des heures d’une soporifique conférence téléphonique qui ne m’a laissée que l’envie de souffler avec un bon verre de vin que je n’ai pas pris car je devais conduire, passé une heure sous un évier pour brancher lave-vaisselle (récupéré) et machine à laver (récupérée). Et qu’ai-je obtenu ? A part une grande satisfaction personnelle ? Une ambiance détestable, une remarque désagréable quand il a fallu couper le courant pour le dernier branchement – pas voulu mourir, c’est tellement bon le bricolage, je veux pouvoir ruiner mon temps libre régulièrement avec ça… - une envie folle de fuir l’endroit en abandonnant les pizzas que nous avions apporté avec ma-Dame. Effectivement, à 22h00, nous sommes partis comme des voleurs, ma-Dame et moi, pour rejoindre notre «nid », en laissant mes filles et le copain dans l’appartement de la grande ville qu’ils occupent maintenant.

Je sais que mes deux grandes se supportent difficilement mais j’aurais aimé une trêve pendant que je m’occupais de leur intérieur. Et même, soyons fous, j’aurais espéré un peu plus de reconnaissance que le mini « merci » lancé de la porte, sur le palier. Mais j’en demande trop.

Et c’est avec les mains sales, mes outils dans le coffre et passablement énervé que j’ai conduit pour rentré, pour passer une mauvaise nuit dans une maison où 70% des pièces me rappellent que je peux oublier pour un bon moment où sont les instruments de musiques et les affaires de dessins.

Et finalement, nous avons fini ma journée, en passant, ma-Dame et moi, une toute petite soirée chez nous, en dégustant à 23h00, une délicieuse pizza qui sortait du frigo –pas du congélateur, l’honner est sauf - … et c’était bien « bon » !

jeudi 23 juillet 2009

Bientôt.... vacances.

Pas de nouveaux problèmes et pas de nouvelles solutions ce qui implique qu’il n’y ait pas de nouveaux messages à écrire.

Mes deux ainées seront à la grande grande ville l’année prochaine. C’est bien et c’est mieux. C’est mieux car elles sont trop grandes pour se faire à cette communauté composée de deux familles. En fait, je pense que le problème est double : elles sont trop grandes et les filles de ma-dame sont trop jeunes pour que le contact s‘établisse. A 10-12 ans et 18-20 ans, on n’a pas – fort heureusement – les mêmes préoccupations, activités et centres d’intérêt. Il me semble aussi que les grandes à cet âge, essayent de se détacher le plus possible de leur enfance, de s’émanciper. Alors les deux gamines représentent ce qu’elles tentent d’effacer… C’est fou comme les jeunes adultes sont peu indulgents avec les ados.

Nous partons bientôt avec les 4 plus jeunes. Départ le vendredi soir avec ma-dame pour récupérer sur la route samedi matin, les filles de madame, les clefs de la location dans l’après-midi et mes deux plus jeunes en début de soirée. Comme nous serons des millions de crétins sur les routes, ça va être drôle.
Deux semaines en pension complète. Plage, visite de châteaux pour tous, piscine et club ado en plus pour les enfants, farniente pour ma-dame et dessin pour moi (et un peu de travail mais il ne faut pas le dire. Mais juste un peu. Le minimum pour ne pas couler).
Troisième semaine avec mes enfants seulement. Tous. Sans doute à la montagne (randonnées piscine…). Pas tout à fait valider.

En suite déplacement d’une semaine outre atlantique pour moi. Soit un total de 4 semaines de vadrouille pour moi… génial !

Sinon, vivre avec les enfants des autres est toujours aussi difficile – cela demande des efforts énormes – mais en étant raisonnables, nous y arrivons.
D’ailleurs l’ambiance est très chaude chez la mère des enfants. Beau-papa à du mal avec les miens. Mais, je crois qu’il fallait y penser avant…

Je viens de passer 2 jours en Grèce en costume et cravate, entouré de minishorts, minijupes et autres mini soucis. Dire que j’étais envieux serait faux. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que « ça brille » trop pour moi là bas. Ne convient pas à mon côté ours…

jeudi 2 juillet 2009

Rien de nouveau

Le bonheur de retrouver les chambres d’hôtel.

Mais malheureusement cela va de paire avec les attentes à l’aéroport. Aujourd’hui, j’ai 7 heures à perdre dans un petit aéroport… Dernier rendez-vous annulé et impossibilité de changer mon vol : évidemment quand on économise sur les coûts des vols, on perd en flexibilité !

Que s’est-il passé pendant mes longues semaines d’absence de la blogosphère ?

Il y a eu les élections en Iran. J’ai eu l’occasion d’y aller, il y a quelques années, quand il était autorisé d’y « faire du commerce ».
Au bout d’une semaine, les langues se sont une peu déliées. Pour les personnes ayant fait des études (désolé mais c’est comme ça), ayant leur propre vision du monde extérieure, la situation n’était pas toujours facile. A l’époque où j’y étais, les femmes commençaient à faire légèrement glisser leur foulard en arrière, découvrant quelques mèches. Des couples se touchaient – de façon toute à fait correcte – au restaurant. Des femmes fumaient au restaurant.
Mais nous avions dans le groupe une personne sans fonction bien précise, mais dont la présence faisait les personnes devenir moins bavardes…

Il y a la crise et son lot de fausses excuses et justifications. Des entreprises qui profitent, comme des parasites, de la législation qui leur permet de faire des économies sur leur dos de l’état, des contribuables, sous la forme de chômage partiel pas toujours justifié.

Il y a eu ces deux crashs d’avions qui font que mes enfants sont un peu angoissés maintenant que je voyage à nouveau (bien sûr, rien à voir avec la peine des familles des victimes et la terreur des passagers en voyant venir la fin).

Chez nous, il y a une sorte d’équilibre bancal. Ou une sorte d’équilibre instable, qu’il faut corriger sans arrêt. En fait, nous sommes dans une stable instabilité (je sais, c’est difficile à comprendre… mais je me comprends). Si je devais choisir une image, je penserais au funambule : il corrige sans arrêt son déséquilibre, tant et si bien… qu’il reste en équilibre sur son fil.

Je livre quelques épisodes en vrac.

Il y a eu la communion des filles de Madame. Nous avons reçu sa famille et son ex-belle famille. Ambiance étrange. Les gens ont considéré qu’ils venaient aussi « chez moi » et parfois plus « chez moi » que chez mon amie, sans doute pour que l’endroit soit un terrain neutre. Pour moi, ce fut l’occasion de me sentir comme un élément extérieur. Je ne suis pas marié, je n’appartiens pas à la famille de ma-dame, et n’appartiens bien évidemment pas à la famille de ex-monsieur.

Il y a eu le bac. Ma fille restant chez moi pour plus de proximité avec le lieu d’examen. Petite fille, nouvelle-majeure de mon cœur, tu mérites ton bac. Tu as fourni d’incroyables efforts (ce qui ne m’étonne pas, tu as une volonté fabuleuse : souviens-toi quand tu voulais apprendre à faire du vélo « toute seule »). Amuse toi bien pendant ces journées de concert… mais sois prudente ! Les camés sont imprévisibles.

Il y a eu les partiels. J’ai pris une journée pour accompagner grande-majeure à la fac, car elle refusait d’y aller. Une façon de « nous » pousser à nous occuper d’elle. Comme si nous ne faisions pas cela très très souvent. Une façon de rester petite fille. Grande-majeure, tu as des facilités, c’est sûr, mais je suis tout de même un peu inquiet. Comment t’aider à prendre ton vol ? Ou du moins t’aider à voler un peu plus loin ? Et puis je n’aime vraiment pas trouver les emballages de tablettes de chocolat ou de paquets de gâteaux dans ta poubelle. Et d’ailleurs, si nous les trouvons, c’est que tu le veux bien, n’est-ce pas ? Que s’est-il passé ? Quand ?

Il y a eu le passage en 3ème du garçon. Un effort reconnu même par les professeurs au cours du troisième trimestre. Tu sais petit gars, nous sommes d’accord, tu as un « médicament » qui t’aide à te concentrer. Mais bon sang prends confiance en toi ! Tout le monde dit que tu es intelligent et cultivé. Ok, tu n’aimes pas l’école. Mais crois-tu être le seul ? Et puis, j’ai bien l’impression que mon discours t’a touché : pas de leçon de moral mais un avertissement. Aller vers le « professionnel » maintenant, c’est courir le risque de croiser moins de filles... Je sais que tu as été sensible à cet argument !! Si tu savais comme je serais triste dans un monde sans femmes… On se ressemble, non ?

Il y a eu le passage en 5éme de mademoiselle qui aime beaucoup papa (merci !). Ma danseuse qui entre à grands pas – grandes enjambées devrais-je dire – dans l’adolescence. Mademoiselle qui achète ses premiers soutiens-gorge. Tu sais, je me suis fait à l’idée que je n’avais plus de bébé. Continue tant que tu le peux à me trouver formidable, je trouve ça assez sympa ! Juste une chose : je sais que tu n’es pas bête. Et tu es d’accord avec moi, ton bulletin ne me permet pas de t’acheter un portable. Baisser ses moyennes en maths et français, ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux à faire pour qu’une telle demande soit satisfaite…

Equilibre instable disais-je. Pour illustration, l’affaire d’hier et avant-hier. Parfois ma-dame oublie que nous sommes en permanence en terrain miné…
D’abord, elle émet une réserve à nouvelle-majeure quand elle dit vouloir inviter des copains à manger un midi. La raison ? Le risque de réveiller le bébé qu’elle garde pendant la sieste. Maladroit. Et lors dudit repas, constater que sa fille, la plus bruyante, a invité une copine ne pouvait rien arranger, bien au contraire. Sur ce coup là, je ne peux que confirmer : pas très malin et pas très justifié. "Chez nous", c’est aussi "chez mes enfants". Eux aussi peuvent recevoir du monde.
Ensuite, dire à nouvelle-majeure que mon père n’a pas été invité pour la communion parce qu’il allait être dans tes pattes tout le temps et que tu ne pourrais pas avancer, fut presque insultant pour mes âmes sensibles. Mais comment t’expliquer tout ça, toi qui prends la mouche à chaque fois que j’émets une critique sur tes protégées ? Je sais que tu n’es pas « câline », mais s’il te plait, essaye d’être un peu moins partial…

Et puis ne pas oublier la mère de mes enfants. Toujours imprévisible. Celle qui va me balancer une remarque désagréable parce que les enfants seront un peu chez elle cette semaine, qui était « ma semaine », alors qu’elle ne les verra pas pendant 3 semaines en août. Celle aussi qui sera contente que je lui ramène un livre de la FNxC, à l’occasion d’un passage dans la vraie grande ville de coin.

Rien de nouveau sous le soleil. Tiens ? Soleil ? C’est déjà pas si mal !!

Sinon, je crois que je m’ennuie un peu. Besoin de voir de nouvelles têtes et de faire la fête. Un peu envie de brûler la chandelle par les deux bouts (bout de ficelle, selle de cheval, cheval de course, course à pied…).

« Bonjour chez vous » !

mardi 2 juin 2009

Pique nique et stores

Hier (lundi), nous étions 7. J’ai récupéré mes enfants chez leur mère en fin de matinée. Ils n’étaient pas prêts (comme à chaque fois !). Après avoir discuté avec nouvelle-majeure, qui est restée là-bas mais va revenir pour la semaine du bac, j’en ai profité (pendant qu’ils faisaient leur sac) pour faire une mini sieste dans ma voiture : samedi matin, je me suis couché vers 3h00 pour faire de la musique (merdique d’ailleurs) et dimanche nous sommes rentrés vers 1h00 de chez des amis.
Petite sieste réparatrice qui vous fait retrouver la bonne humeur.
Nous avons pique-niqué tous les 7 en forêt lundi midi dans la bonne humeur.

Les caprices n’ont recommencé que quand j’ai voulu installer des stores dans la chambre de ma plus jeune fille qui n’a pas de volets. Elle voulait des stores gris qui étaient dans la chambre des filles de ma-dame dans notre ancien logement. Je n’ai pas voulu car je sentais venir l’orage. J’ai proposé du fuchsia. Elle n’en voulait pas. Et 2 minutes plus tard, les filles de ma-dame voulaient aussi des stores. J’ai expliqué que la chambre du bas n’avait pas de volets. .. Et finalement, je suis allé faire autre chose pour avoir la paix.
A l’heure du repas tout était oublié.

Je poserai les stores une autre fois, sans doute les gris, discrètement, sans rien demander. Il est fort probable que personne ne verra rien.

Gérer les caprices : une de nos activités les plus chronophages…