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samedi 9 avril 2011

yadusoleil

Aller retour à Paris. Le deuxième de la semaine.
Sur la route nous avons croisé un couple qui marchait sur la bande d’arrêt d’urgence, chacun équipé d’un gilet jaune et chacun tenant en laisse un petit chien.
Exercice 1 :
Les maîtres marchaient d’une allure normale, côté route. Supposons qu’ils se déplaçaient à 3 km/h. Sachant que l’espérance de vie au bord d’une autoroute est de 3 min, quelle distance ont-ils parcourue avant d’être transformé en pâté pour chiens (pâté inutile car les chiens en font partie) ?*

J’ai récupéré mes 2 poussins (de plus en plus proches du coq et de la poule les petits). Je suis content de les avoir tous les deux. Ce sera notre configuration pour la semaine. Demain, courses, peinture, restaurant, film. Ce sera bien. Mais pour commencer, pas de réveil demain matin. Le bonheur ça peut être très simple.

En 2 semaines, j’aurai aperçu ma-dame 1 fois pendant 1 h. Même pas seuls. Une de ses filles est malade. Elle devait partir en voyage scolaire pour la semaine. Notre semaine de célibataires a été effacée par un complot de virus.
Nous ne nous verrons pas la semaine prochaine. C’est une semaine « parent ». Nous verrons nous le week-end suivant ? Pas le samedi soir en tout cas. Il y a un spectacle de ma jeune-ado.
Finirons-nous par ne plus nous voir ?

Les parisiennes sont belles. Elles devaient attendre le soleil. Il les rend ravissantes.

Bientôt les vacances scolaires. L’occasion d’aller chercher mon père. Et il faudra trouver un appartement ici.

Les aînées sont avec leur mère chez leurs grands parents, à 8h de route. Mon ex-beau-père n’est pas très en forme. Elles s’inquiètent et veulent le voir maintenant. Les personnes âgées ont ce défaut de dépérir parfois très vite. Il ne faut pas attendre.

Je souhaite qu’il continue à faire beau…

*3000 m x 3 / 60 = 150 m. C’est court ! (comme les pates des chiens à l’origine).

dimanche 3 avril 2011

Célibat, redécouverte

Mon week-end de « célibataire ». Apaisant. Et pourtant bien occupé. J’ai acheté de quoi repeindre et retapisser le couloir et la future chambre du fils. J’ai déménagé des kilos de livres, plâtré, poncé, peint, passer l’aspirateur, la serpillière, fait tourner des machines, repassé, fait des courses - légères car pour ma semaine – et je me suis coupé les cheveux. Même pas eu le temps d’aller nager ou faire de la moto, ce que je m’étais promis de faire. Mais vendredi soir, nous sommes allés au restaurant avec ma-dame. J’ai donc eu mon moment de détente.

En nettoyant la chambre de miss-ado, j’ai trouvé derrière un meuble un stock de vêtements sales. Chaussettes, T-shirts, pantalons, j’en passe et des meilleurs… la bonne surprise pour elle, sera que si j’ai bien tout déposé dans la corbeille à linges sales, rien ne sera lavé avant son retour. Pour la forme, par principe, elle apprendra.
Mon frigo est presque vide. Je vais reprendre mes habitudes de ne pratiquement rien acheter quand je suis seul.
J’ai fait une salade bizarre ce soir : mâche, salade vertes variée, oignon, fromage de chèvre, banane, pomme et chips. Avec vinaigrette et épices « spéciales » salade. Un peu salée mais pas mauvais. Un verre de Bordeaux par-dessus et je reste sur l’impression d’un bon week-end.

A oui. Ma moto est dans l’entrée maintenant.

Que c’est bon de vivre seul.

vendredi 1 avril 2011

A effacer...

Hier c’était la soirée de présentation des résultats d’un gros fournisseur. 150 à 200 personnes je pense, tout personnel mélangé, toutes qualifications mélangées. Enrichissant – parfois – de pouvoir rencontrer des personnes ayant des métiers très divers, de l’ouvrier non qualifié à l’ingénieur grandes écoles en passant par le titulaire de MBA (je ne place pas les deux derniers profils tout en haut de l’échelle de « mes » valeurs, mais c’est ce qu’il y a de plus facile pour prétendre à un haut salaire et donc à la réussite dans une entreprise à but lucratif).
Ensuite cocktail. Je me suis retrouvé avec un des commerciaux et les trainards. Je ne sais pas qui a émis l’idée d’aller en boite de nuit. J’ai dit que j’étais fatigué mais on m’a reproché de ne pas vouloir sortir avec une équipe d’une des chaînes de montage. J’ai protesté et une des personnes m’a donné des comprimés qui étaient sensés être un équivalent de « ?uronsan ». J’aurais du me méfier…

Je n’ai plus que des flashs du reste de la soirée. C’était gore. J’ai dansé comme jamais (je ne danse jamais). Mail il y a pire. J’ai raccompagné deux des filles – enfin je crois car je me suis retrouvé sur un parking devant des immeubles – et… elles ne sont pas rentrées tout de suite…
Je suis allé faire un test aujourd’hui car je ne sais pas bien ce qui c’est passé, enfin, je ne me souviens pas de tous les détails, d’un en particulier…
J’ai dépensé 863€ dans la boite…
J’ai été malade tout l’après midi. J’ai des points lumineux qui passent devant les yeux dés que je bouge trop et les oreilles qui bourdonnent.

Il faut que je prévienne ma-dame…

mercredi 30 mars 2011

Le mère-père ou la père-mère...

Amusant. Une parfaite mère au foyer. Sauf que je suis un père.

J’ai branché un PC dans la cuisine et je regarde une vidéo en streaming pendant que je prépare une quiche. Une quiche au poireaux et dés de jambon.

Tiens d’ailleurs, parcourons le menu de la semaine. Le menu qu’un père qui vit seul avec 2 ou 3 de ses enfants maintenant prépare pendant une semaine de travail.

1. Poissons et noix de Saint-Jacques en brochette avec riz blanc et légumes (une sorte de riz cantonais). Petite sauce avec crème fraîche allégée, fumet de poisson et câpres pour mouiller le tout.
2. Côtes d’agneaux et haricots plats avec tomates pelées et épices dites « espagnoles ».
3. Soupe « chinoise » avec blancs de poulet, poisson blanc, salade, carottes, oignons, bouillon de volaille et concentré de tomate.
4. Spagettis bolognaises mais avec thon à la place de la viande (ma fille a préparé, pas moi).
5. Œufs brouillés avec tomates, haricots plats (des restes) et salade en entrée.
6. Quiche jambon et poireaux, comme expliqué plus haut.
7. Steaks hâchés (demain midi, très peu de temps) et courgettes en rondelle à la poelle avec yaourt et ail.
8. Pizza… on rentre tard !

Merde, j’ai une lessive de blanc à faire. Et il faut que je réponde à la filiale d’europe du nord. Et il faut que je finisse le plâtre dans la future chambre du fils. Et l’entrée…

samedi 26 mars 2011

L'étiquette

C’était la première fois que j’allais dans la résidence d’un ambassadeur. Et je me suis trouvé tout bête. J’ai dit « Monsieur l’Ambassadeur ». J’aurais pu dire « Votre Excellence »… Je crois que ce n’était pas très grave.
Mais je n’étais pas le seul à être invité. Je ne suis pas suffisamment important pour ça !!


Curieux de rentrer dans un chez soi vide de vie.
J’ai pu allumer la télé après avoir vidé ma valise.
J’ai grignoté sans faire attention au bruit que je faisais en ouvrant le frigo ou les placards (les compagnies aériennes sont de plus en plus économes sur la nourriture… pas sur le billet).

Ce grand silence, c’est étrange. C’est apaisant mais aussi en peu engoissant, un peu désagréable. Je suis retourné dans le monde du silence. Le monde où les seuls bruits sont ceux que l’on fait soi même.

L’hôtel donnait sur une rue très passante et nous étions toujours en groupe.

C’est un peu comme sortir d’un concert, les oreilles sifflent un peu, on ne perçoit pas grand chose. Une maison de 7 chambres où je suis le seul habitant.

Les enfants auraient dû être avec moi ce week-end. Je suis rentré trop tard et demain, c’est le carnaval de leur petite sœur, ils resteront chez leur mère. Je les aurai le soir j’espère. J’en profiterai pour avancer les travaux dans la future chambre du fils. Dimanche, il faudra déménager deuxième majeure. Et lundi, il faudra se lever fatigué à cause de changement d’heure crétin.

Je suis rentré avec plein de devises étrangères que je n’ai pas eu le temps de changer. La banque n’en voudra pas, j’en suis presque sûr. Il va falloir que j’aille à la grande grande ville pour trouver un bureau qui me les prendra à un taux inintéressant… Je vais m'en remettre.