Ce blog se ferme.
5 ans plus tôt, j'avais fermé celui du père divorcé.
La recomposition est fnie depuis quelques mois, notre liaison depuis plus d'une semaine, ce blog n'a plus lieu d'être.
Mais, comme je suis encore vivant, il va continuer sous un autre nom. L'intégralité des articles publiés ici est reprise.
Donc, toujours "père" mais maintenant "célibataire"...
Finie la recomposition familiale. Nouveau statut : père "à mi-temps" vivant seul.
lundi 24 octobre 2011
samedi 15 octobre 2011
Soon
Elle est maintenant en contrat 3... elle voulait partir mais a décidé de rester un mois supplémentaire. Pas vraiment de changement détecté dans son état (impossible à cerner, elle travestit beaucoup...) mais c'est sans doute un peu tôt. Je l'ai vue (contrat 3 le permet) mardi et sa mère mercredi. Elle a écrit une longue lettre sur notre relation. Elle me donne l'image de la perfection, regrette notre famille et la période à laquelle je vivais seul avec les enfants, après le divorce.
D'ailleurs, concernant ce point, je suis officiellement célibataire depuis jeudi soir. C'est mieux ainsi. Comme c'est d'un commun accord, ce n'est pas un problème. Alors si vous connaissez qqn qui est seule et... !! Faut bien rire, non ?
D'ailleurs, concernant ce point, je suis officiellement célibataire depuis jeudi soir. C'est mieux ainsi. Comme c'est d'un commun accord, ce n'est pas un problème. Alors si vous connaissez qqn qui est seule et... !! Faut bien rire, non ?
lundi 26 septembre 2011
rien
Nous avons pu envoyer une lettre samedi. Elle passe en contrat "2". L'isolement n'était pas une bonne chose pour elle. Elle peut nous écrire une lettre si elle veut.
Un paquet par jour environ et des gélules bleues et blanches.
P.S. : Merci pour vos messages.
Un paquet par jour environ et des gélules bleues et blanches.
P.S. : Merci pour vos messages.
dimanche 4 septembre 2011
Centre
Grande majeure va aller pendant 4 mois dans un centre. Il y a 4 phases, 4 "contrats". Pendant le premier, elle sera isolée. Pas de visite, pas de sortie, pas de contacts avec les autres. "Tu vas en chier" à dit le psy.
- Il y aura des hauts et des bas. Au début tu ne verras que le personnel soignant. 2 à 5 heures par jour. Et puis petit à petit tu verras les autres, tu auras des visites. Tu pourras prendre ton ordinateur - sans wifi - et à la fin ton téléphone. Dans 4 mois tu seras guérie à 10%. Ensuite, il faudra une psychothérapie. Tu reviendras 1 fois par mois, puis tous les deux mois, puis tous les 4 mois. Si tu ne vas pas bien, on te garde. Le temps qu'il faudra.
- ...
- Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Tu viens dans ma clinique ?
Le cendrier du psychiatre était plein (comme le mien l'est chaque jour depuis que nous sommes passés aux urgences). Il a la voix d'un gros fumeur, un ton direct. Il noircit une feuille de symboles, de lettres ou de mots quand il parle.
Ma fille était entre nous, ses parents, dans son cabinet, à la clinique. On pourrait croire à un hôtel particulier caché derrière son mur et ses arbres de l'extérieur s'il n'y avait cette croix rouge au dessus de la porte.
Elle avait un sourire timide ou gêné ou les deux sur les lèvres. Elle a parlé. Et puis elle a répondu à la question.
- ... Oui...
Nous avons acheté aujourd'hui des pinceaux, des toiles, de la peinture, une palette, des livres. J'ai voulu.
Mardi elle y va.
- Il y aura des hauts et des bas. Au début tu ne verras que le personnel soignant. 2 à 5 heures par jour. Et puis petit à petit tu verras les autres, tu auras des visites. Tu pourras prendre ton ordinateur - sans wifi - et à la fin ton téléphone. Dans 4 mois tu seras guérie à 10%. Ensuite, il faudra une psychothérapie. Tu reviendras 1 fois par mois, puis tous les deux mois, puis tous les 4 mois. Si tu ne vas pas bien, on te garde. Le temps qu'il faudra.
- ...
- Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Tu viens dans ma clinique ?
Le cendrier du psychiatre était plein (comme le mien l'est chaque jour depuis que nous sommes passés aux urgences). Il a la voix d'un gros fumeur, un ton direct. Il noircit une feuille de symboles, de lettres ou de mots quand il parle.
Ma fille était entre nous, ses parents, dans son cabinet, à la clinique. On pourrait croire à un hôtel particulier caché derrière son mur et ses arbres de l'extérieur s'il n'y avait cette croix rouge au dessus de la porte.
Elle avait un sourire timide ou gêné ou les deux sur les lèvres. Elle a parlé. Et puis elle a répondu à la question.
- ... Oui...
Nous avons acheté aujourd'hui des pinceaux, des toiles, de la peinture, une palette, des livres. J'ai voulu.
Mardi elle y va.
vendredi 26 août 2011
Petit moment de détente
Elle va mieux. Hier en fin d'après midi nous avons pu descendre au bas de l'hôpital où se trouve un relais papèterie et café. Pas facile avec les perfs et la bouteille d’oxygène. Nous avons acheté un livre, des magasines de jeux et une bouteille de jus de fruit. Nous avons commencé des mots fléchés dans le hall, sur un banc disponible. C’est impressionnant tout cet équipement qu’elle trimballe, le regard des visiteurs le prouve.
Si tout continue à s’améliorer de la sorte, elle pourra sortir la semaine prochaine. Il faudra continuer le traitement pour l’infection pulmonaire mais elle ne sera plus dans une chambre d’hôpital. Ensuite, ensuite c’est une autre histoire. Avançons jour après jour, c’est mieux ainsi.
P.S.: Merci pour vos témoignages, très sincèrement...
Si tout continue à s’améliorer de la sorte, elle pourra sortir la semaine prochaine. Il faudra continuer le traitement pour l’infection pulmonaire mais elle ne sera plus dans une chambre d’hôpital. Ensuite, ensuite c’est une autre histoire. Avançons jour après jour, c’est mieux ainsi.
P.S.: Merci pour vos témoignages, très sincèrement...
mercredi 24 août 2011
Mieux
Elle est sortie de réa cet après-midi. Elle est en pneumologie. Pleurésie. Mais elle est consciente, elle parle, s’alimente légèrement mais s’alimente, premier repas ce soir. C’est tellement bon de la retrouver. Elle regrette, elle a mal. Je l'aime tellement.
lundi 22 août 2011
La fièvre
Elle est toujours en réa mais a été extubée en fin d'après-midi. Elle est très faible, a réussi à dire quelques mots. Elle n'est pas vraiment réveillée. Elle a mal. Une grosse préoccupation est sa fièvre sans doute due à une infection pulmonaire - vomissements pendant son coma certainement - qui baisse à peine avec le paracétamol. Elle "répond mal" à ce traitement. Il faut 5 à 8 jours pour une culture qui permette de cibler avec le bon antibiotique l'origine de l'infection. C'est long. La voir extubée est un soulagement. Voir sa fièvre qui baisse à peine puis remonte à 39,5° est une angoisse. Sa soeur cadette veut rentrer. Ma fille, nous t'aimons tellement...
dimanche 21 août 2011
Elle nest pas partie
Quand je suis allé la chercher pour aller à la gare, elle était inconsciente sur son lit. TS avec médicaments. Elle est en réa, intubée.
samedi 20 août 2011
A deux doigts...
...de la rupture.
Plusieurs discussions avec ma-dame. Chacun a déballé son sac. Et mes sorties entourées de filles (ce n’est pas moi qui choisis les participants), l’ont rendues jalouse en quelque sorte. Nous nous sommes avoués que nous avions voulu rompre et puis nous avons parlé. Nous ferons donc notre week-end en amoureux bientôt, elle essaiera dorénavant d’être plus communicative sur ses sentiments à mon égard, je recommencerai à m’intéresser réellement à elle et sa vie - j’avais pris mes distances et étais froid comme elle me semblait l’être - et ne m’engagerai pas dans des sorties que nous pourrions faire ensemble ou qui serait difficile à supporter pour un « conjoint ». Je résume. Elle m'a montré son "émotion", j'ai expliqué mes attentes et reconnu mes erreurs ou incohérences.
Grande majeure va partir garder des enfants pour une semaine tout à l’heure. De longues discussions, des craintes, des changements d’avis mais elle s’est engagée, elle doit le faire. Elle en a convenu. Sa sœur cadette l’a appelé pour la motiver, la féliciter car c’est un « pas vers l’inconnu » qu’elle tente.
Ces deux la sont proches. Ils sont tous proches les uns des autres à leur façon. Le fiston est un garçon plus secret. Tous sont préoccupés par leur grande sœur. C’est très déstabilisant pour eux. Pauvres petits chéris. La séparation, l’état psychologique de leur sœur les a soumis à rudes épreuves.
Encore deux jours avant de retourner entièrement dans la tourmente annuelle… la barbe !
Plusieurs discussions avec ma-dame. Chacun a déballé son sac. Et mes sorties entourées de filles (ce n’est pas moi qui choisis les participants), l’ont rendues jalouse en quelque sorte. Nous nous sommes avoués que nous avions voulu rompre et puis nous avons parlé. Nous ferons donc notre week-end en amoureux bientôt, elle essaiera dorénavant d’être plus communicative sur ses sentiments à mon égard, je recommencerai à m’intéresser réellement à elle et sa vie - j’avais pris mes distances et étais froid comme elle me semblait l’être - et ne m’engagerai pas dans des sorties que nous pourrions faire ensemble ou qui serait difficile à supporter pour un « conjoint ». Je résume. Elle m'a montré son "émotion", j'ai expliqué mes attentes et reconnu mes erreurs ou incohérences.
Grande majeure va partir garder des enfants pour une semaine tout à l’heure. De longues discussions, des craintes, des changements d’avis mais elle s’est engagée, elle doit le faire. Elle en a convenu. Sa sœur cadette l’a appelé pour la motiver, la féliciter car c’est un « pas vers l’inconnu » qu’elle tente.
Ces deux la sont proches. Ils sont tous proches les uns des autres à leur façon. Le fiston est un garçon plus secret. Tous sont préoccupés par leur grande sœur. C’est très déstabilisant pour eux. Pauvres petits chéris. La séparation, l’état psychologique de leur sœur les a soumis à rudes épreuves.
Encore deux jours avant de retourner entièrement dans la tourmente annuelle… la barbe !
mardi 16 août 2011
Terminus
Le train des vacances arrive à destination finale. On en débarque avec tout un bazar d’images, d’odeurs, d’impressions, de pensées, de futurs souvenirs…
Pas assez de temps avec mes enfants. Je n’ai jamais passé aussi peu de temps avec eux depuis « la séparation ». Ils grandissent. Notre semaine à l’ouest à côté de mes ex-beaux parents, belles sœurs et beaux frères était certes agréable, mais elle ne nous a pas permis de nous retrouver père et enfants seuls. Les enfants en ont-ils soufferts ? Je ne pense pas. La présence des cousins et cousines les a contentée largement. C’est bien normal. Je devais être pareil au même âge. C’est avec plaisir que j’ai revu mon ex belle famille. Des gens biens. Ma famille même si sur le papier il en est différemment.
Je me souviens de la brume sur l’océan le matin très tôt, de la fraicheur de l’eau, des bonbons et gâteaux dont nous avons abusés, de la chasse aux « bêtes » dans la location, de ce ciel qui change plus vite qu’on ne peut le décrire, de notre retour vers le nid temporaire une nuit, à pied, sous la pluie, le long du port et de la plage.
Mais que la route est longue, près de 900 km. Et le ménage en partant. Que de contraintes pour une modeste semaine.
Et puis, la semaine suivante, il y eut les retrouvailles, 22 ans plus tard. Mon amie, ma chère amie, celle qui vient d’un temps ou ma mère était encore de ce monde, d’un temps où j’avais l’âge de mon fils et essayais d’apprendre la langue de Shakespeare en embrassant les suédoises et les françaises (les progrès furent minces pour l’apprentissage de la langue avec ces dernières… je parle de la pratique de la langue locale, pas des mouvements de l'organe sensoriel…). Nous avons vieillis, pris des rides et des coups, mais nous retrouver dans cette vieille ferme, identique à peu de choses près à ce qu’elle était 30 ans plus tôt – 30 ans ! –était une parenthèse dans le temps, il était comme suspendu. Le ciel, le mouvement des feuilles, les pierres, c’étaient comme un rêve. Un songe les yeux ouverts. Et puis cette semaine s’est terminée aussi. Adieu scolopendres et scorpions, vous je vous avais oublié mais je ne vous regrette pas !
J’ai voulu les adieux très courts, brefs, presque impolis. C’était mieux ainsi.
Et puis d’autres choses. Une autre fois sans doute, je raconterai.
Pas assez de temps avec mes enfants. Je n’ai jamais passé aussi peu de temps avec eux depuis « la séparation ». Ils grandissent. Notre semaine à l’ouest à côté de mes ex-beaux parents, belles sœurs et beaux frères était certes agréable, mais elle ne nous a pas permis de nous retrouver père et enfants seuls. Les enfants en ont-ils soufferts ? Je ne pense pas. La présence des cousins et cousines les a contentée largement. C’est bien normal. Je devais être pareil au même âge. C’est avec plaisir que j’ai revu mon ex belle famille. Des gens biens. Ma famille même si sur le papier il en est différemment.
Je me souviens de la brume sur l’océan le matin très tôt, de la fraicheur de l’eau, des bonbons et gâteaux dont nous avons abusés, de la chasse aux « bêtes » dans la location, de ce ciel qui change plus vite qu’on ne peut le décrire, de notre retour vers le nid temporaire une nuit, à pied, sous la pluie, le long du port et de la plage.
Mais que la route est longue, près de 900 km. Et le ménage en partant. Que de contraintes pour une modeste semaine.
Et puis, la semaine suivante, il y eut les retrouvailles, 22 ans plus tard. Mon amie, ma chère amie, celle qui vient d’un temps ou ma mère était encore de ce monde, d’un temps où j’avais l’âge de mon fils et essayais d’apprendre la langue de Shakespeare en embrassant les suédoises et les françaises (les progrès furent minces pour l’apprentissage de la langue avec ces dernières… je parle de la pratique de la langue locale, pas des mouvements de l'organe sensoriel…). Nous avons vieillis, pris des rides et des coups, mais nous retrouver dans cette vieille ferme, identique à peu de choses près à ce qu’elle était 30 ans plus tôt – 30 ans ! –était une parenthèse dans le temps, il était comme suspendu. Le ciel, le mouvement des feuilles, les pierres, c’étaient comme un rêve. Un songe les yeux ouverts. Et puis cette semaine s’est terminée aussi. Adieu scolopendres et scorpions, vous je vous avais oublié mais je ne vous regrette pas !
J’ai voulu les adieux très courts, brefs, presque impolis. C’était mieux ainsi.
Et puis d’autres choses. Une autre fois sans doute, je raconterai.
lundi 8 août 2011
Ciel bas
Je « repars » tout à l’heure. Je vais passer quelques jours chez une amie. Une de ses camarades sera elle aussi là avec 2 de ses filles. La mienne, qui devait initialement m’accompagner, restera finalement chez sa mère. Elle y verra son parrain. Elle s’ennuiera moins qu’avec moi. Les prochains jours seront calmes. La proposition vient de moi après discussion sincère avec la demoiselle.
Je prends mon bazar – une guitare, de quoi dessiner – et ce sera une chance si je n’oublie rien car… rien n’est prêt. Je trimballe mes béquilles en quelque sorte.
Mes états d’âmes me fatiguent. Ce spleen d’enfant gâté est à la limite de l’indécence. Et c’est bien pour cela que ce blog existe aussi. Je crois que j’aurais honte d’étaler ainsi mon ennui et mes lamentations lors de conversations. Ici, je n’impose rien. Celui qui passe le fait de son plein gré. Ce constat de « je n’ai pas à me plaindre mais je le fais » m’est désagréable.
Et c’est très amusant - c’est une expression - car je refoule une idée. Du moins je le « sens ». Curieuse mécanique cérébrale qui fait que l’on ne veut pas écouter la conclusion d’un raisonnement que nous avons conduit presque « indépendamment » de notre volonté, je veux dire par là sans l’avoir voulu de façon consciente. Je sais cette idée « derrière la porte » mais je ne veux pas « ouvrir la porte ». Et cette hyperactivité sociale – parler avec n’importe qui, croiser du monde – est une substitution. Dangereuse car elle est dans un domaine trop proche de la cause du mal-être. Combler un manque affectif en croisant beaucoup de monde est un peu dangereux. Une image stupide serait d’étaler des bouteilles pleines devant un alcoolique en sevrage… C’est jouer avec le feu. L’image vaut se qu’elle vaut.
Mais les vacances seront bientôt finies. Aucune envie de cela, j’en éprouverais presque une crainte, car je n’attends rien de véritablement positif de cette rentrée. J’imagine des jours gris et la présence lancinante de mes questionnements stériles.
Je vais aller me raser – au sens propre cette fois – car avec cette barbe de plus d’une semaine, je vais faire peur aux enfants !
vendredi 5 août 2011
Echo
C’est tout de même une drôle d’impression de solitude. J’ai hâte de rentrer. Cela ne changera pas grand-chose mais je pourrai travestir mon ennui avec des sorties.
Cette impression de solitude est obsédante. Je voudrais des messages, des signes à donner et recevoir, de l’affection à échanger sous forme électronique quand la distance est trop grande. Je voudrais parler de « nous deux » avec l’autre. Cette grisaille n’arrange rien.
Déjà une semaine de vacances écoulée. Je devrais être heureux, content de partager des moments avec mes enfants, de ne pas avoir à aller au bureau, de pouvoir laisser les messages s’accumuler sur ma messagerie pro sans y répondre. Cet un exercice à priori trop difficile. Cette sensation de vide est réellement obsédante.
Pourtant, je n’ai pas l’intention de quitter ma-dame. Je souffre de son manque d’expansion. Comment peut-on ne pas vouloir changer une situation qui vous fait souffrir ? Cela dépasse mon côté rationnel. Alors je me pose des questions, toujours les mêmes. Par exemple, est-ce l’amour ou la peur de me retrouver vraiment seul qui me fait accepter la situation ?
Je crois que c’est assez compliqué car une personne est aussi liée à un environnement. Il y a des personnes, des lieux qui font partie de ce que l’on partage avec elle. Généralement, lors d’une rupture, on perd la personne et un pan plus ou moins important de notre vie. On perd des amis, sa famille, les lieux auxquels elle est associée.
Je n’ai pas la réponse. Je vois juste le temps qui passe, la fin des vacances, de ce moment que j’imaginais être un répit, arriver et je réalise qu’il me faut du bruit et des activités comme des écrans de fumée pour ne pas sentir cet isolement.
mercredi 3 août 2011
Océan
Curieuse relation que celle que nous avons avec ma-dame. Nous ne passerons pas nos vacances ensemble, pas un seul jour. Pourtant, je lui reste fidèle même si je dois parfois me ressaisir.
Je suis en vacances au bord de l’océan avec trois de mes enfants. Finalement le fiston est avec moi, ou presque… Il a troqué sa place contre celle d’une de ses cousines qui a l’âge de ma plus jeune fille pour rester avec ses cousins. C’est humain…
Je suis donc entouré de grande-majeure, miss ado chipie et de sa cousine.
L’océan est frais, très frais, mais comme j’aime nager, je prends sur moi ! Nager est un régal, même si l’eau froide donne des crampes.
J’avais sympathisé avec une femme du site de sortie que je fréquente. Je l’ai peut-être mentionné mais ma-dame n’aime pas la moto et je souhaite trouver une passagère occasionnelle. Nous avons échangé des messages via le site, puis des sms. Et puis, grosse déconvenue ! Elle pensait que j’étais célibataire… J’aurais pu mentir, mais je ne l’ai pas fait. Je reste convaincu que c’est mieux ainsi même si du coup, nos échanges ont cessé.
Un jour je serai malhonnête, pour voir… J’entends déjà les commentaires…
A part ça ?
mardi 26 juillet 2011
Mon père est à la maison. Je suis allé le chercher samedi à contre courant et contre temps des départs et retours. Très bien roulé, 8h30 de voiture pour 860 km, sans fatigue. La musique à tue tête à l’aller.
Je l’ai trouvé amaigri mon petit papa. Pourtant il semble manger correctement car il prend ses repas à l’extérieur à midi.
Mes deux grandes majeures sont venues pour rester avec nous. Nous sommes mêmes aller au restaurant dimanche soir avec ma-dame. Tout c’est bien passé, pas de scandales, pas de cris, pas de remarques désobligeantes. Nous avons un petit bout de passé commun.
Grande majeure va faire son master sur la côte méditerranéenne. J’en fais des insomnies. Il sera impossible de passer la voir ou la chercher en cas de coup de blues.
Il faut voir le côté positif, elle fait quelque chose, va se poser dans un coin agréable (si l’on aime le soleil et la mer).
Il faudra apprendre à donc vivre avec cette boule au ventre et ne pas l’envahir et s’inquiéter pour rien. Illusoire.
Je redépose mon père samedi. Grande majeure sera avec moi. Ensuite, nous continuerons à rouler vers l’ouest, jusqu’à l’océan.
Libellés :
Envol du nid,
Etats d'âme,
Mon père
dimanche 17 juillet 2011
"ça file un coup"
Hier, j'ai déposé la plus jeune près de la piscine, elle allait dire au revoir à son petit copain avant de partir en vacances avec sa mère...
Avant cela, j'avais déposé le fils chez sa copine... pour lui dire au revoir aussi.
Quand je suis rentré tout seul... je me suis dit que le temps passe vraiment trop vite !!
Premiers émois pour la dernière, premiers amours pour le fiston !
Je me souhaite une bonne nuit... !
Avant cela, j'avais déposé le fils chez sa copine... pour lui dire au revoir aussi.
Quand je suis rentré tout seul... je me suis dit que le temps passe vraiment trop vite !!
Premiers émois pour la dernière, premiers amours pour le fiston !
Je me souhaite une bonne nuit... !
dimanche 10 juillet 2011
Du rythme
Non pas une vie de patachon.
Mardi soir dernier, sortie avec des gens que je ne connaissais. Petit groupe sympathique de 8 personnes, nous avons pris un verre et mangé ensemble. Dans le groupe, une femme que j’avais croisé sur M..tic il y a quelques années. Amusant. A peine 5 heures de sommeil mais ce fait du bien.
Jeudi soir, pot surprise chez un collègue parti en retraite il y a peu.
Vendredi soir, concert avec une amie et une de ses copines. Nous sommes rentrés vers 4h du matin, je suis arrivé chez moi à 11h00… Le temps de prendre une douche manger, faire quelques courses, préparer une salade et dormir une heure, je suis reparti – avec ma salade – à un repas où je ne connaissais qu’une personne sur 8.
Demain, repas chez les parents de ma-dame (repas dit « de famille »). Le soir, je vais me faire une soirée seul tranquille.
Lundi, sans doute une autre sortie, si j'ai le courage de l'organiser !
Pas une vie de patachon mais une vie bien remplie en ce moment…
Mes enfants ? Ils vont bien. Je les croise.
mardi 28 juin 2011
Nouvelle vie ? Non, regain d'énergie.
Samedi midi, je me suis fait inviter chez un couple d’amis dans le mari est motard (entre autres).
Samedi soir, nous nous sommes retrouvés avec Ma-dame chez un autre couple – que je ne connaissais pas, des amis à elle – pour un apéritif. Nous sommes ensuite allés au restaurant à 22h. C’est un exploit ici d’être servi à cette heure…
Dimanche midi, pique-nique avec un autre couple d’amis puis bateau à moteur sur un lac pas trop loin d’ici. Se baigner dans l’eau fraîche était un réel plaisir.
Le soir, j’ai proposé de faire des spaghettis bolognaises pour tout le monde. Mais comme je n’avais pas assez de viande, j’ai mis du thon, et du curry, et des olives, et de l’ail, et…. Et tout est parti !
Je me suis aussi inscrit dans 2 sites de rencontres. Pas plan Q, rencontres amicales, sorties….
samedi 25 juin 2011
Me botter le c....tout seul. Mais était-ce vraiment seul ?
Il y a dans la vie des situations qui vous poussent, parfois, à reconsidérer vos choix, votre existence. Vous êtes prêts à abandonner vos principes, ou certains d'entre eux. Et puis quelqu'un vous dit quelque chose et tout à coup vous réalisez que vous alliez tout balayer d'un revers de la main, sans vouloir vous en rendre compte, en occultant la réalité.
A l'approche de la cinquantaine - un cap qui se dessine de plus en plus précisément - j'ai du mal à ne pas me dire que l'on a qu'une vie et que la mienne m'ennuie en ce moment. Du coup... Du coup je suis prêt à quelques arrangements avec ma conscience. Ou bien "j'étais" prêt.
Je vais tenter de reprendre ma vie en main et pas aux dépens des autres.
Je n'arrive plus à créer, ça me désole. Pinceaux, crayons et instruments restent inutilisés. Seule ma moto attire ma compagnie. Car elle est dangereuse, c'est évident.
Je vais me forcer à sortir et aller vers les autres, simplement, sans but précis. Le bruit, la fumée, les mots, les gens vont remplir le vide que j'ai placé tout autour de moi.
Pas grand chose à voir avec le rôle de père mais après tout, mes états d'âme font partie de moi. Je ne suis pas que père. Je suis aussi salarié, ami (pour certains), amant, passant, automobiliste, motard, citoyen, contribuable, patient, intervenant...
Et comme chacune de ces "qualités" à une influence sur au moins une autre, tout peut être exposé sur ce blog. Logique non ?
mercredi 22 juin 2011
La gourmandise est un...
Il faut que j'explique que j'adore la frangipane et la crème patissière.
Alors en photo, c'est une tarte que je viens de "me" faire, rien que pour moi, pour moi tout seul, etc. Evidemment, il y a beaucoup de crème. Bon, et alors ?
Alors en photo, c'est une tarte que je viens de "me" faire, rien que pour moi, pour moi tout seul, etc. Evidemment, il y a beaucoup de crème. Bon, et alors ?
mardi 21 juin 2011
Il y a maintenant une piscine chez la mère des enfants. Une belle piscine.
Inutile de dire que ma maison n’a plus la cote auprès des deux ados. De plus tous les copains et copines – les fidèles, les vrais – vivent à proximité de cet autre domicile.
Vivre seul dans 200 m² environ est un peu ridicule. Le jardin ne sert à rien non plus. Mais je ne suis pas décidé à vendre. Il sera toujours temps si j’arrive à trouver un autre poste. Penser à inviter des amis pour briser l’isolement… Et puis non, plutôt sortir.
Ma jeune miss est maintenant complètement détachée de son « papa ». Il y a encore peu de temps, j’étais un Dieu vivant (c’est une image, pas un blasphème, je ne suis pas un Dieu, tout le monde le sait, même moi). J’ai retrouvé par hasard un mot du genre « Mon papa, le plus beau des papa, je t’aime ». Epoque révolue.
Il n’y a guère que grande-aînée qui me reste attachée. Pas forcément une bonne chose pour elle d’ailleurs. Je la reprends quand elle m’étudie trop. Je pense parfois à mon beau-père (ex-beau-père mais étant donné que c’est le seul que j’ai jamais eu, il garde cette qualité. Comme un ministre « reste » ministre) et à sa fille aînée. Je me souviens d’elle le surveillant, l’étudiant, le jugeant sans cesse. Un peu comme une seconde épouse ou comme une mère. Plus une mère d’ailleurs.
Avec le fils, la lutte est ouverte. Le jeune mâle veut se mesurer au vieux mâle. Mais le vieux va résister.
La cadette a toujours été indépendante. Elle se débrouille, avance. Se fait peur mais avance. Elle a du souffrir de sa position dans la fratrie, elle en garde l’attitude de celui – celle – qui veut prouver, se prouver, qu’elle n’est pas « la deuxième » en tout. Elle l’a largement prouvé et elle continue à tracer sa route seule, c'est-à-dire sans aide (si l'on ne tient pas compte de l'aide financière de maman et papa... tout reste donc relatif). Seule mais pas isolée.
« Alors commença le passé » dit la chanson. Pas encore tout à fait mais les pages tournent vite en ce moment.
Les vacances, j’en rêve. Je voudrais la mer pour y nager et le soleil même si je m’en protège.
Mon programme actuel ne m’enchante pas, il y manque une mer à température acceptable.
Inutile de dire que ma maison n’a plus la cote auprès des deux ados. De plus tous les copains et copines – les fidèles, les vrais – vivent à proximité de cet autre domicile.
Vivre seul dans 200 m² environ est un peu ridicule. Le jardin ne sert à rien non plus. Mais je ne suis pas décidé à vendre. Il sera toujours temps si j’arrive à trouver un autre poste. Penser à inviter des amis pour briser l’isolement… Et puis non, plutôt sortir.
Ma jeune miss est maintenant complètement détachée de son « papa ». Il y a encore peu de temps, j’étais un Dieu vivant (c’est une image, pas un blasphème, je ne suis pas un Dieu, tout le monde le sait, même moi). J’ai retrouvé par hasard un mot du genre « Mon papa, le plus beau des papa, je t’aime ». Epoque révolue.
Il n’y a guère que grande-aînée qui me reste attachée. Pas forcément une bonne chose pour elle d’ailleurs. Je la reprends quand elle m’étudie trop. Je pense parfois à mon beau-père (ex-beau-père mais étant donné que c’est le seul que j’ai jamais eu, il garde cette qualité. Comme un ministre « reste » ministre) et à sa fille aînée. Je me souviens d’elle le surveillant, l’étudiant, le jugeant sans cesse. Un peu comme une seconde épouse ou comme une mère. Plus une mère d’ailleurs.
Avec le fils, la lutte est ouverte. Le jeune mâle veut se mesurer au vieux mâle. Mais le vieux va résister.
La cadette a toujours été indépendante. Elle se débrouille, avance. Se fait peur mais avance. Elle a du souffrir de sa position dans la fratrie, elle en garde l’attitude de celui – celle – qui veut prouver, se prouver, qu’elle n’est pas « la deuxième » en tout. Elle l’a largement prouvé et elle continue à tracer sa route seule, c'est-à-dire sans aide (si l'on ne tient pas compte de l'aide financière de maman et papa... tout reste donc relatif). Seule mais pas isolée.
« Alors commença le passé » dit la chanson. Pas encore tout à fait mais les pages tournent vite en ce moment.
Les vacances, j’en rêve. Je voudrais la mer pour y nager et le soleil même si je m’en protège.
Mon programme actuel ne m’enchante pas, il y manque une mer à température acceptable.
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