On avance.
Problème de grande majeure identifié (mais pas résolu, il ne faut pas exagérer non plus).
Tout change si vite mais à la fin de cette journée nous avons :
grande-majeure qui a identifié son problème (avec une aide extérieure) et qui a reconnu que la fuite n’était pas une bonne solution. Elle « devrait » retourner à la fac. On verra comment faire pour les partiels manqués (une chose à la fois s’il vous plait !) ;
dialogue entre mère et fille repris (j’avais peut-être manqué oublié de mentionner cette étape…) ;
ma-dame et grande-majeure qui cohabitent plutôt très bien ;
mère de grande-majeure (ex-femme donc) pas agressive, constructive et efficace ;
beau-père et grande-majeure qui vont réessayer la cohabitation la semaine prochaine.
Mais demain est un autre jour (il faut d’ailleurs que je ne tarde pas si je ne veux pas modifier cette phrase en « tout à l’heure est un autre moment »).
Nous avons décidé de décaler les semaines de grande-majeure et de ses frères et sœurs. Mieux pour nous mais pour elle aussi.
En ce qui me concerne (sujet qui m’intéresse aussi comme vous le savez…), je pense que je vais m’évader (fuir ?) 2 jours la semaine prochaine sur Paris, la grande et belle capitale. Finalement, tous les déplacements me permettent de prendre un peu de recul et de recharger mes batteries. La vie en dehors du doux foyer serait-elle plus reposante ? Non, je n’ose même pas y réfléchir !!
Finie la recomposition familiale. Nouveau statut : père "à mi-temps" vivant seul.
mardi 6 janvier 2009
lundi 5 janvier 2009
La fac suite et... fin
Absente aux partiels.
Mais on ne baisse pas les bras. Beaucoup de choses à comprendre et à résoudre.
P.S. : Je repasse plus tard pour répondre, merci.
Mais on ne baisse pas les bras. Beaucoup de choses à comprendre et à résoudre.
P.S. : Je repasse plus tard pour répondre, merci.
samedi 3 janvier 2009
la fac
Et bien grande-majeure ne veut plus aller à la fac et ne compte pas se présenter aux partiels lundi. Il reste deux jours pour la décider (la décider à aller se planter, soyons réalistes).
Le plus étonnant : je n'ai même pas peur ! On fera ce que l'on pourra. Mais si elle ne se présente pas, l'année sera perdue. Ennuyeux mais pas dramatique. Et si "plus à la fac", comment l'occuper ? L'oisiveté étant la mère de toutes les déprimes, je cherche...
Finalement, il est sympa ce lapin. Parle pas, demande rien, mange ce qu'on lui donne...
Le plus étonnant : je n'ai même pas peur ! On fera ce que l'on pourra. Mais si elle ne se présente pas, l'année sera perdue. Ennuyeux mais pas dramatique. Et si "plus à la fac", comment l'occuper ? L'oisiveté étant la mère de toutes les déprimes, je cherche...
Finalement, il est sympa ce lapin. Parle pas, demande rien, mange ce qu'on lui donne...
vendredi 2 janvier 2009
le "qonar"* fatigue
Semaine d’insomnies. Cette nuit réveil à 2h30. J’ai regardé les heures défiler jusqu’à 6h20. Ensuite j’ai sombré dans un état semi comateux jusqu’à 11h00. Comme nous avions des amis à la maison, c’était à la limite (dépassée) de l’impolitesse. Et comme hier c’était la même chose, j’ai un peu honte. Mais il m’a fallu des efforts incroyables pour m’arracher du lit. Quel meilleur endroit pour fuir ?
Grande-majeure n’est pas allée chez sa mère ce soir. C’est à nouveau la guerre avec son beau-père. Ces deux la ne se supportent vraiment pas.
Il est venu chez nous en me disant qu’il avait du mal avec les enfants un jour où ils étaient tous chez leur mère et où je devais les récupérer (le 30). J’ai improvisé une réunion de famille chez leur mère avec eux mais sans leur beau-père (j'ai profité de l'occasion, en passant les prendre). De quoi je me mêle… du bien-être de mes enfants tout simplement.
Nous étions donc tous les 6, les enfants et les parents (j'oubliais la petite demi-soeur qui tournait autour de nous sans trop bien comprendre ce qui se passait. pauvre petite future névrosée). J’ai pu voir que mon ex-femme – leur mère – est toujours aussi paumée. Intelligente elle l’est. Elle donnerait tout pour ses enfants, pas de doute. Mais elle raconte des « trucs énormes ». Elle est inconsciente et égoïste (mon point de vue). Il lui faudrait un psy (mon point de vue depuis des années). Son couple va mal, ça se sent. Elle se confie aux enfants – inconsciente vous dis-je !! – en leur disant qu’elle avait imagé que son nouveau mari était « plus gentil » (qu’il n’est). Qu’elle reste car elle ne veut pas lui laisser un week-end sur deux la dernière née. Mais que s’il le faut vraiment, elle partira et prendra un appartement. J’en passe et des meilleures. J’oubliais, elle leur a laissé comprendre qu’il avait failli la tromper (elle n' a pas dit ça pendant cette réunion improvisée, non, mais un soir ou elle pleurait) !
Evidemment, je ne comprends rien, bien sûr. Mais la faible lueur qui éclaire encore ma cervelle alcoolisée de fin d’année décrypte le message suivant :
- « je ne le quitte pas à cause de votre demi-sœur » : sous-entendu, elle compte plus que vous dans mes décisions ;
- « je voudrais le quitter car je me suis trompée » : sous-entendu, j’ai foutu notre famille par terre pour une erreur ;
- « si vraiment vous voulez que je parte, je le ferai tout de même » : sous-entendu, c’est vous qui prenez la décision. Si ce n’est pas mettre les enfants sous pression, c’est quoi ??
- « il a voulu ou aurait pu me tromper » : mais comment pourraient-ils le respecter ?
Je répète : comment mes aînées pourraient apprécier ce type qui semble être la cause des pleurs de leur mère et qui, à leurs yeux, est responsable de l’éclatement de notre famille ?
Mais bien sûr, je ne comprends rien et j’interprète mal. Je pourrais ajouter cette phrase : « si je meurs d’un cancer de la gorge, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi » (elle fume à nouveau « très » régulièrement). Beau message de force, courage et espoir pour les enfants…
Et moi l’égoïste, je prends sur moi pour ne rien leur dire de mon analyse, mais j'ai mis en garde leur mère sur les propos et l’attitude qu’elle avait devant eux (aujourd'hui, par téléphone, après que grande majeure ait dit ne pas vouloir y aller). J’ai mal interprété ses propos bien sûr (ce fut sa réponse au téléphone). Elle fera ce qu’elle voudra de mon conseil d’aller parler de tout cela avec une personne « extérieure » (c'est-à-dire qu’elle n’en fera rien !).
Les vacances sont déjà une épreuve pour notre communauté, j’en ai eu à nouveau la preuve. Madame n’est pas très résistante et déprime très vite et est très susceptible quand elle est fatiguée. Alors ajouter ces complications était un luxe dont nous nous serions passés.
Alors, franchement, si on me demandait mon avis – mais personne ne le fait et ça tombe bien – je dirais : réfléchissez avant de divorcer et analysez toutes solution alternative (je me demande même s’il ne vaut pas mieux un couple libre…). Et éviter surtout la famille recomposée pour vous et votre ancien conjoint. Sinon, préservatifs et pilules vous permettront d’agir comme des idiots sans entraîner des âmes innocentes dans vos erreurs et errements !!
Beau message d’espoir pour cette nouvelle année. Mais je le nuance un peu en disant que comme nous nous sommes lancés dans la recomposition, nous continuons !!! Et avec le sourire s’il vous plait.
Et puis, même une mutation sur une île déserte ne résoudrait rien !
J’oubliais : bonne année, bonne santé, qu’elle vous apporte blablabla…
*pour éviter que les moteurs de recherche ne renvoient cette page comme résultat du mot écrit correctement !
Grande-majeure n’est pas allée chez sa mère ce soir. C’est à nouveau la guerre avec son beau-père. Ces deux la ne se supportent vraiment pas.
Il est venu chez nous en me disant qu’il avait du mal avec les enfants un jour où ils étaient tous chez leur mère et où je devais les récupérer (le 30). J’ai improvisé une réunion de famille chez leur mère avec eux mais sans leur beau-père (j'ai profité de l'occasion, en passant les prendre). De quoi je me mêle… du bien-être de mes enfants tout simplement.
Nous étions donc tous les 6, les enfants et les parents (j'oubliais la petite demi-soeur qui tournait autour de nous sans trop bien comprendre ce qui se passait. pauvre petite future névrosée). J’ai pu voir que mon ex-femme – leur mère – est toujours aussi paumée. Intelligente elle l’est. Elle donnerait tout pour ses enfants, pas de doute. Mais elle raconte des « trucs énormes ». Elle est inconsciente et égoïste (mon point de vue). Il lui faudrait un psy (mon point de vue depuis des années). Son couple va mal, ça se sent. Elle se confie aux enfants – inconsciente vous dis-je !! – en leur disant qu’elle avait imagé que son nouveau mari était « plus gentil » (qu’il n’est). Qu’elle reste car elle ne veut pas lui laisser un week-end sur deux la dernière née. Mais que s’il le faut vraiment, elle partira et prendra un appartement. J’en passe et des meilleures. J’oubliais, elle leur a laissé comprendre qu’il avait failli la tromper (elle n' a pas dit ça pendant cette réunion improvisée, non, mais un soir ou elle pleurait) !
Evidemment, je ne comprends rien, bien sûr. Mais la faible lueur qui éclaire encore ma cervelle alcoolisée de fin d’année décrypte le message suivant :
- « je ne le quitte pas à cause de votre demi-sœur » : sous-entendu, elle compte plus que vous dans mes décisions ;
- « je voudrais le quitter car je me suis trompée » : sous-entendu, j’ai foutu notre famille par terre pour une erreur ;
- « si vraiment vous voulez que je parte, je le ferai tout de même » : sous-entendu, c’est vous qui prenez la décision. Si ce n’est pas mettre les enfants sous pression, c’est quoi ??
- « il a voulu ou aurait pu me tromper » : mais comment pourraient-ils le respecter ?
Je répète : comment mes aînées pourraient apprécier ce type qui semble être la cause des pleurs de leur mère et qui, à leurs yeux, est responsable de l’éclatement de notre famille ?
Mais bien sûr, je ne comprends rien et j’interprète mal. Je pourrais ajouter cette phrase : « si je meurs d’un cancer de la gorge, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi » (elle fume à nouveau « très » régulièrement). Beau message de force, courage et espoir pour les enfants…
Et moi l’égoïste, je prends sur moi pour ne rien leur dire de mon analyse, mais j'ai mis en garde leur mère sur les propos et l’attitude qu’elle avait devant eux (aujourd'hui, par téléphone, après que grande majeure ait dit ne pas vouloir y aller). J’ai mal interprété ses propos bien sûr (ce fut sa réponse au téléphone). Elle fera ce qu’elle voudra de mon conseil d’aller parler de tout cela avec une personne « extérieure » (c'est-à-dire qu’elle n’en fera rien !).
Les vacances sont déjà une épreuve pour notre communauté, j’en ai eu à nouveau la preuve. Madame n’est pas très résistante et déprime très vite et est très susceptible quand elle est fatiguée. Alors ajouter ces complications était un luxe dont nous nous serions passés.
Alors, franchement, si on me demandait mon avis – mais personne ne le fait et ça tombe bien – je dirais : réfléchissez avant de divorcer et analysez toutes solution alternative (je me demande même s’il ne vaut pas mieux un couple libre…). Et éviter surtout la famille recomposée pour vous et votre ancien conjoint. Sinon, préservatifs et pilules vous permettront d’agir comme des idiots sans entraîner des âmes innocentes dans vos erreurs et errements !!
Beau message d’espoir pour cette nouvelle année. Mais je le nuance un peu en disant que comme nous nous sommes lancés dans la recomposition, nous continuons !!! Et avec le sourire s’il vous plait.
Et puis, même une mutation sur une île déserte ne résoudrait rien !
J’oubliais : bonne année, bonne santé, qu’elle vous apporte blablabla…
*pour éviter que les moteurs de recherche ne renvoient cette page comme résultat du mot écrit correctement !
mardi 30 décembre 2008
Des gens, des groupes.
29 décembre. Noël est fini. Mon père est parti. Les enfants sont chez leur mère.
Dans l’ordre :
Mercredi 24 au soir nous étions 7. Mon père, ma-dame, mes enfants et moi. Repas délicieux préparé pour l’essentiel par grande-majeure, reine de la cuisine pour la journée (amusant de voir ma-dame et ma grande-majeure « partager » la cuisine. Il y a de ces pièces dont « l’occupation » a une forte signification. Des sortes des « territoire »…). Un régal. Puis il a fallu ouvrir les cadeaux : Noël a perdu de son sens religieux (au moins chez nous). Je me console (je devrais bannir ce mot de mon vocabulaire… « console ». « Console de je », « jeu me console ») en me disant que nous étions au moins en famille (même si les filles de ma-dame n’étaient pas là…).
Jeudi 25, j’ai déposé les enfants chez leur mère et nous sommes partis à trois chez les parents de ma-dame. Quasi-beaux parents, quasi-beau frère et quasi-belle sœur, quasi neveux et nièce… Mon père a pu raconter des histoires qui ne parlent que de lui.
Vendredi 26, nous nous sommes tous retrouvés à la maison : quasi belle famille, tous les enfants, mon père, ma-dame et moi. Nous avons fait deux tables, nous étions 15 (16 en content le petit dernier quasi-neveu). Cette maison est grande mais le salon est un peu petit (il faut dire que nous occupons déjà 8 places quand nous sommes au complet, ce qui en laisse peu pour nos invités…). Mais les enfants étaient contents de pouvoir manger à leur rythme (c'est-à-dire au lance-pierre pour pouvoir aller jouer plus vite) dans la cuisine. Il restait des meringues de grande-majeure. Essentiellement sur le table avant le passage des tourbillons puis, essentiellement sous forme de miettes écrasées sur le sol après le repas : une bonne idée de les avoir installés dans la cuisine « les gosses »… mieux que sur le tapis du salon.
Samedi 27, mon père est reparti vers 12h00. Je l’ai déposé à la gare de la grande ville. Grande ville où il est né, il y a bientôt 81 ans. Il a voulu se promener un peu avant de reprendre son train. Beaucoup de souvenirs pour lui. Nous étions émus en nous quittant. J’ai toujours peur que ce soit la « dernière fois ». Mon cher père. Complexité des sentiments. D’où vient cette difficulté à communiquer ? Il est un peu tard. Il commence à être enfermé dans les images nostalgiques du passé et moi, je ne sais pas bien d’où vient mon malaise. Peur de lui ressembler ? Il n’y aurait pas de honte à cela. Mais il est tellement différent de ce que j’essaye d’être. Peur de vieillir et rejet de ce qu’il me renvoie ? Je ne sais pas, non, je ne sais pas. Un peu de tout sans doute. J’espère que nous pourrons nous voir aux prochaines vacances, simplement…
Dimanche 28. Nous n’avions pas pu voir une des sœurs de ma-dame (tout le monde « jongle » avec les familles à Noël…). Nous sommes donc retournés chez mes quasi-beaux parents. Cette fois, mes quasi-beaux frères et belles sœur s étaient au complet. Mais il manquait nos enfants… Après le repas, je me suis assis dans un fauteuil. Mes quasi-beaux frères montaient un circuit de voiture pour un des quasi-neveux. Mon quasi beau-père avait un autre fauteuil. Les dames étaient dans une autre pièce et triaient du linge pour les petits derniers (vous savez, ces vêtements qui passent d’enfant en enfant et qui vous font vous rappeler une époque à laquelle les vôtres étaient si petits…) ou répartissaient ce qui restait des desserts. Bien calé dans mon fauteuil, je me suis souvenu que quelques années plus tôt, j’étais dans une autre famille et avait éprouvé un sentiment semblable. Le sentiment d’une sorte « d’accomplissement ». Amusant. Nos anciennes tribus, nos communautés d’appartenance ce sont réduites au cours des siècles. Je pensais que nous avions cassé le noyau réel en faisant exploser les couples. C’est un peu vrai. Mais il me semble qu’il nous reste cette tendance à nous regrouper (pour la majorité d’entre nous, même si nous ne nous le reconnaissons pas tous). « Reconstruire », c’est aussi ça : avoir une place, une position, dans « une famille » au sens large du terme. Ce chemin, je l’avais suivi il y a 20 ans. Petit à petit , pendant 4 années (après la séparation), les anciens liens se sont « déliés ». De nouveaux se créent. Deux remarques pour clore ce chapitre. La première est qu’aujourd’hui je connais l’aspect éphémère de ces constructions familiales. La deuxième est que je n’appartiens à aucun groupe issu de mes parents (et je ne vais pas essayer de savoir pourquoi aujourd’hui !). Et puis non, trois remarques : je ne suis pas si ours que cela pour commencer à appartenir à une autre communauté (ce qui est un début de réponse à la question de la deuxième remarque..)!
Lundi 29. J’ai passé 1h45 dans un magasin de vêtements avec ma-dame. Elle est pourtant pas « mal fichue » cette jeune femme. Mais elle a réussi à se prouver le contraire en essayant tout un tas de trucs qui ne pouvaient pas la mettre en valeur. Ce qui n’aurait pas été grave si elle n’en avait pas ressenti une profonde tristesse !! Nous laisserons donc passer quelques jours avant d’y retourner…
Comment était les paroles de cette chanson ? Mais si, c’était :
« Femmes, je vous aime,
Femmes, je vous aime.
Je n’en connais pas… »
Allez courage et préparez vos résolutions, 2009 arrive…
Dans l’ordre :
Mercredi 24 au soir nous étions 7. Mon père, ma-dame, mes enfants et moi. Repas délicieux préparé pour l’essentiel par grande-majeure, reine de la cuisine pour la journée (amusant de voir ma-dame et ma grande-majeure « partager » la cuisine. Il y a de ces pièces dont « l’occupation » a une forte signification. Des sortes des « territoire »…). Un régal. Puis il a fallu ouvrir les cadeaux : Noël a perdu de son sens religieux (au moins chez nous). Je me console (je devrais bannir ce mot de mon vocabulaire… « console ». « Console de je », « jeu me console ») en me disant que nous étions au moins en famille (même si les filles de ma-dame n’étaient pas là…).
Jeudi 25, j’ai déposé les enfants chez leur mère et nous sommes partis à trois chez les parents de ma-dame. Quasi-beaux parents, quasi-beau frère et quasi-belle sœur, quasi neveux et nièce… Mon père a pu raconter des histoires qui ne parlent que de lui.
Vendredi 26, nous nous sommes tous retrouvés à la maison : quasi belle famille, tous les enfants, mon père, ma-dame et moi. Nous avons fait deux tables, nous étions 15 (16 en content le petit dernier quasi-neveu). Cette maison est grande mais le salon est un peu petit (il faut dire que nous occupons déjà 8 places quand nous sommes au complet, ce qui en laisse peu pour nos invités…). Mais les enfants étaient contents de pouvoir manger à leur rythme (c'est-à-dire au lance-pierre pour pouvoir aller jouer plus vite) dans la cuisine. Il restait des meringues de grande-majeure. Essentiellement sur le table avant le passage des tourbillons puis, essentiellement sous forme de miettes écrasées sur le sol après le repas : une bonne idée de les avoir installés dans la cuisine « les gosses »… mieux que sur le tapis du salon.
Samedi 27, mon père est reparti vers 12h00. Je l’ai déposé à la gare de la grande ville. Grande ville où il est né, il y a bientôt 81 ans. Il a voulu se promener un peu avant de reprendre son train. Beaucoup de souvenirs pour lui. Nous étions émus en nous quittant. J’ai toujours peur que ce soit la « dernière fois ». Mon cher père. Complexité des sentiments. D’où vient cette difficulté à communiquer ? Il est un peu tard. Il commence à être enfermé dans les images nostalgiques du passé et moi, je ne sais pas bien d’où vient mon malaise. Peur de lui ressembler ? Il n’y aurait pas de honte à cela. Mais il est tellement différent de ce que j’essaye d’être. Peur de vieillir et rejet de ce qu’il me renvoie ? Je ne sais pas, non, je ne sais pas. Un peu de tout sans doute. J’espère que nous pourrons nous voir aux prochaines vacances, simplement…
Dimanche 28. Nous n’avions pas pu voir une des sœurs de ma-dame (tout le monde « jongle » avec les familles à Noël…). Nous sommes donc retournés chez mes quasi-beaux parents. Cette fois, mes quasi-beaux frères et belles sœur s étaient au complet. Mais il manquait nos enfants… Après le repas, je me suis assis dans un fauteuil. Mes quasi-beaux frères montaient un circuit de voiture pour un des quasi-neveux. Mon quasi beau-père avait un autre fauteuil. Les dames étaient dans une autre pièce et triaient du linge pour les petits derniers (vous savez, ces vêtements qui passent d’enfant en enfant et qui vous font vous rappeler une époque à laquelle les vôtres étaient si petits…) ou répartissaient ce qui restait des desserts. Bien calé dans mon fauteuil, je me suis souvenu que quelques années plus tôt, j’étais dans une autre famille et avait éprouvé un sentiment semblable. Le sentiment d’une sorte « d’accomplissement ». Amusant. Nos anciennes tribus, nos communautés d’appartenance ce sont réduites au cours des siècles. Je pensais que nous avions cassé le noyau réel en faisant exploser les couples. C’est un peu vrai. Mais il me semble qu’il nous reste cette tendance à nous regrouper (pour la majorité d’entre nous, même si nous ne nous le reconnaissons pas tous). « Reconstruire », c’est aussi ça : avoir une place, une position, dans « une famille » au sens large du terme. Ce chemin, je l’avais suivi il y a 20 ans. Petit à petit , pendant 4 années (après la séparation), les anciens liens se sont « déliés ». De nouveaux se créent. Deux remarques pour clore ce chapitre. La première est qu’aujourd’hui je connais l’aspect éphémère de ces constructions familiales. La deuxième est que je n’appartiens à aucun groupe issu de mes parents (et je ne vais pas essayer de savoir pourquoi aujourd’hui !). Et puis non, trois remarques : je ne suis pas si ours que cela pour commencer à appartenir à une autre communauté (ce qui est un début de réponse à la question de la deuxième remarque..)!
Lundi 29. J’ai passé 1h45 dans un magasin de vêtements avec ma-dame. Elle est pourtant pas « mal fichue » cette jeune femme. Mais elle a réussi à se prouver le contraire en essayant tout un tas de trucs qui ne pouvaient pas la mettre en valeur. Ce qui n’aurait pas été grave si elle n’en avait pas ressenti une profonde tristesse !! Nous laisserons donc passer quelques jours avant d’y retourner…
Comment était les paroles de cette chanson ? Mais si, c’était :
« Femmes, je vous aime,
Femmes, je vous aime.
Je n’en connais pas… »
Allez courage et préparez vos résolutions, 2009 arrive…
mercredi 24 décembre 2008
Insomnie
Vendredi en fin d’après-midi : Les filles de ma-dame avaient invités deux copines pour passer la soirée, la nuit et la journée de samedi à la maison.
Vendredi soir : Grande-Majeure est venu – en train – chercher celle-qui-aime-papa pour passer un week-end à la grande-ville dans son studio. J’ai eu deux petites folles au téléphone, plusieurs fois : un vrai week-end de petite sœur et grande sœur, avec pique-nique dans le train, restaurant, magasins, magasins, magasins, réalisation de décorations de Noël, télé sous la couette, bonbons, soda… J’ai récupéré dimanche soir les deux miss, la petite et la grande, contentes. J’aime quand mes enfants sont proches les uns des autres.
Pensée de la journée de vendredi : heureusement que ma plus jeune fille n’était pas là. Quatre demoiselles de 9 à 12 ans, c’était bien. C’est très bruyant et remuant un tourbillon de « princesses » (des princesses classiques avec diadème, de moins classiques à la Britney…) alors une de plus, qui aurait eu du mal à trouver sa place et se serait sentie mise à l’écart, aurait été… désastreux. Et puis, c'est bien une grande-soeur.
Samedi matin : Je récupère mon fils qui était resté chez sa mère vendredi soir pour cause d’activité extrascolaire tardive. Il faut qu’il se fasse couper les cheveux : étonnant, il est d’accord. Je crois que nous ne sommes d’accord que sur le principe, je sens déjà la divergence sur la longueur résiduelle…
Samedi après-midi : arrivé du grand-père – mon père – à la gare de la grande-ville. Tout content de venir passer la semaine de Noël avec ses petits-enfants et son fils. J’aime aussi quand on se rapproche. En rentrat, nous sommes allés tous les deux dans une épicerie aux saveurs pleine de souvenirs pour nous deux. Mon père a pu raconter sa vie à la vendeuse, à la dame qui faisait la queue avant nous et assez fort pour que la file d’attente dernière nous en profite aussi. Un truc qui m’a toujours énervé. Mais on ne va pas le changer maintenant.
Samedi soir : Ma-dame avait invité les parents des amies de ses filles, à 18h30, histoire de nous laisser le temps de rentrer de la gare de la grande-ville (avec mon père). Le train est bien arrivé à 17h30, mais quand on tourne désespérément pour éviter les inévitables ( ! ) chantiers des grandes villes pour trouver une épicerie un peu perdue et qu’arrivé là on y raconte sa vie, on met un peu plus de temps que prévu pour rentrer.
Entre-temps, future-majeure avait besoin qu’on l’a dépose à une soirée : Ma-dame a donc « planté » les invités pendant qu’elle faisait le taxi. J’étais un peu gêné… Mais l’ambiance était bonne en arrivant. Une des mamans est partie à 19h30, juste quand nous arrivions. Mais elle est infirmière et travaillait de nuit (donc rien à voir avec mon père et moi... ouf). Le couple restant était fort sympathique. Une famille recomposée avec 3 enfants. C’est amusant les anecdotes communes que l’on peut avoir. Premier couple divorcé recomposé que nous rencontrions. Ils sont partis à 0h30… Repas à bonne franquette improvisé, excellente soirée. Mon père a beaucoup appréciée cette jolie femme blonde au décoleté généreux. J’adore quand il fait du charme a une femme non célibataire qui a moins de la moitié de son âge…
Pensée de la journée de samedi : le divorce ça rapproche les divorcés et je ne vais définitivement pas changer mon père.
Dimanche matin : Retour de future-majeure. Elle a découvert à la soirée que le vin blanc était un alcool « fort ». Normal, elle ne boit jamais. Heureusement, elle n’a consommé que 2 petits verres. Mais c’est suffisant pour avoir la tête qui tourne puis fait mal… La première fois (je la crois réellement) qu’elle buvait de l’alcool. Elle a horreur des gens qui ne se tiennent plus quand ils ont bu. Il semble que ce soit le sport favori de beaucoup de « gamins » et « gamines » de son âge (la biture du samedi soir…).
Dimanche soir : retour des sœurs... et du hamster, de la grande ville. Repas à 9. Ambiance agréable. Les filles de ma-dame ont demandé à ma fille-qui-aime-papa comment elles devaient appeler son papy. Je dirais quelque chose comme "Monsieur", non ? Mais j'ai bien compris ce qu'elles voulaient dire : Papy est sous notre toit. Le "toit" nous est commun... pas le papy !
Lundi : Ma-dame est revenu avec un animal « de compagnie » pour ses filles. Nous avions mis le doigt dans un engrenage avec celui de grande-majeure, je le savais. Mais finalement, un hamster, c’est mignon. C’est petit. En revanche un lapin « extra nain » de 20 cm avec une cage de 1 m de long, j’aime moins. J’aime beaucoup moins.
Mardi : Ma-dame est rentrée de-chez-le-coiffeur avec son aînée et ma fille-qui-aime-papa. Oui, ma fille, pas mon fils, dommage. Il parait que j’étais d’accord pour cette frange qui lui « bouffe » le visage. Et puis sa mère aussi était d’accord. Et puis sans doute le père Noël et tous ses rennes… Et bien non. Je n’aime pas cette coupe. Elle est vulgaire. Et puis non, quand je n’aime pas, je ne dis pas que j’aime.
Mardi après-midi : courses de « bouffe » pour Noël. J’ai honte. Ça ne sert pas à grand-chose d’avoir honte, mais c’est comme ça. Une note indécente. J’en étais gêné à la caisse.
Pensée de lundi et mardi : un rien me contrarie (une grosse cage, une coupe de cheveux, les manies d’un monsieur âgé…) et je suis un crétin de consommateur égoïste. En période de Noël, je dois pouvoir faire mieux…
Je vous souhaite un joyeux Noël (même si nous ne sommes que le 24). J’espère qu’il vous permettra de passer un moment agréable, des moments agréables, avec ceux que vous aimez. Et une pensée pour ceux qui passeront aux urgences avec leur couteau à huîtres ou celui de la dinde…
Vendredi soir : Grande-Majeure est venu – en train – chercher celle-qui-aime-papa pour passer un week-end à la grande-ville dans son studio. J’ai eu deux petites folles au téléphone, plusieurs fois : un vrai week-end de petite sœur et grande sœur, avec pique-nique dans le train, restaurant, magasins, magasins, magasins, réalisation de décorations de Noël, télé sous la couette, bonbons, soda… J’ai récupéré dimanche soir les deux miss, la petite et la grande, contentes. J’aime quand mes enfants sont proches les uns des autres.
Pensée de la journée de vendredi : heureusement que ma plus jeune fille n’était pas là. Quatre demoiselles de 9 à 12 ans, c’était bien. C’est très bruyant et remuant un tourbillon de « princesses » (des princesses classiques avec diadème, de moins classiques à la Britney…) alors une de plus, qui aurait eu du mal à trouver sa place et se serait sentie mise à l’écart, aurait été… désastreux. Et puis, c'est bien une grande-soeur.
Samedi matin : Je récupère mon fils qui était resté chez sa mère vendredi soir pour cause d’activité extrascolaire tardive. Il faut qu’il se fasse couper les cheveux : étonnant, il est d’accord. Je crois que nous ne sommes d’accord que sur le principe, je sens déjà la divergence sur la longueur résiduelle…
Samedi après-midi : arrivé du grand-père – mon père – à la gare de la grande-ville. Tout content de venir passer la semaine de Noël avec ses petits-enfants et son fils. J’aime aussi quand on se rapproche. En rentrat, nous sommes allés tous les deux dans une épicerie aux saveurs pleine de souvenirs pour nous deux. Mon père a pu raconter sa vie à la vendeuse, à la dame qui faisait la queue avant nous et assez fort pour que la file d’attente dernière nous en profite aussi. Un truc qui m’a toujours énervé. Mais on ne va pas le changer maintenant.
Samedi soir : Ma-dame avait invité les parents des amies de ses filles, à 18h30, histoire de nous laisser le temps de rentrer de la gare de la grande-ville (avec mon père). Le train est bien arrivé à 17h30, mais quand on tourne désespérément pour éviter les inévitables ( ! ) chantiers des grandes villes pour trouver une épicerie un peu perdue et qu’arrivé là on y raconte sa vie, on met un peu plus de temps que prévu pour rentrer.
Entre-temps, future-majeure avait besoin qu’on l’a dépose à une soirée : Ma-dame a donc « planté » les invités pendant qu’elle faisait le taxi. J’étais un peu gêné… Mais l’ambiance était bonne en arrivant. Une des mamans est partie à 19h30, juste quand nous arrivions. Mais elle est infirmière et travaillait de nuit (donc rien à voir avec mon père et moi... ouf). Le couple restant était fort sympathique. Une famille recomposée avec 3 enfants. C’est amusant les anecdotes communes que l’on peut avoir. Premier couple divorcé recomposé que nous rencontrions. Ils sont partis à 0h30… Repas à bonne franquette improvisé, excellente soirée. Mon père a beaucoup appréciée cette jolie femme blonde au décoleté généreux. J’adore quand il fait du charme a une femme non célibataire qui a moins de la moitié de son âge…
Pensée de la journée de samedi : le divorce ça rapproche les divorcés et je ne vais définitivement pas changer mon père.
Dimanche matin : Retour de future-majeure. Elle a découvert à la soirée que le vin blanc était un alcool « fort ». Normal, elle ne boit jamais. Heureusement, elle n’a consommé que 2 petits verres. Mais c’est suffisant pour avoir la tête qui tourne puis fait mal… La première fois (je la crois réellement) qu’elle buvait de l’alcool. Elle a horreur des gens qui ne se tiennent plus quand ils ont bu. Il semble que ce soit le sport favori de beaucoup de « gamins » et « gamines » de son âge (la biture du samedi soir…).
Dimanche soir : retour des sœurs... et du hamster, de la grande ville. Repas à 9. Ambiance agréable. Les filles de ma-dame ont demandé à ma fille-qui-aime-papa comment elles devaient appeler son papy. Je dirais quelque chose comme "Monsieur", non ? Mais j'ai bien compris ce qu'elles voulaient dire : Papy est sous notre toit. Le "toit" nous est commun... pas le papy !
Lundi : Ma-dame est revenu avec un animal « de compagnie » pour ses filles. Nous avions mis le doigt dans un engrenage avec celui de grande-majeure, je le savais. Mais finalement, un hamster, c’est mignon. C’est petit. En revanche un lapin « extra nain » de 20 cm avec une cage de 1 m de long, j’aime moins. J’aime beaucoup moins.
Mardi : Ma-dame est rentrée de-chez-le-coiffeur avec son aînée et ma fille-qui-aime-papa. Oui, ma fille, pas mon fils, dommage. Il parait que j’étais d’accord pour cette frange qui lui « bouffe » le visage. Et puis sa mère aussi était d’accord. Et puis sans doute le père Noël et tous ses rennes… Et bien non. Je n’aime pas cette coupe. Elle est vulgaire. Et puis non, quand je n’aime pas, je ne dis pas que j’aime.
Mardi après-midi : courses de « bouffe » pour Noël. J’ai honte. Ça ne sert pas à grand-chose d’avoir honte, mais c’est comme ça. Une note indécente. J’en étais gêné à la caisse.
Pensée de lundi et mardi : un rien me contrarie (une grosse cage, une coupe de cheveux, les manies d’un monsieur âgé…) et je suis un crétin de consommateur égoïste. En période de Noël, je dois pouvoir faire mieux…
Je vous souhaite un joyeux Noël (même si nous ne sommes que le 24). J’espère qu’il vous permettra de passer un moment agréable, des moments agréables, avec ceux que vous aimez. Et une pensée pour ceux qui passeront aux urgences avec leur couteau à huîtres ou celui de la dinde…
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mardi 16 décembre 2008
Pages...
La vie et sa cohorte de bonnes et mauvaises nouvelles.
Hier soir nous étions quatre. Nous aurions du être six mais deux n’ont pas voulu accompagner grande-majeure à la grande ville. Nous sommes allés dans un petit resto, ma-dame, grande-majeure, celle-qui –aime-son-papa et moi. Nous avons rigolé, avant pendant et jusqu’au moment de déposer grande-majeure. Grande-majeure et ma-dame se supportent bien mieux. Est-ce temporaire ? Peu importe, c’est bon, tellement agréable. Elles étaient côte à côte au restaurant et détendues, parfaitement détendues. Il faut dire que grande-majeure est bien dans ses baskets. Ma-dame aussi.
Evidemment, il fallait qu’une affaire importante « tombe » vendredi dernier. Ce qui m’a permis de travailler (c’est une chance d’avoir un emploi, ne pas l’oublier) dimanche matin et dimanche soir après notre retour jusqu’à 1h30 du matin. Inutile de dire qu’à 6h30 j’étais un peu fatigué pour monter les radiateurs des salles de bains et sortir les affaires du petit déjeuner… Je suis en vacances… je suis resté au bureau de 8h45 à 18h00… Mais je fais ce que je peux, du mieux possible, pour éviter d’avoir trop d’incursion de mon travail dans mon temps supposé « libre » (libre est un bien grand mot…).
Ce soir nous étions huit. J’aime toujours autant (mais ce n’est pas si vieux que cela) voir des grappes se former. Souvent autour de grande-majeure. Pour les filles de ma-dame, grande-majeure, c’est la grande, vraiment grande, qui a son appartement à la grande ville, va à la fac… Alors elle l’observe. Quand elle lit à voix haute des articles d’un site qu’elle a repéré sur Internet (pour une raison ou une autre), elles sont autour d’elle. Elle prend leur « DS » pour les faire progresser dans les tableaux (j’ai déjà expliqué) et même si ce n’est qu’un stupide jeu d’ordinateur (ou équivalent), il y a une sorte de complicité, un échange.
Mon ex-beau père va mal. Deuxième infarctus, problème pulmonaire. Les enfants sont préoccupés. Ils espéraient voir leur grand-père à Noël. C’est un homme d’une grande valeur humaine. Je l’apprécie beaucoup même si nous ne nous voyons. Il fait partie de ces personnes que nous prenons parfois comme « modèle », comme « référence » : traits de caractère, attitude dans certaines situations.
Des nouvelles d’une amie retrouvée au hasard d’un site (pas de rencontres amoureuses évidemment). Nous avons repris contact par téléphone, régulièrement. Au cours d’une de nos conversations, elle m’a demandé de m’assoir : très gros souci de santé, depuis de nombreuses années, traitement lourd. Elle se bat. On lui avait dit qu’elle ne devait pas avoir d’enfants. Depuis la médecine a changé d’avis. Intense frustration.
La vie, ses hauts, ses bas.
Hier soir nous étions quatre. Nous aurions du être six mais deux n’ont pas voulu accompagner grande-majeure à la grande ville. Nous sommes allés dans un petit resto, ma-dame, grande-majeure, celle-qui –aime-son-papa et moi. Nous avons rigolé, avant pendant et jusqu’au moment de déposer grande-majeure. Grande-majeure et ma-dame se supportent bien mieux. Est-ce temporaire ? Peu importe, c’est bon, tellement agréable. Elles étaient côte à côte au restaurant et détendues, parfaitement détendues. Il faut dire que grande-majeure est bien dans ses baskets. Ma-dame aussi.
Evidemment, il fallait qu’une affaire importante « tombe » vendredi dernier. Ce qui m’a permis de travailler (c’est une chance d’avoir un emploi, ne pas l’oublier) dimanche matin et dimanche soir après notre retour jusqu’à 1h30 du matin. Inutile de dire qu’à 6h30 j’étais un peu fatigué pour monter les radiateurs des salles de bains et sortir les affaires du petit déjeuner… Je suis en vacances… je suis resté au bureau de 8h45 à 18h00… Mais je fais ce que je peux, du mieux possible, pour éviter d’avoir trop d’incursion de mon travail dans mon temps supposé « libre » (libre est un bien grand mot…).
Ce soir nous étions huit. J’aime toujours autant (mais ce n’est pas si vieux que cela) voir des grappes se former. Souvent autour de grande-majeure. Pour les filles de ma-dame, grande-majeure, c’est la grande, vraiment grande, qui a son appartement à la grande ville, va à la fac… Alors elle l’observe. Quand elle lit à voix haute des articles d’un site qu’elle a repéré sur Internet (pour une raison ou une autre), elles sont autour d’elle. Elle prend leur « DS » pour les faire progresser dans les tableaux (j’ai déjà expliqué) et même si ce n’est qu’un stupide jeu d’ordinateur (ou équivalent), il y a une sorte de complicité, un échange.
Mon ex-beau père va mal. Deuxième infarctus, problème pulmonaire. Les enfants sont préoccupés. Ils espéraient voir leur grand-père à Noël. C’est un homme d’une grande valeur humaine. Je l’apprécie beaucoup même si nous ne nous voyons. Il fait partie de ces personnes que nous prenons parfois comme « modèle », comme « référence » : traits de caractère, attitude dans certaines situations.
Des nouvelles d’une amie retrouvée au hasard d’un site (pas de rencontres amoureuses évidemment). Nous avons repris contact par téléphone, régulièrement. Au cours d’une de nos conversations, elle m’a demandé de m’assoir : très gros souci de santé, depuis de nombreuses années, traitement lourd. Elle se bat. On lui avait dit qu’elle ne devait pas avoir d’enfants. Depuis la médecine a changé d’avis. Intense frustration.
La vie, ses hauts, ses bas.
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