Finie la recomposition familiale. Nouveau statut : père "à mi-temps" vivant seul.
vendredi 4 mars 2011
Demain
Et moi, je suis loin. Demain soir à New York, dimanche soir dans une autre état* (pas d'esprit, état géographique, bien que les deux ne soient pas incompatibles).
Je suis maintenant 100% propriètaire de notre ancien nid communautaire. C'est arrivé il y a peu quand le notaire et ma-dame ont été payés. Voilà mon compte plus léger de quelques dizaines de milliers d'euros (qu'il n'avait pas il y a quelques semaines. Le passage sur le compte a été rapide, mais j'aimais bien cette somme rondelette...). Il faut que je calcule les impôts que je vais payer... 32% supplémentaires des taxes foncière et d'habitation. Plus 33% de la taxe d'habitation de l'appartement des filles que le copain à déserté. On ne devrait pas toujours parler et penser à l'argent. On devrait en avoir suffisamment pour l'oublier...
*"tes états d'âme sont pour moi Eric, comme les Etats d'Amériques...". Mais comment s'appelait ce groupe !
jeudi 3 mars 2011
-3°F

mercredi 2 mars 2011
Sous le soleil
Une salle de sport et une piscine. Un magnifique soleil. J’ai couru 40 minutes sur un tapis en regardant la télé et en écoutant mon mp3 (Aston Martin, groupe français peu connu semble-t’il). J’étais bien suant en regagnant ma chambre et en traversant la cour. J’étais bien suant mais j’ai bien senti qu’il faisait froid…-10°C ! Il parait que ce sera pire d’ici 2 jours. On prévoit -20°C !!! (Ce sont bien des degrés Celsius !!!)
mardi 22 février 2011
fini
dimanche 20 février 2011
La crise
Notre relation est officiellement « en pause » depuis vendredi soir. Pas de haine, quelques pleurs, toujours de l’affection.
Curieuse situation que j’ai déjà connue et où j’ai l’impression de contempler un précipice. C’est moi qui l’ai voulu. C’est un fait. Mais je suis partagé entre l’excitation que cette liberté retrouvée me procure et le souvenir de ces longues soirées seul qui s’alignent parfois pendant une semaine complète et que j'ai connues que je "butinais".
Nous n’avions pas le même rythme, pas les mêmes centres d’intérêt. Mais nous avions d’autres choses. Pourquoi ces choses là ne me semblent-elles plus suffisantes, je ne sais pas ? Je pense qu’il y a l’âge aussi. 47 ans le 22. Ça me chagrine. Dans une rupture, il est facile de savoir ce que l’on perd et on peut seulement imaginer ce que l’on va trouver ou retrouver.
J’envisage de sortir, de voir des amis, de mettre la musique fort, de gratter ma guitare et ma basse par-dessus. Je n’aurai plus de compte à rendre, je pourrai décider de ma soirée à 17h ou même plus tard. Je vais aussi essayer de séduire et d’être séduit. Séduire ? Suis-je encore séduisant d’ailleurs ? les jours prochains vont me le dire…
Je crois que ça ressemble bien à une crise de la machintaine…
dimanche 13 février 2011
Fin de semaine en hiver
Grande-aînée est toujours au centre. Elle sort le week-end à nouveau. D’après elle, rien ne va mieux, rien ne va plus mal, aucun changement. Le traitement est en évolution permanente. On dirait du tâtonnement. Déjà 9 semaines. Elle n’en peut plus de ce centre. J'arrive - du moins elle me laisse en avoir l'impression - à lui montrer que tout n'est pas si noir quand nous discutons. Ce fut le cas hier en voiture alors que nous parlions de sa future orientation universitaire (cette année est perdue).
Les résultats des deux plus jeunes sont mauvais, très mauvais. Peut-être est-ce lié, au moins un peu. Mais depuis toujours ils ne font pas grand-chose en classe. Demain il faudra rendre la feuille de choix pour l'orientation en première. Un casse-tête.
Deuxième majeure a fait le ménage dans sa vie. Elle rayonne. Exit le copains pour une joyeuse bande de copains et copines. Je suis content pour elle.
D’ici 3 à 4 semaines, ma-dame aura déménagé. Elle retape son futur logement (avec ses filles et son ex-mari, amusant. Mais elle n'a aucune intention de se remettre avec lui, je précise).
Et moi, j’ai envie de retrouver une liberté totale… c’est un dilemme. J’aime ma-dame mais je voudrais autre chose. Je voudrais pouvoir dire à nouveau, "je suis célibataire". Je m’ennuie… Nous n'avons pas le même rythme. J'attends que nous soyons chacun chez soi. Et puis je vais bientôt partir 2 ou 3 semaines.
jeudi 20 janvier 2011
Saleté de nombril indécent
A vrai dire, je me sens un peu fatigué, lassé. Je voudrais rire avec des amis, j’en ai finalement peu. Je me suis inscrit sur un site, mais finalement, même si certains (certaines) annoncent qu’ils (qu’elles) recherchent des amis, ce sont en fait des aventures ou « LA » grande histoire d’Amour qui les motive. Je traine donc mon profil sans grand espoir de me trouver des complicités féminines pas trop lointaines. J’ai bien deux amies mais elles sont trop loin pour que nous puissions envisager prendre un café ou manger un morceau ensemble. La confrontation d’idées et de sensibilités différentes est merveilleuse, c’est ce que j’aime avec les femmes : nous ne fonctionnons pas de la même façon.
Assez parlé de mes états d’âme.
Grande-ainée ne va pas mieux, pas du tout. Je serais tenté de dire au contraire. Profitant de sa permission du week-end, elle a fait une nouvelle crise de boulimie, s’est fait vomir et a avalé une boite de médicaments qui l’a anesthésiée pour 24 heures. Passage aux urgences et retour au centre le lundi soir. Les infirmières – est-ce selon les consignes des médecins – nous on fait comprendre à sa mère et moi que nous devrions peut-être espacer nos visites. Nous venons très naturellement tous les jours. L’intéressée a appris la nouvelle hier soir et était très énervée. Elle ne veut pas que l’on décide pour elle. Sa mère et moi ne savons pas quoi faire. Nous préférerions que ce soit le psychiatre ou la psychologue qui nous donnent cet avis.
En fait, ce qui nous craignons, c’est qu’elle ne soit pas atteinte de dépression, mais d’une maladie mentale. L’inefficacité du traitement qu’elle subit depuis plusieurs semaines semble évidente. Les mêmes obsessions, les mêmes comportements quand elle est seule.
Je ne l’ai pas vu aujourd’hui. Sa mère non plus. En revanche ses sœurs et son frère y sont allés. Ils avaient apporté une part de gâteau. L’infirmière leur a dit que ce n’était pas une bonne idée. Je comprends tout ça, je comprends tout le monde. Quand grande-ainée a appris qu’elle ne pouvait plus sortir, elle m’a dit au téléphone qu’elle voulait pouvoir aller au cinéma, aller je ne sais plus où, ce qui m’a fait dire qu’elle avait donc des envies…
Grande-cadette (on va dire comme ça) a donc quitté son copain de 5 ans d’âge. Je n’en éprouve pas de tristesse, elle a 20 ans… Ce serait dommage de figer sa vie à 20 ans. Le seul problème – mais en est-ce vraiment un – est qu’elle est dorénavant seule dans l’appartement, le copain ayant quitté les lieux et sa sœur étant hospitalisée. Du coup, le loyer augmente d’un tiers. Pas grave, je suis riche. Mais c’est tout de même près de 900 euros plus le téléphone et l’électricité qu’il faut payer. L’argent n’a pas d’importance.
Le fils ne fout rien. Il est en train de se ramasser. Il tombe mais ne voit pas encore le sol. L’impact arrivera à la fin du deuxième trimestre. La douleur apparaitra tout au long du troisième. Je ne sais même pas si je dois le punir.
Préado fille (ado devrais-je dire), a attrapé la grippe… et n’a pas pu aller à la sortie ski de trois jours organisée par le collège. Elle était un peu déçu au début mais le fait de pouvoir « glander » à la maison lui convient finalement assez bien.
Tous sont préoccupés par l’état de santé de leur sœur. Nous le sommes tous. Chacun le montre à sa façon. Sa mère et moi ne nous sommes jamais autant appelés.
C’est curieux, comme lorsque ma mère était mourante (il y a de nombreuses années), j’ai une envie folle de faire n’importe quoi. Boire comme un trou, faire n’importe quoi avec n’importe qui. Une bonne chose qu’il fasse froid, je n’ai pas le courage de prendre ma moto. Mon nombril m’indique que je me fais chier. Et ça m’ennuie car je ne devrais pas penser beaucoup à moi en ce moment.