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dimanche 14 mars 2010

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un simple objet

Je pars demain très tôt pour 15 jours. 3 avions et l'espoir d'avoir un peu plus chaud. Un tout petit peu plus chaud, mais ce sera bien. Mais ce sont 15 jours de réunion qui m'attendent, pas des plages ou des lacs.

Bonne engueulade avec la mère des mes enfants ce soir. Comme d’hab, mon fils avait oublié une partie de ces affaires chez moi. Nous l’avons constaté en arrivant chez elle. Elle s’est transformée en furie en criant presque « qu’il fallait que ma-dame rapporte ça dans la semaine », que « ma-dame ne faisait jamais rien pour mes enfants », « qu’il fallait que j’ouvre les yeux sur son égoïsme », que « j’étais trop bon et que ça rime avec trop con… ».
En fait je ne dis plus rien. C’est inutile. ça a continué au téléphone.

A 21h, j’ai donc refait l’aller-retour pour déposer l’objet oublié. La paix n'a pas de prix. Mon fils - le coupable victime - est sorti. Je lui ai expliqué brièvement par la fenêtre de la voiture puis plus longuement sur son portable, calmement, qu’il comprenait maintenant pourquoi je tenais à ce qu’il se fasse une liste pour ne rien oublier… Il en a convenu.
J’ai été obligé d’expliquer à sa sœur aussi qu’il ne fallait pas qu’elle se laisse abusée par les propos exagérés de sa mère et de ses sœurs (qui ne peuvent pas sentir ma-dame).

Leur mère m’a aussi expliqué que son mari faisait ci et ça et encore ça pour « mes enfants ». Certes, je n’ai pas à me plaindre, mais je ne me souviens pas qu’il ait fait un aller-retour pour apporter des affaires oubliées. Mais c’est normal, car c’est moi qui ai déménagé « loin » - 20 à 30 minutes en voiture – et c’est donc à moi de faire tous les voyages. Suis-je bête !

Un jour en m’enterrera et ce jour là, il faudra marquer sur ma tombe : « ci-git un égoïste qui s’ignorait ».

mercredi 3 mars 2010

Nous n'irons plus jamais, le ski c'est fini

Mer…credi !

Le temps manque pour raconter.

D’abord les vacances.
Nos dernières – et premières - vacances au ski. Sans intérêt. Il faut être réellement fana pour se lever tôt pour être sur les pistes à 9h00 et y rester jusqu’à 17h00.
Manque de chance, ce n’est pas notre cas !

Et puis, quatre préados et ados dans la même chambre pendant six jours, c’est de l’inconscience !
Non de la bêtise. Là, j’ai vraiment réalisé que nous avions quatre enfants de 10 à 15 ans dans notre « foyer ». La neige, ça énerve, la promiscuité, ça énerve et le ski ça fatigue. Et la fatigue ? Ça énerve aussi !!

Et puis, pour être bassement matérialiste, 205 euros de forfait par jour, ça m’a… gratouillé, irrité. Nous n’avons pas d’accent nouveau riche russe alors la somme est importante.

Nous ne nous sommes pas même offert une pizza : à 13,50€ la pizza à emporter, nous avons préféré attendre notre retour.

EN résumé : mauvaise neige malgré les chutes (de neige, pas de ski…), mauvais temps, rythme fatiguant, ambiance électrique, frais importants, tout cela nous a conduit à décider que c’était la dernière fois !

Et pour finir en beauté les vacances, nous sommes rentrés avec un jour d’avance pour faire profiter les enfants d’une grasse matinée dominicale. Hors, j’avais dit à mes ainées que nous ne pourrions pas fêter mon anniversaire le week-end dernier car nous ne rentrions que le dimanche. Deuxième majeure apprenant que nous serions de retour finalement le samedi soir me passa par téléphone un savon dont les haut-parleurs de la voiture se souviennent encore.
Il faut ajouter que grande majeure était à la maison car elle avait invité des amis le vendredi soir. Accueil as très chaleureux à notre arrivée : elle a pensé que je voulais la surveiller. Si elle avait été un garçon, elle m’aurait traité de père castrateur. Mais comme c’est une fille, elle m’a juste considéré comme emmerdeur.

Après quelques discussions, nous nous sommes finalement retrouvés tous les 8 à la maison dimanche matin, vers 10h00…

Je crois que cela a commencé par le fait que ma-dame aspirait le salon que grande majeure prétendait avoir nettoyé…

En tout cas, la crise a éclaté : filles à bout de nerf, criant, pleurant pour l’une d’elle, critiquant ma-dame, mes choix, notre vie, je ne savais plus quoi faire.
J’ai essayé de calmer tout ça comme j’ai pu, sans grand succès. Je suis remonté à l’étage pour voir si je trouvais le courage de parler à ma-dame, mais arrivé à l’étage, je n’en avais ni la force ni l’envie.

Ma-dame a alors décidé de descendre…

D’abord, le ton est monté. Le ton de tout le monde. J’étais en haut et mon ado_fille montait me glisser des messages : ça parle fort.
Puis le message fut : ça c’est calmé.

Toujours affalé sur une chaise dans la cuisine, j’ai vu ma-dame apparaître. Pas de trace de coups. Pas de trace de larmes. Pas de tremblements.

Résultat des courses : les trois dames ont défini que nous ne faisions pas assez de choses ensemble et qu’il n’y avait pas assez de mélange de famille. Nous ions tous à Disnait (…) pour souder le groupe, les filles de madame iront passer une journée avec mes deux grandes, je devrai faire quelque chose avec ses deux filles et mes enfants devront trouver une activité avec ma-dame (pour les filles, je sais, c’est facile, c’est shopping…).
Et le repas c’est bien passé.

Depuis, j’ai mangé un soir avec mes deux majeures dans leur ville universitaire car elles se trouvaient un peu « abandonné » de leur père, trop occupé par ma-dame et ses filles. Adorable soirée.

Je vais partir 3 semaines en déplacement, nous allons essayer de garder le cap !

samedi 20 février 2010

Vacances

Voila, l’ancienne cuisine chambre de deuxième majeure a été entièrement refaite et est devenue, depuis ce soir, la chambre de miss ado.
C’est deuxième majeure qui a offert à miss ado de changer de chambre.

D’ailleurs, deuxième majeure ne vient plus chez moi : elle est très susceptible et ma-dame n’est pas toujours très, comment dire, « fine » dans ses commentaires. Elle a eu – je crois - le tord de critiquer l’attitude de première majeure qui ne fait pas grand-chose à la maison (mais n’invite personne et n’est pas bruyante). C’était sans compter sur la solidarité qui lie mes enfants quand il s’agit de faire front. En fait, je ne suis pas sûr des raisons exactes. Elle n’apprécie pas ma-dame, ses filles et leur éducation, c’est tout.

Il est très clair que je dois passer plus de temps, seul avec tous mes enfants. Ils le demandent. Grande-aînée (première majeure) souhaite que je passe à la grande ville locale où elles sont à la fac pour que nous mangions tous les 3 ensemble. Ce sera avec plaisir, grand immense plaisir.

J’ai donc trois de mes enfants ce soir, ce qui n’est déjà pas mal ! (On tendance à me manquer ces petites bestioles !)

Miss ado a donc maintenant une chambre aussi grande que l’aînée des filles de ma-dame. C’est important. On imagine pas à quel point c’est important…

Me reste à réinstaller la chambre de deuxième majeure, « au cas ou ». « Au cas ou » elle viendrait quand nous fêterons mon anniversaire, avec plus d’une semaine de retard, dans un peu plus d’une semaine (ce qui prouve à quel point le moment qui me fera être plus près des 50 ans que des 40 est proche… merde !).

Dimanche nous partirons en vacances avec les plus jeunes. J’ai pris une semaine de congés. J’ose à peine avouer combien de jours j’ai cumulé (retard des années précédentes, « ancienneté », …). La société ne paye pas les congés non pris. Alors, même s’il s’en perd, il en reste toujours qui s’accumulent, s’empilent, se figent dans une case d’un relevé.
Je pourrais prendre autant de semaines qu’il y a de mois dans une année… je pourrais être en congés 23% de cette année.

Ça me laisse… indifférent ! Car je ne le serai pas !!

mercredi 10 février 2010

Poubelle ravie.

Il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas râlé...

VITE, VITE, "poubelle ravie" a commencé !!! Et c'est comme ça tous les mercredis soir. Les filles de ma-dame rentrent du sport à 20h15 - 20h20. Et c'est l'horreur, parce que "poubelle ravie" commence à 20h10 !! Et c'est donc cavalcade dans les escaliers, manteaux jetés plus qu'accrochés, chaussures balancées. Puis, tout à coup, le silence se fait. Le silence ou presque. Des sons sourds parviennent de l’étage, comme une rumeur. Car seule la télé a le droit de faire du bruit à cette heure là. La télé qui dicte sa loi. Le public, les cerveaux sont absorbés. Ne restent que des enveloppes charnelles, des fantômes, posés sur le canapé.

"Le fiel est au-dedans de moi", extrait :

"My Gosh, my Gosh, plus de vie là,
Simpliste et vérolée.
Cette stupide rumeur-là
Vient de la télé."

jeudi 4 février 2010

Une sorte d’équilibre.

C’est établi ainsi : quand mes enfants sont là, je dors en bas avec eux. Ma-dame reste en haut avec ses filles. Ce qui nous donne un peu l’impression de vivre chacun dans un appartement avec nos enfants. Nous faisons à nouveau chambre commune quand les miens ne sont pas là (du moins les plus jeunes).
Nous prenons notre repas du soir ensemble mais quand vient l’heure de la niaiserie télévisuelle, mes enfants et moi descendons rejoindre nos appartements. Ils sont généralement dans leur chambre et moi dans mon bureau. A 21h30, ils doivent être au lit. Vers 22h00 je commence à me dire que je vais arrêter de travailler pour finalement me coucher vers 23h00 (sauf quand je tombe de fatigue avant. Il m’arrive de m’écrouler à 21h30, ce que je déteste car c’est un réveil vers 3h30 – 4h30 assuré).
L’avantage d’être en bas avec eux, c’est que je peux m’assurer qu’ils lisent tranquillement puis éteignent et dorment. Dorment ou restent sagement couchés mais ne sont en tout cas pas debout ou avec une console de jeux…

Le matin, je me lève à 6h00 au plus tard. C’est la seule solution qui me permette de me préparer, de mettre la table, de sortir les céréales, pains, jus de fruit, lait et autres ingrédients du petit déjeuner et de vieller à ce que tout le monde (je surveille surtout les miens) tienne le rythme pour partir à 7h40 (le garçon a une fâcheuse tendance à rester coincé sous la douche).

Nous déposons les filles de ma-dame vers 7h50 puis roulons vers le collège pour arriver vers 8h10. Ce qui nous laisse le temps de passer éventuellement chez leur mère pour récupérer le sac de sport ou le cahier oublié.

En fin de journée, j’essaye autant que possible de ne pas quitter le bureau trop tard pour les récupérer avant 18h30 (je place les conférences téléphoniques que j’ai au moins 2 fois par semaine, le soir, pas avant 19h00 : Le décalage horaire a du bon parfois…). A 19h00, nous sommes de retour à la maison, nous mangeons – ou je m’isole dans le bureau et mange seul plus tard - et le cycle reprend.

La régularité est monotone mais bien plus facile à gérer. Je crois que je n’ai plus le courage d'affronter trop d’imprévus. Je vieillis.

J’essaye aussi de solliciter leur mère le moins possible et de faire en sorte que « mes » semaines soient réellement « mes » semaines, ce qui me complique passablement la tâche. J’ai beau organiser ma vie professionnelle pour la rendre la plus compatible possible avec ma vie privée (et non pas le contraire comme je serais naturellement tenté de le faire et comme je le faisais sans doute avant…), elle déborde régulièrement du cadre que je lui ai fixé. Par exemple, si j’ai des clients à l’entreprise et qu’ils faut les inviter à diner, je les dépose à leur hôtel sous la fausse excuse qu’ils souhaitent sans doute se reposer un peu avant le repas, file récupérer les enfants, les dépose à la maison et retourne diner. Ceci m’amène à faire 1h de voiture mais je n’ai pas à demander à leur mère de les garder « exceptionnellement ».

A me lire, on pourrait croire que je passe mon temps à courir. Ce n’est pas tout à fait cela. C’est l’enchaînement des choses qui est très rapide. Il faut sans arrêt passer d’une activité à une autre et réduire toutes les transitions, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle.

Les semaines sans la garde sont plus calmes .Je travaille 30 à 40% de mon temps de mon domicile. Et même si je me lève tôt, je n’ai pas à surveiller ma montre afin de déposer tout le monde à l’heure au collège, ce qui est un soulagement extraordinaire.

L’année 2009 a été assez pauvre en déplacement. Je ne sais pas ce que sera 2010. A priori rien avant mars ou je partirai une douzaine de jours ouvrés et deux week-ends.

Il y a donc une sorte d’équilibre. Par conséquent, pas grand-chose à raconter.

mercredi 6 janvier 2010

La nouvelle année

Avant il y a eu Noël. Et les cadeaux à faire. Et les courses à faire. Et la semaine qui n’existe toute entière que pour cet évènement.

Dans l’ordre.
Mon père est venu la semaine d’avant, en train. Il neigeait fort.
J’ai voulu prendre la voiture. Erreur. Après avoir rebondi sur un trottoir nous avons opté pour le train. Celui qui va de notre ville de province à la grande grande ville. Nous étions en avance, le TGV en retard, nous avons fait des boutiques. J’étais avec 2 de mes filles : la plus grande et la plus jeune.
Repas dans une brasserie. Moment de détente. Images qui resteront dans ma mémoire. Moments fragiles, destinés à disparaître à tout jamais.

Nous avons repris le train avec mon père et sa valise de 1970. Il était content. Racontait sa vie à tous en parlant haut et fort. Les autres voyageurs baissaient la tête. Je somnolais.

J’avais mes enfants jusqu’au 24 au matin. Pas pratique pour fêter Noël. Nous avons fait ça le 23 au soir. Grande majeure à passer 11h à cuisiner, sur deux jours. Délicieux. Avant le repas, un clash. Il restait 3 minutes de « plus belle la vie ». J’aurais aimé que le repas du jour d’avant le réveillon de Noël soit prioritaire sur cette niaiserie. Ce ne fut pas le cas. Ma-dame – avec la bonne excuse que mon père regardait aussi (papa, je suis surpris ! Tu crois que moi aussi je regarderai si j’ai un jour ton âge ?). L’ambiance a été plombée pour le reste de la soirée.

J’ai déposé mes enfants le 24 au matin chez leur mère en essayant d’éviter mon ancienne famille par alliance. Pas le cœur de les voir tous ensemble.

Nous avons discuté avec ma-dame. Rabibochage. Je ne sais pas ce qui m’a fait plier. Quand j’y réfléchis… j’évite d’y réfléchir !
Le soir, le 24, nous sommes allés chez les parents de ma-dame, avec mon père et une des tantes de ma-dame. Agréable soirée.
Le 25, une de ses sœurs arrivaient avec ses enfants. Journée agréable encore. Mon père était bien. Moi aussi. J’ai dormi.

Retour à la maison le 25 au soir. Peu de choses. Des repas avec mon père, peu de discussions (nous n’avons pas grand-chose à nous raconter, mais nous sommes bien ensemble maintenant).

Il est reparti le Dimanche.

Suite du message … un autre jour. Entre temps j’ai lu vos messages. Merci Mesdames. Je vais répondre mais en attendant je continue celui-ci.

Parenthèse.
Je suis caché derrière mon ordinateur. Je peux me montrer comme je suis vraiment. Comme je suis et comme je ne me montre jamais dans la vraie vie. Sensible, écorché vif. Voir mon père vieillir me fait mal. Un jour ou l’autre je vais le perdre. Tout ce que je souhaite c’est partir avant de perdre trop de personnes que j’aime. Mais je ne veux pas partir « tôt » pour autant. Mais partir avant les autres. Lâche aussi je suis donc.
Fin de la parenthèse.

Donc Noël ne ressemble plus à rien. C’est un fait. Qu’est-ce qu’une fête familiale quand même la notion de famille est devenue floue. Rien n’a d’importance mais tout est important (je sais c’est compliqué, mais je me comprends parfaitement bien).

Il est parti Dimanche et j’étais ému. Voir sa silhouette monter dans le train, laisser passer les dames, c’est un gentleman, il m’a appris la galanterie. Laisser passer les gens chargés, il est poli, il m’a appris. Mon petit père, je me rends compte que tu m’as appris plein de choses finalement. Je me demande aussi si cette façon que tu as de ne pas abuser du privilège que l’âge te donnerait n’est pas une façon de le refuser ? Sans doute. Et sans doute suis-je comme toi. La mort, la vieillesse. J’en ai peur. Et je devine que tu en as peur aussi. D’ailleurs quand tu me dis que tu ne regrettes pas ta vie, n’est-ce pas une façon d’avouer que tu sais que tu ne gagnera pas ce dernier combat ? Forcément, on vieillit. Forcément, on approche de la mort. Elle vous frôle parfois. Elle vous frôle plusieurs fois parfois dans une vie. Mais finalement, un jour, elle gagne. Elle gagnera toujours.

Je voudrais savoir décrire les émotions, les ambiances avec des mots seulement. C’est dur. C’est comme vouloir attraper de la fumée. On approche la main et la forme du nuage en est transformé. Comment saisir l’impalpable ? Comment saisir le « volatile » ?

Pour le nouvel an, nous avions les plus jeunes demoiselles. Ma fille et les filles de ma-dame. Quatre couples d’amis ou amis d’amis. Quatre adultes et dix enfants. Les adultes ensemble, les enfants dans un autre bâtiment. Une dépendance transformée en petite maison d’amis. Il fallait se déguiser un peu. Ma-dame est arrivée en pétasse. Pas en pute. En pétasse : Robe moulante, maquillage outrancier, talons hauts, bas résille. Moi en mi-macro mi-mauvais garçon : costume rayé foncé, chemise rose grande ouverte sur torse poilu, col sur la veste, pompes claires, gomina, gros anneau d’oreille. Il y avait un couple que nous ne connaissions pas. Il a fallu leur expliquer que ce n’était pas notre tenue classique. Ça faisait « vrai ». Comme quoi, il est facile d’endosser un rôle. C’est en fait ce que je fais au bureau tous les jours. C’est ce que je fais quand je rencontre des clients et que je m’habille en personne « importante », en « responsable ». Là, j’étais un autre gars prétentieux, fier de lui, fier de son machisme et de son arrogance. Un autre genre de con. C’est bon finalement de changer de rôle de con. Certes, c’est toujours un rôle de con, mais s’en est un autre. L’habit fait le moine.

Il faut que j’explique aussi la nouvelle configuration à la maison.
La salle commune d’ordinateurs n’existe plus. C’est maintenant mon bureau. Mon coin. L’endroit ou je travaille, dessine, fais de la mauvaise musique, écris. Mon antre. Ma caverne.
C’est bon.

Les ordinateurs ont été ventilés dans les chambres. Ça se passe bien. Sans excès. Pas d’abus jusqu’à présent.

Je respire d’avoir un refuge. Un endroit à moi.

Il faut aussi que je dise que quand mes enfants sont là, le dors en bas. Ils sont en bas si vous avez suivi. Les filles de madame en haut, au même étage que notre chambre. Je dors en bas, avec mes deux plus jeunes. Ma-dame le comprend. Elle l’accepte. De toute façon nous n’avons pas les mêmes horaires. Pas le même rythme de vie. Cela ne pose aucun problème. Et plutôt que de marquer plus fortement encore les clans, cela à au contraire adouci les choses. Mes enfants me voient proches d’eux. Pas de jalousie.

Cette situation est difficile à expliquer à d’autres. Forcément, un couple qui ne dort pas ensemble est un couple qui va mal. Faux. Il faut sortir des schémas archaïques et des idées préconçues. Surtout pour aborder la vie des familles recomposées, la vie des cohabitants par amour, des cohabitants inconscients.

Je vis une semaine en bas et une semaine en haut. J’y trouve mon équilibre et par conséquent notre groupe de cohabitants aussi.

Voilà, c’est ainsi que commence cette nouvelle année pour nous.

Pour finir, je voudrais vous conseiller d’écouter l’album « as if to nothing » de Craig Armstrong. Et en particulier les chansons « Snow » et "Stay (faraway, so close)". Surtout "snow" pour lire la partie de ce message qui commence par « il est reparti dimanche ». Ne cherchez pas de rapport avec les paroles. Laissez-vous porter. Les mots doivent parfois seulement être entendus comme une mélodie, la voix comme un instrument.

Merci.